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Si votre saint Claude est le saint Claude qui a donné le nom de la ville du Jura, ce serait un Évêque de Besançon + 699. D’abord militaire, il embrassa la vie monastique à Condat dans le Jura avant d’être élu évêque de Besançon. Mais dès qu’il le put, il résilia cette charge pour rejoindre la solitude.

Je vais essayer de résister à la tentation d’abandonner la vie épiscopale car je rêverai d’être votre curé à Val des près ! C’est magnifique, c’est merveilleux. Loué soit le Seigneur pour la beauté de votre vallée.

Tentation repoussée, quel est le sens de fêter un saint évêque. C’est me semble-t-il rendre grâce pour notre église basée sur la succession apostolique. Depuis st Pierre et les 12 apôtres, sans interruption, les évêques ont ordonnés des successeurs. Et par les apôtres, et bien c’est à Jésus qu’on remonte, puisque c’est lui qui a choisi et institué le groupe des 12 apôtres.

Alors nous élargissons notre action de grâce, notre merci à Dieu, pour ces générations de chrétiens qui se sont succédés sur cette magnifique vallée et qui ont maintenu vive la foi.

Le challenge vous revient maintenant ! La tâche est difficile dans notre société abreuvée par la technologie et les biens de consommation et qui semble n’avoir plus besoin de Dieu et s’en passer très bien. Quoique, pas si bien que cela, quand on voit partir à la guerre nos soldats du 4ème chasseur de Gap.

Dans un petit livret tout récent signé du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France intitulé «qu’est-ce que l’homme ?», il relève que « l’oubli de Dieu, l’estompement de la conscience de l’éternité dans le cœur de l’homme entraîne l’effacement de la dignité humaine. Le drame de l’humanisme athée qui a ravagé le XXe siècle a vu, dans des proportions jusqu’alors inégalées dans l’histoire, la mort de l’innocent.»

 

Alors, Saint Paul écrit une lettre merveilleuse déjà pour encourager les habitants de Corinthe en Grèce.

SP : «Frères, l’amour du Christ nous saisit

quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,

et qu’ainsi tous ont passé par la mort.»

>>> Voilà la grande annonce des chrétiens : Jésus est mort pour toi. Il t’a aimé jusqu’à donner sa vie pour toi. As-tu expérimenté, fait l’expérience de son amour infini ?

SP : «Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.»

>>> Voilà la grande invitation de toute la morale chrétienne, ne plus être centré sur nous, mais sur le don de nous même à Dieu et aux autres. C’est ce don de nous même sui nous rend heureux. Etre heureux disait Raoul Follereau, c’est rendre les autres heureux. Regarder un bon film seul, ce n’est pas une plénitude, le regarder à plusieurs, si.

Le texte des évêques «qu’est-ce que l’homme ?» rappelle cette parole de st Augustin  «Tu nous as fait pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi » (saint Augustin, Confessions I, I, 1). Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance pour l’unir à lui dans l’Amour qui est la vie éternelle. L’homme n’est pas fait pour se contenter de cette vie-ci, il est appelé à plus grand, en vivant dès maintenant l’amour. Plus radicalement encore, l’homme ne trouve pas sa fin en lui-même, il est appelé à se donner aux autres et à Dieu pour s’accomplir.»

SP : «Désormais nous ne regardons plus personne

d’une manière simplement humaine.»

>>> En effet, chaque être humain, riche, pauvre, migrant, chômeur, malade, a du prix aux yeux de Dieu. Le prix de l’amour de Jésus. Le prix de la mort de Jésus, et de sa Résurrection. Chaque personne est capax dei, capable de Dieu.

Réduire l’homme à ses dimensions terrestre, en oubliant sa vocation à l’éternité, aboutit en réalité à diminuer l’homme, et même; comme disent les évêques du Conseil Permanent de l’Episcopat , cette réduction «sacrifie les plus fragiles sur l’autel d’une prétendue modernité. (Au contraire) Nous proclamons, à temps et à contre temps, la dignité inaliénable de toute vie humaine en ce monde. Jésus, le Fils de Dieu fait homme, est l’amour divin déployé dans la vulnérabilité de la chair. Une société est vraiment humaine quand elle se fait gardienne du plus petit des êtres.»

 

SP : «Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ,

et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.»

>>> Voilà la mission du chrétien dans le monde, être un homme de réconciliation, de paix. De paix avec soi-même, avec la nature, avec ses frères et soeurs….

Et SP insiste sur cette mission : «Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ,

laissez-vous réconcilier avec Dieu.»

>>> Notre mission de chrétien est belle, est grande.

Elle demande une fermeté de notre réponse de foi. Comme demande Jésus dans l’évangile : «Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

Que notre acte de foi soit un Oui pour toute notre vie, qui engage tous les aspects de notre vie. Alors avec le psalmiste, nous pouvons chanter : «Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! »

Amen !