La chronique de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri : Quand les bombes deviendront-elles des étoiles ?

Dans sa chronique du dimanche 4 janvier 2015, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri nous présente son conte de Noël : Quand les bombes deviendront-elles des étoiles ?

Les chroniques de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri sont également diffusées toutes les semaines :

• sur les ondes de RCF Alpes Provence
• sur le site internet du journal Le Point
• sur D!CI TV
• sur le site internet du sanctuaire Notre-Dame du Laus

et tous les mois sur KTO dans l’émission À la source.

Bonjour,

Dans un monde blessé, déchiré et meurtri par la vio­lence, comment accueillir l’espérance qui est donnée à Noël dans la fragilité d’un petit enfant ?

Voici une chronique un peu dif­férente de l’habitude. C’est un conte de Noël. Pas pour vous bien sûr, car il y a bien longtemps que vous ne lisez plus de conte… Non, il est pour vos enfants, vos neveux ou vos nièces.

Imaginez un enfant qui, au saut du lit, fait sa prière :

« Bonjour Jésus ! Tu sais, ce matin, ma prière ne sera pas celle de tous les jours. Je voudrais te raconter un rêve, mon rêve de cette nuit. Et à qui le raconter sinon à toi ? Les copains se moqueraient sûrement de moi. Mais toi, Jésus, tu m’aimes et me comprends.

Dans mon rêve, il faisait noir, très noir. C’était je crois en Israël. Tu te souviens ? Tu as choisi ce pays pour naître comme un homme.

Dans le ciel, il se passait quelque chose d’étonnant. Les étoiles éclataient en poudre de lumière. Et il y en avait tant que par moment dans le noir de la nuit on se croyait en plein jour.

La nuit où tu es né, les Rois mages avaient une étoile, une seule, pour les guider. Elle les conduisait au-dessus de la grotte, cette grotte que tes parents avaient choisie comme abri.

Mais dans mon rêve, les étoiles éclataient. C’était beau mais j’avais un peu peur.

D’habitude, les étoiles veillent dans le ciel. Elles baissent leurs paupières lorsque celui qui leur donne la lumière ouvre ses yeux de feu.

Allongé dans le sable, je voulais découvrir le mystère des étoiles qui éclatent… quand soudain, derrière moi, un bruit effroyable ! C’était un char, un monstre de fer crachant du feu tel un dragon !

Ah ! Je sais que les dragons n’existent pas, mais je sais aussi que les hommes savent inventer ce que toi, tu n’as pas créé !

C’était ce dragon qui lançait des étoiles. J’ai compris alors pourquoi elles éclataient. Ce n’était pas les tiennes, mais celles des hommes. Les tiennes veillent sur nous, et celles des hommes détruisent. L’étoile des rois mages annonçait la paix, et celles des hommes annoncent la guerre.

Mais voilà que soudain il y eut un grand silence. Les étoiles n’éclataient plus. Elles restaient fixes dans le ciel. Il y en avait… il y en avait… Et le dragon de fer s’était immobilisé.

Cet alors que je vis une immense armée se dirigeant dans la même direction. Les uns jetaient leurs armes, les autres abandonnaient leur dragon.

“– Eh ! où allez-vous ?

– Il paraît qu’une femme vient de mettre au monde un enfant, me dit l’un d’eux. Là-bas, dans la carcasse d’une voiture abandonnée. Nous allons voir, car il se passe quelque chose d’étrange : nos obus deviennent des étoiles, depuis que cet enfant est né.”

Dis, Jésus, cet enfant, dans la vieille voiture, est-ce que ce n’était pas toi ? Dis, Jésus, c’était toi, hein ?! »

À bientôt.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri Évêque de Gap et d’Embrun

Cet article a 8 commentaires

  1. Bonsoir Monseigneur

    merci beaucoup pour ce conte de NOÊL c’est si paisible de vous écoutez parlé cette histoire est Merveilleuse les étoiles brilleront toujours dans le ciel et aussi dans notre COEUR à jamais
    je vous envoie toute mon AMITIE

  2. BONJOUR,

    TOUS MES MEILLEURS VOEUX A TOUTES ET TOUS ! BON COURAGE POUR L’ESPOIR QUE VOUS NOUS APPORTEZ SURTOUT CES JOURS-CI.

    LE CONTE EST TRES JOLI.

    A BIENTOT. AMITIES.

  3. bonsoir! Monseigneur,

    A l’heure oû je vous écris il est évident,
    que les étoiles , les vrais brilleront au firmament!
    Dieu! que c’est beau! celà existe encore , un grand bonheur! de voire briller les lumières célestes, doux réconfort pour nous humains, grain de sable dans le désert.
    Votre beau conte , rêve..? oû réalité pour les bombes certe oui! triste réalité!
    Mais ! laissons la violence de coté,un instant!
    Et rêvons!
    L’avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves.
    Grand bravo! â vous .
    merci! de votre franc parlé.,et de votre grande gentillesse.en heureuse et fraternelle communion ensembles.
    Francine.

  4. Bravo Monseigneur pour ce beau conte. Mais il ne s’adresse pas qu’aux enfants. Il s’adresse aussi à nous.

  5. Bonsoir! Monseigneur,

    Belle et heureuse année!
    A vous, et à tous ceux qui vous sont chers.
    Que 2015
    Laisse émerger vos rêves les plus beaux et vous offre le meilleur pour aller plus haut et plus loin encore.

    Oui! Sainte laicité!

    Bien sûr! nos crèches aux marchés, nos Ave dans les bordels Pourquoi-pas!
    Après tout! puisqu’on en est à ce point,

    C’est franchement honteux! et le respect oû est-il?
    et notre Jésus que devient-il dans toute cette mascarade un objet quelquonque sans valeur!
    Mais oú allons-nous?
    et franchement à votre place ! moi aussi je me serais trouver au bord de la syncope,
    et on pourrait en dire long!
    mais il faut bien s’arrêter!
    Alors! Seigneur pardonne leurs! car il ne savent pas ce qu’ils font!
    et prions! que Dieu les rends plus lucides devant de tels agissements.
    Je vous dis à bientôt à Strasbourg dans deux semaines.
    ma pensée et ma prière vous acompagnent.
    amitiée!
    Francine.
    et bonne année à tous nos amis du diocèse.

  6. Merci infiniment, Mgr Di Falco !
    Je vous envoie un conte que j’ai écrit avant Noël, un conte ? !!!

    RÊVE DE NOËL POUR LE MONDE

    C’était la veille de Noël. L’hiver frappait fort. Les fenêtres des maisons, de l’extérieur, étaient gelées, jour et nuit. Les enfants ne jouaient plus dehors.

    Pour se protéger, les gens se rassemblaient, dans les maisons, fenêtres et portes closes, et s’approchaient de l’âtre frémissant de flammèches dorées et bienfaisantes.

    Le vent soufflait si fort qu’il entrait par la cheminée et sifflait tellement que les plus jeunes tremblaient et se blottissaient dans les bras de leurs parents, qui les rassuraient de leur voix chaude et aimante, chantant parfois un air du pays d’autrefois, quand, dans la grange d’à côté, les bœufs et les vaches meuglaient au son étourdissant du vent dans la forêt, claquant sec contre les vitres et les portes de la grange.

    Dans ce froid hivernal, soudain, petits et grands se levaient, couverts chaudement, et s’en allaient, main dans la main, jusqu’à l’église de leur village, située au sommet d’une colline, pour la messe, après la veillée de Noël. Ils s’en allaient, chantant à tue-tête, de leurs voix, haut perchées, des cantiques à la Vierge, comme à l’Enfant nouveau-né dont on fêtait la naissance, chaque année, l’Enfant – Dieu, pauvrement arrivé sur la terre et si dignement fêté par les bergers et les mages, venus L’adorer.

    Cette naissance envahissait le cœur et tout l’être des croyants, d’une joie ineffable, douce et immense.

    Et alors, en cette veillée de Noël, malgré le froid, les privations, la vie dure des montagnes, s’élevait harmonieusement, dans la clarté que donnait la Lumière, venue sur terre en Jésus, le plus beau chant de louange qu’il soit.

    Comme à Pâques, Jésus offrait encore au monde, paix, joie, bonheur indicible…

    Cela était un ravissement pour tous ceux qui vivaient ces instants magiques. Et sur toute la terre, le jour de Noël, était déclarée une trêve dans tous les combats guerriers de la planète qui sévissaient encore et faisaient de nombreuses victimes. Sang d’innocents versé, pour qui, pour quoi ? L’argent dominait la terre et la pourrissait. Le mal régnait en maître.

    Dieu, l’Amour, avait du mal à être et à avoir la première place, dans le cœur de chacun, comme si le fait d’aimer n’avait aucun sens.

    La vie n’était-elle pas pourtant, le fruit de l’Amour ? Devait-on la détruire ?

    Rien ne semblait apaiser vraiment les convoitises, les jalousies, les méchancetés…

    Rien ne semblait satisfaire le cœur de l’homme, assoiffé de désirs démoniaques et incertains. L’humanité perdait tout sens, tout équilibre et tout espoir.

    Cette année – là, où tout paraissait perdu, fou et mauvais, s’éleva donc, une fois de plus, un chant d’éternelle gratitude pour l’Enfant – Dieu.

    Et, de ce chant, de cette prière, de cette Poésie, le chant de l’homme devint si beau, si tendre, si palpitant, que, d’un coup, dans ce petit village, perdu au milieu des Cévennes ardéchoises, toute personne présente chercha à vivre Noël pleinement, au moins un jour, en faisant tout le bien qui lui était possible, gratuitement et sans effort.

    Les talents des uns et des autres permirent à tous, ainsi conjugués, à vivre dignement ces moments de fête, sans souffrance, malgré les maladies et les handicaps de certains villageois qui virent d’autres villageois venir les aider, prendre soin d’eux, avec douceur, intelligence et pleins d’amour.

    Cela paraissait si beau, si harmonieux, que chacun et chacune de ce village voulurent que cela dure, non pas un jour, mais toute la vie, tellement cela était bon et juste.

    Et c’est ainsi que l’on vit le bonheur s’installer dans ce village. Cela fit le tour du canton, puis du département, ainsi de suite. Le village devint un modèle pour le monde entier. Le feu de l’Amour avait soufflé si fort, cette nuit – là, dans ce petit village, où l’on accourrait de partout pour voir ce qui s’était passé.

    Cela devint contagieux, tant et si bien que, peu à peu, sur la planète, les armes se turent, faisant place aux chants et aux cris de joie, à la vie, à l’espoir, au bonheur enfin.

    Et en chaque Noël suivant, du monde entier, s’élevait alors un chant si mélodieux, si doux, si tendre, si heureux, que plus un enfant sur terre ne pleurait d’un chagrin innommable, n’était torturé, tué, ni aucun être humain.

    Le Miracle de Noël avait eu lieu, grâce à la foi de ces villageois, venus dans le grand froid, exprimer leur reconnaissance infinie à l’Enfant – Dieu…

    Belle histoire que cette histoire ! Rêve pour le monde ! Y croire encore quand tout semble détruit. Y croire encore malgré le mal qui sévit, malgré la violence, la haine, les conflits, les guerres…

    Y croire encore car l’Enfant- Dieu a tout mis sous Ses pieds, jusqu’à la mort. Il est ressuscité. Il est Vivant. Il vient si souvent à notre secours, quand nous L’appelons. Il est là pour toujours, jusqu’à la fin des temps. Il a vaincu le mal, la mort, tout.

    Rendons grâces à Dieu ! Rien d’autre n’a lieu d’être. Joie à tous ! Noël en chaque jour ! Amour ! Amour ! Amour ! Le plus beau nom de notre terre !

    Composé le 14.12.2014 à AUBENAS (07), Centre – Ville, par Martine GILHARD.

  7. C’est toujours avec bonheur que je vous regarde tous les dimanches et lire votre chronique.Aujourd’hui”Quand les bombes deviendront-elles des Etoiles”Vous avez des idées géniales que j’approuve.Mon souhait que vous m’invitiez a GAP pour une fete religieuse?Peut-etre a PAQUES pour suivre l’année jubilaire du SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DU LAUS.Mon reve vous rencontrer cela m’aide a vieillir en paix.AMITIES.JE VOUS AIME

  8. MONSEIGNEUR c’est devenu un rituel dominical d’écouter vos chroniques.Aujourd’hui le petit garçon qui fait sa prière en parlant a JESUS “Quand les bombes deviendront-elles des Etoiles”Je ne sais pas ou vous allez puiser toutes ces idées géniales?et la facilité avec laquelle vous avez de faire réfléchir la société sur la vie sans vouloir cacher la vérité.MGR je vous approuve sur tous les sujets.Mon souhait ,que vous m’invitiez a GAP pour des fetes religieuses.Peut-etre a PAQUES visiter le SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DU LAUS puisque c’est l’année jubilaire.Je reve de vous rencontrer cela m’aide a vieillir en paix.AMITIES.JE VOUS AIME

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