La voyez-vous ?

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La voyez-vous ? La nouvelle église à Notre-Dame du Laus, en contrebas du vallon…

Pour toutes les photos : © Madec/Jourda/Barani

 

Extraits de la synthèse de l’architecte

[…]

Restaurer la cohérence à ce qui est déjà là

Notre-Dame du Laus concilie et rassemble. En son centre une ligne rapproche plutôt que partage : la basilique et la chambre de Benoîte tendent un lien de marche et de procession, une ligne, un axe, une certitude qui organise toutes les vérités du site et les distinguent à la fois.

En son Sud, la part habitée, l’accueil, les hébergements et les hameaux ; en son Nord, le paysage ouvert et profond, le sacré et le religieux, les arbres et les torrents. Pour restaurer cette force si présente, il suffit de déconstruire l’enceinte courbe de pierres sombres, de couper quelques lignes d’arbres sombres et persistants. Alors l’évidence du lieu se renforce, se prépare à accueillir l’avenir des lieux.

Installer l’avenir des lieux sans concurrence ni dramatisation

Libéré du mur et des alignements, l’espace sacré s’ouvre à sa beauté et à sa profondeur. Dès l’entrée se donne une ascension de tout espace : en face la basilique fait face, à droite tout s’élève d’un signe religieux à l’autre vers la forêt et la crête de la montagne, en bas la Croix de Jérusalem [actuellement près de la maison Saint-Joseph] sur une plate-forme tournée vers la ville sainte, un peu plus haut le mur des cimetières apparaissant juste au-dessus le clocher/beffroi de la nouvelle église dont seule la toiture en tavaillons émerge.

Dans cette disposition il n’y a pas de dramatisation ni de mise en scène, plutôt la recherche d’une simplicité des lieux et des architectures, de l’à peine vu, de l’à découvrir, et le chemin qu’il faut parcourir pour y parvenir.

Libéré par la déconstruction du mur d’enceinte, le sanctuaire peut être compris dans toute sa largeur, dans ses strates et ses horizontalités, comme celle qui porte à la fois la chambre de Benoîte et la nouvelle église.

Dans ce lieu de paix

L’église sort du sol sur laquelle elle s’appuie, évoque les grottes où l’histoire commence et s’élève en nef sous une vaste charpente de bois. Sa coque protège par son manteau de bois qui se déploie au-dessus de l’assemblée.

C’est une charpente, manteau et couronne à la fois propre à la Vierge Marie, dispositif marial s’il en est, charpente courbe et de forme ogivale toute de petits bois selon une économie des moyens précise et rurale, toute de petits bois assemblée de mains d’homme et non de lourdes machines.

C’est une charpente comme une assemblée. Dans la réunion de la multitude des petites pièces, en charpente et en couverture, de planches et de tavaillons, le mystère apparaîtra.

Restaurer et déployer par étapes, sans bouleverser le lieu et les pratiques

La mise en œuvre du schéma directeur d’aménagement n’occasionne aucune fermeture du site. La basilique comme l’ensemble des bâtiments et des fonctions qu’ils abritent ne seront donc jamais « fermés pour travaux » durant la mutation du site.

 

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Le Laus : le jury s’est prononcé

Cet article a 5 commentaires

  1. beault jean-pierre

    Lumineuse…grandiose et simple !
    harmonie parfaite avec le lieu et sa spiritualité !

    bravo aux architectes !

  2. Monique Mayné - Embrun

    J’aime bien la nouvelle église !
    telle qu’elle est représentée sur les photos : forme et matériaux, charpente et couverture (petits bois assemblés de mains d’homme et bardeaux).
    Son implantation au creux du vallon, l’intégrant parfaitement dans le paysage, laissant bien dégagée la petite basilique et respectant la beauté simple et le sacré des lieux, est une excellente idée.
    J’ai bien apprécié aussi la vision de l’architecte pour ce projet, décrite dans la synthèse.

  3. janine!84440!

    tout ce bois !!un grand bateau !!c est tres tres beau et je l aime!!!!!!!

  4. Grimaldi Marie José

    “Toute de petits bois assemblée de mains d’homme” combien j’aime cette idée !

  5. Xavier

    Ah bien voilà ! Enfin d’autres photos ! Je me demandais à la lecture de l’article précédent, face à la seule photo de l’intérieur, comment cet énorme bateau renversé pouvait s’insérer dans le paysage… Le côté du vallon bien sûr… Fallait y penser…

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