Enseignement du Père Jean-Marie Dezon pour le samedi 4 avril 2020.

6e journée : JOUR DU VIVANT, POUR NOTRE TERRE

Au terme de la longue marche du Carême, après avoir vécu et célébré les Jours Saints, la nuit et le jour de Pâques peuvent enfin retentir de nos vibrants Alléluia.

La liturgie de l’Église appelle tous les chrétiens à veiller dans la nuit, pour accueillir le Christ comme la lumière de nos vies et du monde, pour confesser la puissance de sa Résurrection, la gloire de son amour, pour nous ouvrir au Mystère et en témoigner par toute notre vie.

Durant la nuit pascale, c’est l’Évangile selon saint Matthieu qui est proclamé dans toute l’Église ; le jour de Pâques, c’est la Bonne Nouvelle selon saint Jean qui est proclamée.

Lisons, écoutons l’évangéliste Matthieu, au début du chapitre 28.

Il s’agit bien d’un ère nouvelle. Le « temps de la résurrection » se situe dans une semaine nouvelle, après le sabbat. Ce « premier jour qui commence », c’est le Jour du Seigneur que toute la Bible annonçait.

Les quatre évangélistes sont d’accord sur ce point : la première découverte de la Résurrection fut faite par des femmes.

Certes, personne n’a assisté à Jésus « ressuscitant ». L’Évangile, lui, est d’une extrême discrétion. L’événement est si « divin », si bouleversant, si hors nature, que Matthieu l’habille de toutes les images bibliques classiques pour traduire la venue du Jour du Seigneur : le tremblement de terre ; l’ange du Seigneur ; l’éclair ; le vêtement blanc ; etc..

L’Ange proclame le message pascal ! Signe traditionnel de l’intervention de Dieu, le « messager » montre que la résurrection de Jésus n’appartient pas d’abord à l’ordre des phénomènes visibles et imaginables.

La résurrection révèle qu’il n’y a pas de frontières, pas de limites, à la présence de Dieu avec les hommes. Et Matthieu terminera son Evangile par une apparition en Galilée précisément, où Jésus dira : Allez dans toutes les nations… je suis avec vous jusqu’à la fin des temps (Mat. 28,19-20).