La place du conte biblique en catéchèse

Ce jeudi 22 novembre, nous étions presque 70 catéchètes (catéchistes et accompagnateurs de catéchumènes) au Barteü, venus du diocèse de Digne et du diocèse de Gap et d’Embrun, pour apprendre à Conter la Bible.

 

Le Père Christophe Disdier Chave

Le Père Christophe Disdier Chave, vicaire général du diocèse de Digne, a resitué les enjeux d’une familiarité avec la Bible dans le contexte de l’année de la foi, de la nouvelle évangélisation, de la prise en compte du Concile Vatican II et du Texte national d’orientation de la catéchèse en France.

Le temps de prière a débuté par le récit conté de la rencontre de Jacob avec Dieu à Béthel. Le texte biblique correspondant a été ensuite proclamé, et suivi de l’expression de la prière de l’assemblée.

Après un exposé sur la situation du conte biblique dans la pastorale d’aujourd’hui et quelques repères donnés en suivant la méthode proposée par l’association Chacun, chacune raconte*, les participants ont été invités à rejoindre leurs ateliers. Un premier exercice consistait à raconter un événement à partir du goût, de la vue d’une image, d’une odeur ou du toucher. En effet évoquer les cinq sens c’est donner chair et rendre vivant le récit.

Élisabeth Hamard exposant la place du conte biblique dans la pastorale actuelle

Le reste de la journée était consacré à l’étude biblique de la guérison de l’infirme de la Belle Porte telle qu’elle est décrite dans les Actes des apôtres au chapitre 3. Étude verset par verset puis étude narrative, mise en séquences pour dégager le scénario puis élaboration personnelle du conte. Tous ces exercices étant garants du respect du texte biblique.

Avant  de se séparer, Mme Anne-Marie Jarry et le Père Stéphane Ligier ont donné le conte du jeune berger Kileav injustement envoyé à la guerre par le Roi David. Cela a permis de mettre dans sa bouche le Psaume 58 : un psaume de révolte qui fait partie des paroles dures de la Bible. C’était une manière vivante de situer ce style biblique.

Au final, les participants notent l’ambiance de partage, et de travail dans la bonne humeur. « Je pensais être incapable de conter, au terme de cette journée, j’ai découvert que je pourrais « essayer » mais une journée ce n’est pas suffisant. »

Une douzaine de personnes aimeraient participer à un week-end d’approfondissement et constituer avec d’autres un groupe de conteurs bibliques. À suivre…

Élisabeth Hamard

Responsable du service diocésain

de la catéchèse et du catéchuménat

du diocèse de Digne

 

 

Atelier raconter à partir du toucher
Atelier raconter à partir d’une odeur
Atelier raconter à partir d’une image
Atelier raconter à partir du goût
Atelier biblique : mettre le texte en séquences
Atelier d’oralité

* Voir le livre L’art de conter la Bible : une approche pratique, par Odile Lafaurie, Marie-Hélène Luiggi, Martine Millet, aux Éditions Empreinte temps présent, Paris, France.

Cet article a 1 commentaire

  1. La Bible contée : voici une belle et bonne idée !
    D’ailleurs toutes les initiatives, dont le but est de mettre ces beaux textes à la portée du plus grand nombre et surtout de captiver l’intérêt des enfants, sont les bienvenues.
    Bravo aux catéchistes qui expriment le souhait d’aller plus loin dans la mise en œuvre de cette nouvelle façon d’accéder à l’Ecriture !

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