L’âme du pécheur est un désert. Et dans ce désert, le Seigneur ne cesse de nous adresser la parole pour que l’on se convertisse et que l’on revienne à lui. Depuis le
jour où l’on commence à avoir l’usage de la raison, jusqu’à celui de notre sépulture, il ne cesse de nous appeler dans sa grande miséricorde. Alors que c’est lui l’offensé, c’est lui qui est
demandeur et qui invite : « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe… »

« Préparez le chemin du Seigneur ! » Il ne réclame rien de grand, rien de difficile, pas de cadeaux, pas de faveurs : c’est lui qui va nous en faire ; mais il nous appartient de nous y
préparer et de nous y disposer. Quelle perversité, quel aveuglement que de ne pas vouloir lui ouvrir et l’accueillir ! C’est assez, ne résistez pas ! Ôtez les pierres, les rochers et les épines
de vos chemins, ôtez les horribles péchés, les bagarres, les disputes, les haines… Nettoyez votre conscience avec le balai de la confession, lavez-la avec des larmes, décorez-la de bons désirs
et de bonnes pensées, parfumez-la de la bonne odeur de vos prières, offrez des jeûnes et des veilles en satisfaction de vos péchés, faites des aumônes aux indigents : voilà comment préparer le
trône de Dieu. Et si vous faites cela, sa Majesté daignera venir en vos cœurs et y demeurer.

Saint Thomas de Villeneuve (1488-1555), Sermon pour le 4e dimanche de l’Avent

L’auteur
Originaire de Castille, Thomas fréquente la célèbre université d’Alcala dès douze ans, avant d’y enseigner à son tour. Entré chez les ermites de Saint-Augustin à Salamanque, il en devient
provincial. Contemplatif avant tout, il n’en fut pas moins nommé par Charles-Quint à l’évêché de Valence malgré ses réticences, poste d’où il exercera une grande influence sur le concile de
Trente.

Source : www.paroisseetfamille.com

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