Après audition des trois cabinets d’architectes concurrents, Rudy Ricciotti, Dominique Perrault et Philippe Madec, et examen des projets, le jury, présidé par Jean-Jacques Aillagon, a formulé son avis jeudi 21 juin dans la matinée.

Jean-Jacques Aillagon, Philippe Madec, Marc Barani, Françoise-Hélène Jourda, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri © Kanope Film / Philippe Deschamps

C’est le groupement Madec + Jourda & Barani formé autour de Philippe Madec qui travaillera en étroite collaboration avec Mgr Jean-Michel di Falco Léandri pour l’aménagement du sanctuaire Notre-Dame du Laus dans les Hautes-Alpes.

“Un pas de côté”. C’est le nom choisi pour un projet qui reflète humilité, sensibilité et respect d’une géographie sacrée. Une église modulable de plus de 2500 places abritée d’un toit de petits bois assemblés un à un, dans le respect des savoir-faire locaux, et un projet d’aménagement de l’ensemble du site dans le respect de l’environnement. Ceci dans le souci d’accueillir un nombre de visiteurs de plus en plus important.

Les Enjeux

– Construire une église modulaire.
– Mettre en valeur l’actuelle basilique, cœur du sanctuaire.
– Construire un espace d’accueil du pèlerin et du visiteur, comprenant un vaste parvis, une salle d’accueil, un espace de projection, le magasin et la librairie.
– Améliorer le confort, augmenter les capacités d’hébergement.
– Créer l’événement par une architecture qui s’insère dans ce site de verdure et de montagne.

Les Critères de choix

– la qualité du parti architectural et de l’insertion dans le site.
– la qualité de la réponse apportée au programme.
– la qualité des choix techniques.
– le confort des usagers et la facilité de maintenance.
– l’adéquation avec l’enveloppe financière prévisionnelle du maître d’ouvrage affectée aux travaux et l’incidence des choix architecturaux sur le coût global.

Les membres du jury

– M. Jean-Jacques Aillagon, président du jury.
– M. François Pinault.
– M. Dominique Ponnau, ancien directeur de l’École du Louvre, ancien président de la Commission pour la sauvegarde et l’enrichissement du patrimoine cultuel.
– Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun.
– Père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus.
– M. Jean-Pierre Duthoit, architecte conseil du diocèse.
– M. Gaston Disdier, maire de Saint-Etienne-le-Laus.
– M. Jean-Yves Dusserre, président du Conseil général des Hautes-Alpes.
– M. Luc Albouy, chef du service départemental de l’architecture et du patrimoine des Hautes-Alpes.
– M. Damien Bredif, directeur financier du diocèse.
– M. Luc Bonnin, directeur de l’agence Scarabée.
– M. Yves Rodarie, consultant-Engenor.

© Madec/Jourda/Barani

D’autres photos dans cet autre article :

La voyez-vous ?

Cet article a 13 commentaires

  1. Geneviève BARRAU

    Et je ne peux m’empêcher de rajouter ceci: gardons Espérance car c’est ce qui est de plus beau qui peut exister en nous.

    La citation ci-dessous le dit si bien:
    “L’Espérance, en ces temps, a plus que jamais partie liée avec l’amour. Et l’amour uni à l’Espérance a pour fondement, pour fondation, la foi, le roc de la foi. La foi en la puissance irrésistible de l’amour, en l’amour capable de s’ouvrir sur des paysages de lumière où scintille le fragile et tremblant sourire de l’Espérance.” de Dominique Ponnau – L’écarlate et la blancheur.

  2. Geneviève BARRAU

    Monsieur Collomb,
    Etes-vous sûr que Mgr Di Falco ne traite jamais ce sujet ? J’en doute très fort.
    Me semble t’il, il doit être très difficile de mettre en place des orientations qui permettraient aux jeunes de participer. Car déjà, il manque des laïcs pour soutenir les prêtres dans leur mission, et je crois qu’ils sont parfois bien seuls. Il faut donc prier pour tout cela.
    Dites-moi, ce que vous apporteriez comme nouveauté ou orientation pour que les paroisses continuent à vivre ? Et que les jeunes reviennent vers l’Eglise …
    J’attends donc votre réponse … et vous en remercie par avance.
    Et puis Mgr Di Falco, n’a-t-il pas fait quelque chose de merveilleux ces derniers temps ? Les CD des Prêtres, qui, ont très certainement reconvertit des cœurs ici ou là.
    Des non croyants, des personnes qui refusaient Dieu, sont à présent en union avec le Christ et pratiquent … elles ont trouvées la Paix intérieure.
    N’est ce pas beau ? N’est pas une façon d’essayer de faire revivre nos paroisses ?
    Geneviève.

  3. BLANDO Maryse

    Pourquoi tant de polémique et de rancoeur ? Il y a eu autant de travaux d’aménagements nécessaires à Lourdes et à La Salette (pour ne citer que ces lieux de pèlerinage). Je vois le coté très positif de l’évènement…Cela donnera du travail et procurera des emplois dans notre département qui souffre depuis toujours de désenclavement…et puis il faut évoluer en pensant à l’avenir de nos enfants et petits-enfants qui seront heureux de ce “renouveau”.

  4. vicente marie-antoinette

    l’impression d’une Arche qui accueillera le plus gand nombre, un risque à prendre sans comprendre mais si une communauté de l’Arche devait voir le jour dans les Hautes Alpes, je la verrai bien dans le couvent du Saint Coeur, au milieu de la ville de Gap.

  5. MAS

    « Quel que soit votre travail, faites-le avec âme, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (Col 3, 23) ; Monseigneur di Falco, dont la foi est évidente, œuvre pour le Sanctuaire du Laus mais aussi pour Dieu, pour Son Eglise ! Si saint Paul ainsi que les Apôtres avaient raisonné comme vous, Monsieur Collomb, le diocèse de Gap et d’Embrun ne risquerait pas de disparaitre ; il n’aurait tout simplement jamais vu le jour !
    Je comprends votre amertume face à nos assemblées dominicales ni aussi jeunes, ni aussi fournies que nous le souhaiterions, mais rien n’est perdu, ensemble nous pouvons relever le défi et, pourquoi pas, inverser la tendance !
    Monseigneur di Falco a bien raison d’avoir de l’audace !
    M.A.Salaville

  6. Olivier Collomb

    Pour répondre à Monsieur P. Mary et à Monsieur Salaville

    a) quand les assemblée dominicales rassemblent uniquement, – ou presque – des fidèles de plus de soixante ans avec des moyennes d’âge souvent supérieures à soixante-quinze ans, ce n’est pas avoir des yeux de lynx que de prévoir leur disparition à l’horizon 2025-2030. L’extinction paroissiale est un processus actuellement en cours. Il est significatif que M. di Falco n’en traite jamais. Tous les propos d’indignation n’y changeront rien.
    b) la construction d’un nouveau sanctuaire est parfaitement inutile. La dévotion à N.-D. du Laus, établie sur des révélations privées, – que, pour ma propre part, je crois le fruit d’illusions maladives, – ne mérite point cet intérêt alors que, – je le répète, le diocèse va disparaître.

  7. Pierre MARY

    Cher Olivier,
    Je vous trouve très pessimiste pour notre Eglise de demain, et contrairement à vous je crois que les catholiques auront besoin demain de se rassembler dans de grands lieux comme celui-ci, et je trouve ce projet tout à fait à la hauteur de nos temps !
    Il est même indispensable pour nos enfants…
    C’est votre message qui est dérisoire et non le projet.
    Je voudrais vous inviter à ce que nous prions ensemble afin que l’Eglise de demain soit la Maison qui invite à un Amour Universel !

  8. MAS

    Pardon, Monsieur Collom, d’oser intervenir ; j’ignore tout de votre motivation et ne souhaite surtout pas polémiquer sur ce sujet.
    Cependant j’aime tellement les raisons d’ Espérer ! L’ordination dans le diocèse de Gap et d’Embrun, en 2012, de 2 prêtres et 4 diacres en est bien une !
    Non, Monsieur Collomb, un diocèse qui donne des prêtres n’est pas un diocèse qui se meurt ! Soyons confiants ! Je préfère, quant à moi, prier pour les ordinands … et pour vous aussi !
    M.A.Salaville.

  9. FRANCOIS Madeleine

    Cette charpente à l’air remarquable J’espère un jour pouvoir la voir en direct
    Respectueusement
    M.FRANCOIS

  10. Xavier

    Ce n’était quand même pas n’importe qui qui était membre du jury !
    Mais on aimerait savoir ce que les deux autres concurrents ont présenté, et puis voir comment cet énorme bateau renversé s’insère dans le paysage… Vivement les autres photos pour mieux se faire une idée.

  11. Samuel

    Super! Félicitations.

  12. Olivier Collomb

    Ce projet est, répétons-le, un grand projet du XIXème Siècle tout à fait inadaptée aux conditions générales du catholicisme français. Il est particulièrement malencontreux dans les circonstances présentes alors que le diocèse est d’une extrême fragilité, menacé dans son existence même par l’extinction des paroisses.
    Je vois d’ici la fulmination de la bulle érigeant en basilique mineure la nouvelle église.
    Tout cela est dérisoire.

    1. Noelle Trinti

      à Mr Collomb,
      vous devez avoir au moins sinon plus que 60 ans et être malvoyant… je ne viens pas souvent au Laus, et à chaque fois ce n’est ni le 3° ou 4° âge que je croise ; il y a aussi de la jeunesse.
      Les gens perdent peut-être le coté spirituel, mais auront tjs besoin d’écoute, d’encadrement, d’amour et d’attention…
      dans ces lieux de pèlerinage ils retrouvent la paix, le repos, la confiance, la foi, la beauté de la nature,
      il est plus facile de critiquer ce que d’autres mettent en place, que proposez vous ?
      Mgr di Falco est un homme de paix, de foi, de son temps. Par tous les moyens il veut faire vivre son diocèse, lui donner une dynamique.
      qd au coté financier, personne n’est obligé de faire ce qui lui est insupportable.
      c’est une chance pour Gap et Embrun de l’avoir.

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