L’Assomption au sanctuaire Notre-Dame du Laus
  • Post published:17 août 2012

Mercredi 15 août, pour la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a présidé la messe au sanctuaire Notre-Dame du Laus. Ci-dessous des photos, son mot d’accueil où il est revenu sur la polémique au sujet de la prière universelle, et l’homélie de Mgr André Fort, évêque émérite d’Orléans et chapelain au sanctuaire Notre-Dame du Laus.

Au fond du chapiteau, sur les ondes de RCF national, peu de temps avant le début de la célébration
Pendant ce temps l’assemblée prend place, depuis sous le chapiteau jusqu’en haut de la prairie
Pendant la procession d’entrée, Mgr André Fort, évêque émérite d’Orléans, et le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri salue un des jeunes présent

 

Mot d’accueil de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, à propos notamment des polémiques.

Homélie de Mgr André Fort (pour le texte écrit, voir plus bas).

 
Mgr André Fort durant son homélie
 
L’assemblée durant l’homélie
 
Lecture de la prière universelle
 
Les enfants apportent les offrandes
 
Des jeunes apportent le pain et le vin
 
Au cours de la prière eucharistique
 
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri appelle les enfants à venir autour de l’autel pour le Notre Père
Puis il les envoie distribuer “la paix du Christ” à toute l’assemblée
 
Bénédiction d’un bébé lors de la procession de sortie
 
Échanges à l’issue de la messe
 
Rencontre des familles participant à la session des familles
 
Essayage d’un nouveau chapeau !
Rencontre des personnes présentes au déjeuner, ici une table de Marseillais
 
Demande de dédicace en passant

 

Homélie de Mgr André Fort

Avec Marie

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom ».

Chers Frères et Sœurs, laissons-nous entraîner par Marie dans son élan de jubilation intérieure, dans son admiration et sa reconnaissance pour l’œuvre de Dieu accomplie en elle.

Quand, dans la ferveur de sa foi et la simplicité de son cœur, Marie proclame « le Puissant fit pour moi des merveilles, tous les âges me diront bienheureuse », elle nous appelle à partager son bonheur.

Très sainte Vierge Marie, le livre de l’Apocalypse vous présente couronnée de douze étoiles, la lune sous les pieds et revêtue d’un manteau de lumière. En la célébration de votre Assomption toute l’Église vous contemple resplendissante de la lumière de la résurrection du Christ et de son ascension à la droite du Père. Toute l’Église vous admire et vous bénit car elle découvre en vous la préfiguration de son propre avenir. Votre gloire nous réjouit car la grâce d’exception qui vous est accordée est pour nous la source d’un réconfort dans la foi et d’un surcroît d’espérance.

Élevée au Ciel en votre âme et en votre corps, vous êtes toute à Dieu et Dieu est tout en vous. L’Église s’émerveille de votre beauté et contemple en vous l’annonce prophétique de l’avenir qui lui est promis au terme de sa marche à la suite du Christ.

Au jour de l’Annonciation, disponible et confiante, vous avez répondu « oui » à l’appel de Dieu. Votre « oui » parfaitement généreux vous engageait en votre esprit, en votre cœur et jusqu’en votre corps. Vous vous êtes donnée tout entière et le Verbe éternel a pris chair de votre chair, par amour du Père, dans la puissance de l’Esprit Saint. Vous avez porté en vous et vous nous avez donné le Christ. Par sa mort et sa résurrection le Christ nous a ouvert le Ciel. Parce que votre « oui » a été celui d’une confiance parfaite et d’une générosité entière, c’est en vous Marie, en vous la première, qu’a pu s’accomplir la plénitude du salut offert au monde par le Christ.

Vous êtes la première élevée dans la gloire du Ciel en votre âme et en votre corps, parce que vous avez été la première dont toute la vie sur la terre était déjà remise entre les mains du Père. Les mains du Père. Le grand évêque de Lyon, saint Irénée, aimait dire que le Christ et l’Esprit Saint sont les deux mains avec lesquelles notre Père du Ciel prend soin de chacun de nous. Une main extérieure, le Christ, qui vient à nous et nous rejoint aujourd’hui encore en son corps qui est l’Église. Une main intérieure, l’Esprit Saint, qui nous rejoint et vient habiter notre cœur. Docile à l’Esprit Saint et fidèle à Jésus jusqu’au pied de la Croix, Vierge Marie vous n’avez jamais cessé de faire confiance à l’amour du Père et de vous laisser conduire par l’Esprit.

Au terme de son pèlerinage sur la terre, Dieu a préservé votre corps de la corruption du tombeau et l’a revêtu de gloire. Désormais associée au Christ Seigneur et Sauveur, vous veillez maternellement sur nous, attentive à notre condition présente, préoccupée de notre avenir.

Conçu de l’Esprit Saint, Jésus ne pouvait humainement ressembler qu’à sa mère, la Vierge Marie. Puisque dans la grâce de notre baptême chacune et chacun de nous est appelé à devenir de plus en plus ressemblant au Christ Jésus, nous devons former ensemble une Église ressemblante à Marie, une Église de plus en plus mariale.

Avec Marie au jour de l’Annonciation, l’Église mariale se veut obéissante à la Parole de Dieu et docile à l’Esprit Saint.

Avec Marie au jour de la Visitation, l’Église va à la rencontre des hommes et des femmes, attentive à la vie qui palpite en eux.

Avec Marie, l’Église se réjouit et chante. Elle ne se lamente pas sur son sort. Elle s’émerveille de ce qui est beau sur notre terre et dans le cœur des hommes. Elle sait que le bon grain portera un jour son fruit et que les puissances de mort ne l’emporteront pas.

Avec Marie, l’Église ne désespère de personne. Elle se souvient de Jésus qui s’invite chez Zachée, qui appelle Matthieu et fréquente les publicains tant critiqués, qui rend dignité et confiance à la Samaritaine et à la femme adultère, qui guérit les aveugles et les lépreux.

Avec Marie, l’Église sait que le mal fait toujours deux victimes, celui qui le subit et celui qui le commet. Sa compassion est profonde pour les victimes dont elle s’applique à soigner les plaies, mais elle s’adresse aussi aux bourreaux car celui qui commet le mal se détruit spirituellement. Elle fait sienne la prière de Jésus : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Elle se souvient de ses paroles : « On se servira pour vous de la mesure dont vous vous servez pour les autres. Ne devez-vous pas avoir pitié de vos frères comme votre Père du Ciel a pitié de vous ».

Avec Marie, refuge des pécheurs et réconciliatrice, l’Église recueille le sang et l’eau qui coulent du cœur ouvert du Christ crucifié, elle maintient ouverte et offerte à tous la source sacramentelle du pardon et de la réconciliation.

Avec Marie, l’Église ne marche sur un chemin tout tracé d’avance. Elle connaît l’inquiétude, elle accepte de chercher sa route. Elle ne fuit pas quand les hommes sont humiliés, écrasés, mutilés. Elle se tient aux côtés des petits et des pauvres, elle connaît le chemin du calvaire et se tient debout au pied de la Croix.

Avec Marie, l’Église s’ouvre au souffle de l’Esprit qui libère sa parole et l’entraîne à la mission. Elle se tient au cœur du monde, elle participe à son histoire. Le Christ ressuscité est avec nous tous les jours et c’est lui que nous accueillons dans l’eucharistie pour fortifier notre espérance, soutenir notre générosité et nous faire grandir en sainteté.

Très sainte Vierge Marie, Notre Dame du Laus, vos enfants demandent avec confiance votre assistance maternelle. Sous votre garde ils veulent se maintenir fidèles au Christ, fraternellement unis au Pape Benoît XVI, à leurs évêques et à leurs prêtres, généreux et dévoués à la mission que le Christ leur a confiée pour la Gloire du Père et le salut du monde.

AMEN !

 + André FORT,
Évêque émérite d’Orléans

Cet article a 3 commentaires

  1. Mas

    Merci pour cette belle homélie :
    Marie joyeuse, reconnaissante, fervente, obéissante, compatissante, disponible, confiante… Marie qui veille sur l’Eglise, qui veille sur nous. Marie qui nous montre le chemin… Je viens tout juste de la lire, j’ai fêté l’Assomption loin des Hautes Alpes.
    Je voudrais dire, ici, combien j’apprécie lorsque les homélies sont mises sur le Net ; ne sont-elles pas écrites pour être écoutées ou/et lues par le plus grand nombre ?
    Ce temps d’enseignement représente, pour nous, les fidèles, une « formation continue ».
    C’est la « Parole Vivante ». La Parole mise à la portée de tous.
    Oui, j’apprécie les homélies et je souhaiterais qu’elles soient plus souvent publiées.
    Cela ne demanderait, parfois, qu’un petit clic en plus…

  2. Monique Mayné

    J’aurais beaucoup aimé participer à celle belle célébration de l’Assomption de la Vierge Marie au sanctuaire de Notre-Dame du Laus (ainsi que quelques embrunaises et probablement d’autres habitants du diocèse). N’ayant pas de voiture, nous n’avons trouvé aucun moyen de transport pour nous y amener : covoiturage ou car. Nous sommes confrontées à ce problème à chaque grand rassemblement organisé au Laus comme récemment le rassemblement diocésain de Pentecôte, le congrès de la Miséricorde… et prochainement les fêtes de la Nativité de la Vierge Marie et de la rentrée scolaire.
    J’ai pu cependant suivre et participer à cette belle messe de l’Assomption sur RCF en différé.
    Un grand merci de l’avoir diffusée sur les ondes !

  3. Marie josé Grimaldi

    Quel regret de n’avoir pu y être !

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