Je ne me suis pas dérobé
(Is 50, 5)

Depuis le dimanche des Rameaux, et il en sera de même le Vendredi saint, nous entendons des extraits du livre d’Isaïe appelés les poèmes du « Serviteur souffrant ». Les disciples, les premiers chrétiens ont puisé dans l’Ancien Testament – les Psaumes et les prophètes – des mots, des expressions pour interpréter les événements de la Passion de Jésus, ses souffrances, sa mort. Les événements horribles qui paraissent absurdes s’inscrivent alors dans une histoire, le dessein de salut, le plan d’amour de Dieu pour l’humanité. Le serviteur persécuté d’Isaïe, le juste souffrant des Psaumes, pour que les disciples, prennent le visage de Jésus mort et ressuscité.

Jésus n’a pas subi les événements. Il a porté lui-même sa croix, il a donné lui-même sa vie, il ne s’est pas dérobé, il n’a pas triché avec la condition humaine. Il a cru en celui qui est venu à son secours. Il est descendu jusque-là pour que tous ceux qui subissent le même sort, ceux qui souffrent, ne se sentent pas abandonnés par Dieu, qui est là, silencieux. Au moment où il est abreuvé de vinaigre, il crie : J’ai soif (Jn 19, 28). Il a soif de notre amour. Ce cri retentit encore aujourd’hui à nos oreilles et ne peut nous laisser indifférents.

Mgr Michel Santier

______________________

Méditation extraite du hors-série n° 27, Le compagnon de Carême, publié pour le Carême 2012 par la revue Magnificat.

Avec l’aimable autorisation de la revue Magnificat

  • Pour acquérir Le compagnon de Carême, cliquer ici : Le compagnon de Carême
    Vous y trouverez la Parole de Dieu du jour, des commentaires d’auteurs, des articles sur la liturgie, la liturgie des heures du dimanche.
  • Pour s’abonner à la revue Magnificat, cliquer ici : Magnificat
    Tous les jours, la revue mensuelle Magnificat propose les textes officiels de la messe, deux temps de prière (le matin et le soir) puisés dans le trésor de la liturgie des Heures, des textes de méditation extraits des Pères de l’Église, des écrits spirituels contemporains qui prolongent la prière et invitent à vivre la foi, des extraits du martyrologe romain (multiples visages de sainteté qui reflètent l’unique lumière qui nous éclaire), et chaque mois une œuvre d’art sacré commentée par un spécialiste.