Des avancées œcuméniques, des documents :

Déclaration commune pour effacer les sentences d’excommunication de l’an 1054 (7 décembre 1965).

Le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras

En 1965, le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras ont posé un acte de portée historique : la levée réciproque des sentences d’excommunication entre les Églises grecques et romaines datant de près d’un millénaire. Par ce geste de réconciliation, un obstacle important au rétablissement de la pleine communion a été franchi et le dialogue entre catholiques et orthodoxes est redevenu possible.

Le BEM (« Baptême – Eucharistie – Ministère ») (1982)

Ce texte, adopté par la Commission plénière Foi et constitution lors de sa réunion de Lima (Pérou) en 1982, fait le point sur l’accord et les différences qui subsistent dans des domaines fondamentaux de la foi et de la vie des Églises.

Le BEM a servi de base à de nombreux accords entre Églises et il demeure une référence aujourd’hui encore.

– Le dialogue avec la Fédération luthérienne mondiale : Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification (31 octobre 1999)

Le pape Jean-Paul II et Ishmaël Noko, secrétaire général de la FLM

À travers cette déclaration, les Églises luthériennes et l’Église catholique romaine énoncent une compréhension commune de notre justification par la grâce de Dieu au moyen de la foi en Christ.

La charte œcuménique européenne (avril 2001)

« Les Églises ravivent leur engagement pour une mission commune en Europe ».

Les présidents du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) ainsi que de la Conférence des Églises européennes (KEK) ont signé les « Lignes directrices en vue d’une collaboration croissante entre les Églises en Europe », document de base recommandé à toutes les Églises chrétiennes et aux conférences épiscopales d’Europe.

La signature de la Charte à Strasbourg

Le document de huit pages concernant principalement le témoignage commun de la foi chrétienne, l’échange d’expérience dans la catéchèse et la pastorale, la coopération dans l’éducation chrétienne, l’approfondissement de la communion spirituelle entre les Églises par la prière et de la connaissance réciproque des rites et d’autres expressions de la vie spirituelle des différentes Églises. Un témoignage commun des Églises peut s’affirmer par la défense des droits de l’homme et l’engagement pour la justice, la paix et la sauvegarde de la création, en l’optique d’une responsabilité commune dans la construction d’une Europe réconciliée et solidaire des valeurs humaines et sociales.

Le texte souligne également l’importance d’un approfondissement de la communion avec le judaïsme, de relations suivies avec l’islam ainsi que la promotion de la rencontre avec les autres religions et visions du monde caractérisant la société pluraliste du continent européen.

Le dialogue avec la Communion anglicane

Le don de l’autorité (12 mai 1999)
Dans ce texte, la Commission internationale anglicane-catholique romaine exprime l’accord sur l’autorité dans l’Église auquel elle est parvenue. Cette déclaration commune a été soumise à la réflexion de l’Église catholique romaine et de la Communion anglicane pour évaluation.

Marie : Grâce et Espérance dans le Christ (16 mai 2005)
Ce document aborde les problèmes que soulève la définition par l’Église catholique des deux dogmes de l’Immaculée Conception (1854) et de l’Assomption (1950). Dogmes que ne reconnaît pas la Communion anglicane. Il aboutit pour chacun de ces dogmes à une proposition commune.
L’accord des deux Communions va un peu plus loin en ce qui concerne le dogme de l’Assomption qu’en ce qui concerne celui de l’Immaculée Conception mais, même en ce qui concerne ce dernier la partie anglicane admet que les catholiques romains peuvent reconnaître ce qui est affirmé par le dogme, à savoir que Marie fut préservée de toute souillure du péché originel au premier instant de sa conception.

Le dialogue avec les baptistes

Convictions baptistes et catholiques sur le baptême (19 juin 1998)
Cène-Eucharistie (12 juin 2001)

Ces deux textes ont été adoptés par le Comité mixte baptiste-catholique en France. Ils donnent les points d’accord et de désaccord sur le baptême et sur la Sainte Cène.

Le dialogue entre protestants

La Concorde de Leuenberg (mars 1973)

C’est à Leuenberg, près de Bâle, du 12 au 16 mars 1973, que le texte final de la “Concorde entre Églises issues de la Réforme en Europe” (Concorde de Leuenberg – CL) fut élaboré et présenté aux Églises participantes pour qu’elles l’approuvent et le signent.

Il s’agit d’un texte de six pages, comportant une cinquantaine d’articles, facilement accessible sur internet. Il aborde les points théologiques qui, dans la foi protestante, fondent l’Église : la compréhension de l’Évangile comme message de la grâce de Dieu manifestée en Jésus-Christ, la prédication et les sacrements.

Sur ces points-clés pour l’unité, les Églises signataires s’accordent et « se déclarent mutuellement en communion quant à la prédication et l’administration des sacrements », ce qui « inclut la reconnaissance mutuelle des ordinations et la possibilité de l’intercélébration. »

Des divergences subsistent, certaines légitimes, d’autres appelant à plus d’unité encore, mais elles ne mettent pas en cause la fondamentale communion entre les Églises, ainsi constatée.

Avec ce texte de 1973 un long cheminement de dialogue entre (principalement) luthériens et réformés, qui avait commencé après la Deuxième guerre mondiale, fut mené à bonne fin.

Pour en arriver à déclarer ainsi supprimées les divisions qui existaient depuis le XVIe siècle, la Concorde de Leuenberg fait la distinction entre « le témoignage fondamental des confessions de foi de la Réforme » et « leur forme historique ».

Le témoignage fondamental, qui dès l’origine était commun, n’a pas changé, mais l’évolution des questions théologiques, de la recherche scripturaire, et des dynamiques œcuméniques, « ont conduit les Églises de la Réforme à des formes de pensée et de vie nouvelles et semblables »

Lorsque celui-ci fut présenté aux Églises en 1973, il fut reçu avec une approbation étonnamment rapide et persistante.

Depuis 2004, la Concorde de Leuenberg est devenue la Communion d’Églises Protestantes en Europe (CEPE) et compte 107 Églises membres : luthériennes, méthodistes, réformées et unies de plus de 30 pays d’Europe et d’Amérique du Sud. La CEPE représente en tout plus de 50 millions de protestants.

Le logo de l’EPUdF se décline en une superposition de couleurs où transparaissent des symboles forts du protestantisme et un élan qui invite à sortir du cadre. Se retrouvent dans ce carré qui s’étire en une pointe la stabilité et la fermeté des fondements de l’Église protestante unie de France et une ouverture vers le monde.

L’Église Protestante unie de France (l’EPUdF)

L’envoi par le pasteur Laurent Schlumberger, Président du conseil national

Elle est l’aboutissement du processus d’union, engagé en 2007, entre l’Église réformée de France et l’Église évangélique luthérienne de France. Union confirmée en 2013 premier Synode national a eu lieu en mai 2013 à Lyon.

Le dialogue entre anglicans et luthériens

L’affirmation commune de Porvoo (octobre 1992)

Cette affirmation commune porte le nom de la ville de Finlande où anglicans et luthériens ont partagé l’eucharistie une semaine avant la signature de cet accord, le 13 octobre 1992. Cet accord concerne les anglicans de Grande-Bretagne et d’Irlande et les luthériens des pays nordiques et baltes. Il porte notamment sur une conception commune de l’épiscopat.

Le dialogue entre anglicans et protestants

La déclaration de Reuilly (juillet 2001)

La déclaration de Reuilly (du nom de la Communauté des Diaconesses de Reuilly, chez lesquelles le dialogue s’est en partie déroulé) concerne tous les luthériens d’Europe occidentale et aussi les réformés. Cet accord va moins loin que l’accord de Porvoo, compte tenu que les réformés ne partagent pas la conception que les luthériens et les anglicans ont de l’épiscopat.