La chronique de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri – « Un certain Jésus de Nazareth condamné à mort ! »

Dans sa chronique du dimanche 29 mars 2015, dimanche des Rameaux, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri présente ce qui aurait pu être une dépêche si les journaux avaient existé au temps de Jésus.

Les chroniques de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri sont également diffusées toutes les semaines :

• sur les ondes de RCF Alpes Provence
• sur le site internet du journal Le Point
• sur D!CI TV
• sur le site internet du sanctuaire Notre-Dame du Laus

et tous les mois sur KTO dans l’émission À la source.

Bonjour,

Si les moyens d’information qui sont les nôtres aujourd’hui avaient existé au temps du Christ, voici la dépêche que vous auriez pu entendre au cours de la Semaine sainte qui s’ouvre en ce dimanche des Rameaux :

« Jérusalem — La condamnation à mort d’un certain Jésus de Nazareth a causé une très vive émotion dans la population. Jugé par le sanhédrin, puis par l’autorité d’occupation romaine, il a été condamné à mort et crucifié avec deux voleurs. Et c’est parce qu’il se présentait comme Fils de Dieu et Roi.

Des observateurs ont noté que son entrée à Jérusalem avait fait grand bruit. Nombreux étaient ceux qui se pressaient sur son passage pour l’acclamer. Ce sont cependant les mêmes foules qui ont réclamé sa mort.

On dit, dans les milieux bien informés, que Jésus a été trahi par l’un de ses proches. Une chose est en tout cas certaine, on entendra parler et reparler de Jésus de Nazareth qui compte déjà de nombreux disciples. »

En ce temps-là, ni radio, ni télévision, et pas d’agence de presse. Mais il y avait des témoins. Et grâce à eux, plus de 2000 ans après la mort et la résurrection du Christ, plusieurs millions d’hommes, de femmes, d’enfants, à travers le monde, ont fondé sur lui leur espérance et puiser la force d’aimer et de pardonner.

C’est cela que veut célébrer le pape François en annonçant la convocation d’une Année de la Miséricorde. Elle commencera le 8 décembre 2015, et s’achèvera le 20 novembre 2016. Faisant cela il a voulu frapper comme un grand coup pour remettre les chrétiens face à la folie de la foi, de l’amour et du pardon.

Pour ceux qui ne sont pas des familiers du vocabulaire religieux précisons que le terme “miséricorde” désigne la bonté de Dieu qui pardonne les fautes humaines afin de rétablir les hommes dans leur dignité. Les hommes sont eux aussi invités à pratiquer la miséricorde, pour cela ils ont besoin de la miséricorde de Dieu afin de devenir à leur tour miséricordieux.

La miséricorde est un thème particulièrement cher au pape François. « Toute l’Église, dit le pape, pourra trouver dans ce jubilé la joie de retrouver et de rendre féconde la miséricorde de Dieu avec laquelle nous sommes tous appelés à donner la consolation à chaque homme et à chaque femme de notre temps. »

Lorsqu’il accomplira en décembre prochain le geste symbolique d’ouverture de la porte de l’Année sainte, le pape François invitera les chrétiens, fortifiés par leur réconciliation avec Dieu, mais aussi tous les hommes de bonne volonté, à s’ouvrir à un extraordinaire mouvement de fraternité qui passe par les exigences de la conversion et de la réconciliation.

Alors, dans ce monde écorché, dans des sociétés meurtries, divisées, l’Église se présente avec les blessures de ses propres faiblesses comme signe d’amour. Elle voudrait rappeler à l’humanité que sa vocation c’est de vivre la réconciliation et le pardon et d’en puiser la force dans l’amour et la miséricorde de Dieu.

Cette année ne pourra se vivre que dans d’exigeantes révisions de vie individuelles, au cours desquelles chacun pourra mesurer la part qu’il prend lui aussi au désordre du monde.

À bientôt.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri
Évêque de Gap et d’Embrun

Cet article a 4 commentaires

  1. Martine GILHARD

    Merci infiniment pour cette chronique mais aussi pour ce que vous faites avec “Les prêtres” pour les chrétiens d’Orient. Que Dieu vous donne grâces et bénédictions et vous protège !

  2. Marie José Grimaldi

    Un bel enseignement, merci Monseigneur

  3. Elisabeth Meyer

    Dieu, parce qu’Il nous aime, est miséricordieux. Il nous aide à aimer et à pardonner. Néanmoins, dans certains cas, le chemin du pardon est long, semé d’embûches et quelquefois irréalisable.
    Le Pape François en ouvrant cette année – année de la miséricorde – permettra aux Chrétiens de vivre des moments très forts d’amour, de fraternité, de pardon et de réconciliation dans un monde devenu un peu fou.
    Monseigneur je vous souhaite une bonne semaine Sainte.

  4. croassant

    MONSEIGNEUR Je viens de lire votre chronique du 29 mars.Dimanche des Rameaux.Toujours beaucoup de conviction et de foi dans vos paroles.J’étais absente pour écouter a midi l’homélie du PAPE FRANCOIS a la télé.Moi aussi,avec ma fille,a la messe.La foule venue nombreuse avec les Rameaux.Mais cette année la bénédiction a l’intérieur a cause de la pluie.Très belle messe et des fidèles qui chantent généreusement.Nous suivrons l’année de la Miséricorde et le Pardon avec foi.La diplomatie vaticane est un instrument au service de la paix.DIEU qui pardonne et qui aime.MONSEIGNEUR merci pour tout,vos paroles qui nous réconfortent.Priez pour moi.AMITIES ARLETTE

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