L’Épiphanie célébrée à Embrun avec Mgr Jean-Philippe Nault
  • 6 janvier 2017

L’Épiphanie est fêtée de manière habituelle le 6 janvier dans l’Église universelle. Mais en France, comme dans d’autres pays où cette fête n’est pas un jour férié, elle est reportée au dimanche.

En France donc, elle sera célébrée ce dimanche 8 janvier 2017.

Par cette fête, l’Église célèbre la manifestation de Dieu à toute l’humanité en la personne de Jésus-Christ. L’évocation des mages venus d’Orient rappelle l’universalité du message évangélique.

À Embrun, l’Épiphanie est une fête majeure de l’année, la cathédrale étant consacrée à Notre-Dame-du-Réal (Notre-Dame-des-Rois).

Cette année, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a invité Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Digne, pour la messe de 10h30 en la cathédrale d’Embrun.

Rappelons qu’avant la Révolution française, la vallée de l’Ubaye, qui fait actuellement partie du diocèse de Digne, faisait alors partie de l’archidiocèse d’Embrun.

Mosaïque en la cathédrale Notre-Dame-du-Réal à Embrun. Les rois mages adorant Jésus porté par la Vierge Marie couronnée

Peinture murale du portail de l’église Saint-Pons, près de Barcelonnette dans la vallée de l’Ubaye. Les rois mages adorant Jésus porté par la Vierge Marie
 

Limites actuelles des deux diocèses, celui de Digne et celui de Gap et d’Embrun.
Ancien diocèse de Gap.
Ancien diocèse d’Embrun.
Ancien diocèse de Digne.

 

 

 

Pour un peu de prière et de culture, voici l’hymne chantée aux Vêpres du jour de l’Épiphanie.

Hymne

de l’office des Vêpres
du jour de l’Épiphanie

Cette hymne est extraite d’un poème de Caelius Sedulius écrit dans la première moitié du Ve siècle.

Ce poème est composé de vingt-deux strophes composées dans l’ordre alphabétique : A, Beatus, Castae, Domus, Enixa, Foeno, GaudetHostis, Ibant…

L’hymne pour l’Épiphanie ne comprend qu’une partie de ces vingt-deux strophes.

1. Hostis Heródes ímpie,

Christum veníre quid times?

Non éripit mortália

qui regna dat cæléstia.

 

2. Ibant magi, qua vénerant
stellam sequéntes præviam,
lumen requírunt lúmine,
Deum faténtur múnere.

 

3. Lavácra puri gúrgitis
cæléstis Agnus áttigit;
peccáta quæ non détulit
nos abluéndo sústulit.

 

4. Novum genus poténtiæ:
aquæ rubéscunt hýdriæ,
vinúmque iussa fúndere
mutávit unda oríginem.

 

5. Iesu, tibi sit glória,
qui te revélas géntibus,
cum Patre et almo Spíritu,
in sempitérna sæcula. Amen.

 

1. Hérode, cruel ennemi,

pourquoi crains-tu la venue du Christ ?

Il n’enlève pas les royaumes de la terre,

lui qui donne de régner au ciel.

 

2. Les mages marchaient en suivant l’étoile
qui leur montrait le chemin ;
à sa lumière ils cherchent la lumière
ils reconnaissent Dieu par leur offrande.

 

3. L’Agneau du ciel a touché
les eaux d’une source pure ;
en nous lavant il a enlevé
les péchés qu’il n’a pas commis.

 

4. Nouveau signe de puissance :
les eaux des urnes rougissent ;
sur son ordre, le vin coule,
et l’eau change de nature.

 

5. Toute gloire à toi,
qui te révèle aux païens ;
même gloire au Père, à l’Esprit,
travers les siècles sans fin ! Amen.

1517-2017
Les 500 ans de la réforme protestante

Gravure de l’Épiphanie au recto de la page.
L’hymne au verso de la page.

Puisque 2017 célèbre les 500 ans de la réforme protestante, voici cette même hymne latine telle que traduite en allemand en 1541 par Martin Luther lui-même et publiée dans le Geistliche Lieder zu Wittemberg, Anno 1543, et telle que traduite en anglais et présente dans le livre de prière des anglicans en 1689.

 Traduction de Martin Luther (page 14)

 

1. Was fürcht’st du, Feind Herodes, sehr,
Daß uns gebor’n kommt Christ der Herr?
Er sucht kein sterblich Königreich,
Der zu uns bringt sein Himmelreich.

 

2. Dem Stern die Weisen folgen nach,
Solch’ Licht zum rechten Licht sie bracht’;
Sie zeigen mit den Gaben drei,
Dies Kind, Gott, Mensch, und König sei.

 

3. Die Tauf’ im Jordan an sich nahm
Das himmelische Gottes Lamm,
Dadurch, der nie kein’ Sünde that,
Bon Sünden uns gewaschen hat.

 

4. Ein Wunderwerk da neu geschah;
Sechs steinern’ Krüge man da sah
Voll Wasser, das verlor sein Art,
Rother Wein durch sein Wort d’raus ward.

 

5. Lob, Ehr’ und Dank fei dir gesagt,
Christ, gebor’n von der reinen Magd,
Mit Vater und dem heiligen Geist
Von nun an bis in Ewigkeit.

Book of Common Prayer (1689)

 

1. How vain the cruel Herod’s fear,
When told that Christ the King is near!
He takes not earthly realms away,
Who gives the realms that ne’er decay.

 

2. The eastern sages saw from far
And followed on his guiding star;
By light their way to Light they trod,
And by their gifts confessed their God.

 

3. Within the Jordan’s sacred flood
The heavenly Lamb in meekness stood,
That he, to whom no sin was known,
Might cleanse his people from their own.

 

4. And oh, what miracle divine,
When water reddened into wine!
He spake the word, and forth it flowed
In streams that nature ne’er bestowed.

 

5. All glory, Jesus, be to thee
For this thy glad epiphany:
Whom with the Father we adore
And Holy Ghost for evermore.

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