Les femmes de l’Alliance
Image par Elle Stallings de Pixabay

Le père Jean-Marie Dezon, aujourd’hui vicaire à Briançon, a longtemps été chapelain au Laus. Il commence le cycle de conférences mariales de Carême du diocèse de Gap et Embrun par une intervention sur l’Ancien Testament.

L’année mariale diocésaine est pour nous l’occasion d’approfondir le mystère de Marie, et la Bible nous aide à y parvenir. C’est dans la Parole de Dieu que la théologie trouve sa force et qu’elle puise toujours sa jeunesse, en approfondissant dans la lumière de la foi toute la vérité cachée dans le mystère du Christ. Cette affirmation se trouve notamment dans la constitution Dei Verbum, grand texte du Concile Vatican II.

Il est bien vrai que la Vierge Marie intéresse les chrétiens, mais pour autant qu’elle est reliée au mystère du Christ. Et c’est bien là l’horizon des Écritures, particulièrement du Nouveau Testament. C’est évidemment le Christ et son mystère qui est la source unique, mais, de ce même mystère, Marie tire toute son importance.

Parmi les documents du Concile Vatican II, la constitution dogmatique Lumen Gentium, texte magnifique sur l’Église, consacre son dernier chapitre à Marie. Marie Mère de l’Église. Et ce qu’on peut y lire, notamment au §55, vaut d’être souligné : “Les Saintes Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament et la Tradition vénérable mettent dans une lumière de plus en plus grande le rôle de la Mère du Sauveur dans l’économie du salut et le proposent pour ainsi dire à notre contemplation. Les livres de l’Ancien Testament décrivent l’histoire du salut et la lente préparation de la venue du Christ au monde. Ces documents primitifs, tels qu’ils sont lus dans l’Eglise et compris à la lumière de la Révélation postérieure et complète, font apparaître progressivement dans une plus parfaite clarté la figure de la femme, Mère du Rédempteur.”

Autrement dit, en parcourant l’Ancien Testament, on peut y découvrir un certain nombre de femmes nous montrant combien Marie n’est pas une figure isolée, une sorte de météore qui serait tombé du ciel. La Vierge Marie a été comme préparée, et, a posteriori, la révélation de l’Évangile permet de voir dans l’Ancien Testament la figure de Marie.

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