“L’Amour de Dieu, une énergie pour vivre !”
Messe d'envoi du dimanche 5 août

Jacques Carton, ancien responsable des relations avec les médias de la Conférence des évêques de France, rend compte de ce dont il a été le témoin au 3e Congrès national de la Miséricorde qui vient de se terminer au Laus.

Messe d’envoi du dimanche 5 août

L’Amour de Dieu, une énergie pour vivre !

Plus de 1 000 personnes se sont réunies au sanctuaire Notre-Dame du Laus, près de Gap (Hautes-Alpes) pour le troisième Congrès national de la Miséricorde qui s’est tenu du 3 au 5 août sur le thème : “La miséricorde, oser le défi de la réconciliation”, avec la participation du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux, Mgr Renato Boccardo, archevêque de Spolete-Nurcie et ancien organisateur des voyages du pape Jean-Paul II, sœur Marie Simon Pierre, guérie par l’intercession de Jean-Paul II.

L’objectif de cette rencontre était de réunir des personnes venues d’horizons familiaux et sociaux différents (diocèses, congrégations religieuses, associations, mouvements, laïcs, prêtres) pour réfléchir et partager sur la réconciliation et le pardon. Parmi eux, de nombreux jeunes qui ont participé aux grands moments de rencontres, veillées et célébrations animées par le groupe Glorious : trois jours de partage fraternel, de joie et d’espérance pour recentrer sa vie sur la miséricorde de Dieu, ouvrir des portes et agir au quotidien.

Pourquoi à Notre-Dame du Laus ? Parce que depuis 1664, des milliers de pèlerins viennent au sanctuaire pour chercher secours et réconfort auprès de Marie, mère de Jésus, celle qui a cru jusqu’au bout et qui, en s’adressant à la petite bergère Benoîte Rencurel, s’adresse aujourd’hui à chacun de nous.

Des grands moments de générosité, de prière et de solidarité partagées ont été vécus sans oublier les tensions familiales ou professionnelles, la maladie, la précarité, les injustices, la violence qui sont aussi à notre porte. Comment vaincre les fragilités qui se développent en nous et autour de nous ? Les chrétiens croient à la Bonne nouvelle du Christ et à la logique de l’amour reçu de Dieu. La miséricorde, un mot désuet ? Non, un message d’actualité et d’accueil de l’amour de Dieu qui donne de l’énergie pour « être vainqueur du mal par le bien » et avancer au-delà des difficultés de la vie. La Miséricorde de Dieu donne confiance, fidélité et durée à tout homme qui accepte d’accueillir ce cadeau de Dieu qu’est la foi : « La mesure de l’amour est d’aimer sans mesure » (saint Augustin).

Une des clés proposées : recevoir la miséricorde de Dieu et croire jusqu’au bout à l’exemple du Christ qui a donné sa vie, don de l’amour de la vie jusqu’à la croix. Un message vécu par Jean-Paul II, « artisan de paix », qui a promu la dimension de la miséricorde de Dieu comme témoin de la foi jusqu’au bout, malgré la maladie de Parkinson. C’est le témoignage aussi de sœur Marie Simon Pierre, guérie par l’intercession de Jean-Paul II et qui a témoigné à la veillée mariale du samedi sous le chapiteau : « Avec l’aide de la Miséricorde de Dieu, je sers la vie dans l’Église… Je reste une petite sœur parmi les petites sœurs des maternités catholiques. Le miracle n’est-il pas celui de la foi et de la prière ?… Tout homme est une histoire sacrée qui doit être respectée et défendue ».

Le prochain congrès sur la miséricorde se tiendra au niveau mondial du 9 au 14 août 2014 à Bogota (Colombie).

Jacques Carton

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