Journée Internationale de la Fraternité Humaine. Encore une fois le pape François est prophétique. 4 février 2021 homélie à Chorges

Texte de base de l’homélie (texte final en audio)

Le 4 février 2019, lors du voyage apostolique aux Émirats arabes unis, le pape François et le grand imam d’Al-Azhar ont signé le Document sur la Fraternité Humaine pour la Paix Mondiale et la Coexistence Commune, également connu sous le nom de Document sur la Fraternité Humaine. 

Le 21 décembre 2020, l’Assemblée Générale des Nations Unies a déclaré le 4 février Journée Internationale de la Fraternité Humaine (IDHF), qui sera célébrée comme chaque pays le juge approprié. 

Cette célébration répond à un appel clair que le pape François a adressé à toute l’humanité pour construire un présent de paix dans la rencontre avec l’autre.

Encore une fois, le pape François est prophétique. C’est l’heure de la Fraternité humaine, 

1/ au niveau international, et parenthèse d’actualité, pour les vaccins, les pays riches ne peuvent oublier les pays pauvres sinon le virus ne sera pas vaincu. 

2/ au niveau des relations entre les religions, parenthèse d’actualité : actuellement projet de loi sur la laïcité, qui passe d’une séparation des églises et de l’État à un contrôle répressif contre les religions.

FT 285 : « Lors de cette rencontre fraternelle, dont je garde un heureux souvenir, le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et moi-même avons déclaré « fermement que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. Ces malheurs sont le fruit de la déviation des enseignements religieux, de l’usage politique des religions et aussi des interprétations de groupes d’hommes de religion qui ont abusé – à certaines phases de l’histoire – de l’influence du sentiment religieux sur les cœurs des hommes. […] En effet, Dieu, le Tout- Puissant, n’a besoin d’être défendu par personne et ne veut pas que Son nom soit utilisé pour terroriser les gens ».

3/ au niveau de nos paroisses et de notre diocèse : la situation est trop grave pour continuer nos divisions.

Oui, le choix que nous devons faire est celui de la Fraternité humaine, au niveau international, entre les religions et dans nos paroisses, ce que le Pape Jean-Paul II appelait : la spiritualité de Communion.

L’auteur de l’épitre aux Hébreux averti : 

Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous, et vers les esprits des justes amenés à la perfection. Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle, et vers le sang de l’aspersion, son sang qui parle plus fort que celui d’Abel. C’est le sang de Jésus, versé pour l’unité du monde et son salut, qui nous jugera, chacun.

L’évangile nous dit aussi quelque chose de la juste attitude de Fraternité universelle dans la mission :

« Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Quand le message chrétien est refusé, nous ne forçons pas la porte, nous ne forçons pas la liberté de chacun, et la poussière qui restera, autrement dit le témoignage de la Fraternité humaine, portera du fruit, sera un témoignage.