Installation du Père Jean-Pierre Mollon comme curé pour le Laragnais : “Le changement, c’est maintenant !”
  • Post published:3 octobre 2012

Après avoir dit au revoir au père Waldemar Patulski, leur curé pendant six ans, les communautés du Laragnais se sont à nouveau rassemblées, mais cette fois-ci pour célébrer l’arrivée de leur nouveau curé. La célébration s’est déroulée dans l’après-midi pour permettre au plus grand nombre de prêtres du doyenné, et aussi du diocèse, d’être présents. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri présidait cette installation du père Jean-Pierre Mollon comme curé de Laragne, Lazer, Antonaves, Upaix, Le Poët, Ribiers, Barret-sur-Méouge, Saint-Pierre-Avez et Salérans.

Ci-dessous quelques photos et un extrait de l’homélie sur “Le changement, c’est maintenant !”
[flagallery gid=25 name=”Laragne”]

 

Extrait de l’homélie

de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri

 

“Le changement, c’est maintenant !”

Sans doute raisonne encore dans vos oreilles le slogan de campagne de François Hollande, notre nouveau président de la République : « le changement, c’est maintenant ! » Eh bien oui, pour vous aussi, le changement c’est maintenant puisque je suis parmi vous cet après-midi pour « installer » c’est le terme, votre nouveau pasteur, l’abbé Jean-Pierre Mollon, pour les paroisses de Laragne, Lazer, Antonaves, Upaix, Le Poët, Ribiers, Barret-sur-Méouge, Saint-Pierre- Avez et Salérans. Changement pour lui, changement pour vous.

J’en profite pour faire une petite parenthèse, il ne vous aura pas échappé que j’ai dit « l’abbé » et non « le Père ». Certains préfèrent appeler un prêtre « abbé » et d’autres « Père ». Ce qu’ils ignorent souvent c’est que c’est la même chose. Le mot araméen « abba » signifie littéralement « père ». Pour s’adresser à leur père dans l’intimité, les enfants employaient ce mot qui exprimait à la fois un peu de l’intimité qui se dégage du terme « papa » et le respect que sous-entend l’usage du mot « père ». Alors, si certain préfère appeler un prêtre « Monsieur papa » plutôt que « Père », c’est tout à fait leur droit. Mais qu’ils sachent au moins ce qu’ils disent.

Mais revenons-en au changement, oui c’est un changement dans la vie d’une communauté que d’accueillir un nouveau pasteur. C’est aussi un changement dans la vie d’un prêtre. Changement parfois même plus douloureux pour lui que pour la communauté. Certes, le prêtre est l’homme de passage il n’empêche que l’abbé Mollon était très attaché aux habitants du secteur de La Grave et ce n’est pas sans peine qu’il a accepté de s’en éloigner à ma demande.

Vous savez comment s’appelle le changement pour un chrétien ? Il s’appelle la conversion. Se convertir c’est apprendre à changer, changer notre regard sur les autres et sur soi-même, changer certaines habitudes qui nous enferment dans la routine et nous sclérose. Changer de vie lorsqu’elle s’est égarée sur des chemins de traverse. C’est dans l’Eucharistie que nous puisons la force de la conversion et dans l’amour.

Je ne serais pas surpris que l’Abbé Mollon entende parfois des phrases du genre : « On n’a jamais fait comme ça ! » ou « Le père Machin ne faisait pas comme ça. » Il faut bannir ce genre de phrases qui sont stériles. La vie c’est le changement. C’est parce que le grain de blé planter sous la terre change qu’il portera un jour beaucoup de fruit.

 Il ne s’agit pas de renier le passé mais d’être ouvert au présent et à l’avenir en nous appuyant sur le passé. Lorsqu’on conduit une voiture il est vivement conseiller de regarder régulièrement derrière, dans le rétroviseur, mais il faut surtout regarder devant pour avancer vers la direction que l’on s’est fixée.

Aujourd’hui l’abbé Mollon vient vers vous le cœur habité par l’Espérance de ce que vous allez vivre et construire ensemble pour que l’Amour du Christ rayonne toujours davantage dans les cœurs. C’est vers vous qu’il est envoyé avec la mission confiée à tout pasteur, d’enseigner, de sanctifier et de conduire la communauté dont il a la charge. Cette mission, nous le savons bien, si l’abbé Mollon en est le responsable et l’animateur, il ne pourra la réaliser tout seul mais avec vous tous. Je vous demande de l’accueillir avec générosité, sans préjugés, sans jugement à l’emporte-pièce, tout simplement de l’accueillir en chrétien, en femmes et hommes de foi.

[…]