Le sculpteur Louis Brachet témoigne

Louis Brachet, dont le Christ souffrant a été exposé à la cathédrale de Gap durant la Semaine sainte, témoigne de ses rencontres et de ses conversations avec les visiteurs. Ci-dessous son témoignage et des extraits du livre d’or.

Le succès de l’exposition du Christ en acier forgé à la cathédrale de Gap a largement dépassé mes espérances. Rien que les après-midi des 5 et 6 avril nous avons comptabilisé environ 400 visites.

 

Cette exposition fera partie des temps forts de mon parcours professionnel. En effet nous avons eu des échanges très riches aussi bien sur le plan artistique que spirituel. Quelquefois j’aurais aimé avoir plus de temps pour continuer la conversation mais le temps passait si vite…

 

Louis Brachet devant sa sculpture exposée dans la cathédrale de Gap durant la Semaine sainte

J’ai souvent été surpris de voir combien les visiteurs étaient touchés et profondément recueillis devant le Christ souffrant. J’ai remarqué qu’ils sont nombreux ceux qui ont besoin d’échanger sur le mystère de la foi et sur tout ce qui en découle. Là, devant le Christ en croix, en ces jours de la Semaine sainte qui couronnait la vie terrestre de Jésus, c’était vraiment le temps et le lieu privilégié pour converser sur la souffrance.

 

Une visiteuse, qui n’a pu retenir ses larmes quand je lui disais que le Christ est toujours crucifié, m’a répondu : « Vous avez raison, il descend de la Croix une fois par an, le jour de Pâques. »

 

Nous avons vu plusieurs personnes pleurer. Deux enfants m’ont demandé pourquoi on avait tant fait souffrir Jésus avant qu’il ne meure. Une personne âgée nous a demandé la permission de s’approcher de la sculpture, puis elle s’est agenouillée pour l’embrasser avant de prier. Un autre s’est inquiété de savoir si elle avait été bénie ; la personne qui était à côté a répondu : « Ce qui compte c’est l’amour que nous lui témoignons. » Nous avons été les témoins de nombreuses scènes de ce genre.

 

Voilà un bref aperçu des moments émouvants que nous avons vécus durant cette exposition, satisfaits de savoir qu’elle a conduit nombre de visiteurs vers un moment de méditation et de prière.

 

Une ombre à ce beau tableau, l’absence d’Aude-Marie [NDR : Aude-Marie Lafforgue, responsable de la commission diocésaine d’art sacré, absente pour raison médicale] qui aurait tant mérité de partager pleinement ces moments de grâces. Son humilité a été pour nous une grande leçon. Elle était dans le cœur de chacun d’entre nous.

 

Nous remercions Mgr Jean Michel di Falco Léandri et le père Jean-Michel Bardet de nous avoir permis cette belle aventure, le Père Pierre Fournier qui est à l’origine de ce projet, Aude- Marie Lafforgue bien sûr, et tous les membres de la commission diocésaine d’art sacré, toutes celles et ceux qui sont intervenus de près ou de loin pour le bon déroulement de l’exposition. Nous pensons à Jean-Paul et Agnès qui ont toujours répondu présent quand nous en avions besoin. Un grand merci au Dauphiné libéré, à France 3, à RCF Alpes Provence, à Radio D!ci, à Église dans les Hautes-Alpes, au blog du diocèse, tous ces supports médiatiques ont largement contribué au succès de l’exposition.

 

Encore une fois, du fond du cœur, merci à vous tous.

 

Nous, Louis Brachet, et Chantal,
ma douce compagne
qui a joué un grand rôle durant l’exposition.

 

 

 

 

Extraits du livre d’or

 

Pauvre Jésus aux bras étirés, presque arrachés pour ceux, tellement indignes, que Tu as voulu pour tes frères.

 

Merci l’artiste pour cette figure et ce corps émouvants et reflétant bien les souffrances du Christ, Dieu d’Amour.

 

Merci de cette œuvre! Beaucoup de passages, de rencontres et de “silence” devant “elle”.

 

On ne peut que s’émouvoir devant une telle sculpture représentant autant de souffrance.

 

Merci, mon Dieu.

 

Aide-nous, Seigneur, à mettre nos pas dans tes pas.

 

Je ne l’ai tout d’abord pas retrouvé, pas reconnu, tant la souffrance exprimée était importante. Je viens de le reconnaître et de me retrouver. Bravo à l’artiste que j’ai eu le bonheur de rencontrer, et à sa femme !

 

Des mains immenses pour accueillir et réunir la multitude en chemin… bravo pour cette œuvre.

 

Souffrance indicible, souffrance acceptée, souffrance assumée, souffrance offerte, toutes se retrouvent dans cette oeuvre magnifique qui nous interpelle au plus profond de nous-même.

 

Très belle œuvre, dont on ressent à la fois la souffrance, et pourtant un visage serein qui exprime pardon et espérance. Merci.

 

Ô Jésus souffrant ! Tu as sauvé l’humanité avec tant de douleurs !… Merci, et surtout… Pardon !… Reçois notre Amour, et notre reconnaissance.

 

C’est angoissant, mais merveilleux spirituellement. Merci.

 

 

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