La journée de rentrée de la catéchèse et du catéchuménat

Une quarantaine de personnes se sont retrouvées à Gap le lundi 26 septembre 2016 au centre diocésain pape François pour une journée sur le thème de l’Église. Trois éclairages étaient apportés :

  • – L’Église comme “personne”
    – La communauté, un mot phare du Directoire général de la catéchèse
    – L’Église, épouse du Christ.

Tout d’abord nous avons été invités à un temps de lectio divina, sur un texte des Actes des apôtres (Ac 2, 36-47). Lire, méditer, prier et contempler, en petits groupes, nous a permis de rentrer dans cette journée par la prière, nous donnant un autre regard.

l’Église comme personne

Le père Pierre Fournier nous a éclairés sur l’Église comme “personne” :

La bonne question est « qui est l’Église ? »1 plutôt que « qu’est-ce que l’Église ? » Elle est comme une personne : Dieu lui-même avec son peuple en marche vers le royaume (et pas seulement la société parfaite définie à la fin du XIXe siècle).

Elle commence avec Abraham, qui se met en marche. Nous sommes un peuple en marche. Cela est signifié à la procession de communion à la messe.

L’Église est comme Dieu lui-même, communauté de personnes. Un signe simple : la force du signe de la croix.

La communauté

Nous avons vu ensuite, dans le directoire général de la catéchèse, l’importance de la communauté chrétienne, qui est l’origine, le lieu et le but de la catéchèse. C’est toujours d’elle que naît l’annonce de l’évangile pour inviter les hommes et les femmes à se convertir et à suivre le Christ. (254)

Elle est reconnaissable et authentique quand elle est unie au Christ, qu’il existe un dialogue entre ses membres d’où peut jaillir un nous et quand elle consent à l’œuvre de l’Esprit Saint.

Le temps du repas, avec le partage des plats que chacun avait apporté, fut un beau moment de convivialité.

L’Église, épouse du Christ

En début d’après-midi, le père Éric Juretig, prêtre accompagnateur du service, nous a parlé de l’Église, épouse du Christ.

En nous présentant le temple de Jérusalem comme explication de la nature humaine, en nous faisant cheminer dans l’Ancien Testament puis dans le Nouveau (malheureusement à trop vive allure !), il nous a amenés à considérer l’Église comme épouse du Christ :

  • L’Église doit être considérée comme étant la fiancée de Christ dans son état terrestre, et l’épouse de Christ dans son état céleste
  • Puisque l’Église est l’épouse de Christ, qui ne voudrait être un membre de son Église ?
  • L’alliance s’accomplit parfaitement dans la miséricorde. L’Église arrive à sa plénitude quand Dieu lui pardonne.

Nous avons célébré ensemble l’Eucharistie, apportant, en bouquet, nos prières pour vivre cette année en souhaitant “Que l’Esprit Saint nous donne les mots justes, au bon moment, pour nous aider à annoncer la Parole de Jésus-Christ”.

Seigneur Jésus, nous contemplons cette Église que nous aimons :
avec ses limites et ses richesses, c’est notre mère.

C’est pourquoi nous la respectons,
tout en rêvant qu’elle soit toujours plus belle.

Aide-nous à construire une Église où il fait bon vivre,
où l’on peut respirer, dire ce que l’on pense. Une Église de liberté.

Qu’avec toi, Seigneur, nous sachions être une Église
qui accueille au lieu de juger,
qui pardonne sans vouloir condamner,
qui annonce plutôt que de dénoncer.
Une Église de miséricorde.

Dans cette Église ouverte, Esprit Saint,
tu nous donneras l’audace de faire du neuf.
Et puis, chacun pourra prier dans sa langue,
s’exprimer dans sa culture,
et exister avec son histoire.

Une Église dont le peuple dira
non pas « Voyez comme ils sont organisés »
mais : « Voyez comme ils s’aiment ».

Église dans les Hautes-Alpes, lève la tête et regarde :
Le Seigneur est avec toi.

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1. Titre d’une étude de Hans Urs von Balthasar publiée dans le recueil Sponsa Verbi (1961).