Dimanche 12 octobre, les JMJistes du diocèse sont allés présenter leur voyage à Rio auprès des sœurs bénédictines de Rosans et du public venu aussi pour écouter une conférence du père Pierre Dumoulin sur l’encyclique du pape François. Ils ont ensuite participé à la bénédiction d’une croix installée à l’entrée de L’Épine.

Témoignage d’une JMJiste sur la journée à Rosans :

Depuis quelque temps le Père Eric nous avait demandé de venir témoigner des JMJ pour la journée de clôture de l’année de la foi à Rosans. Nous étions 7 à avoir pu répondre à cette invitation. Cela nous faisait aussi l’occasion parfaite de fêter son installation dans sa nouvelle paroisse et son nouvel appartement.

Samedi, sur les coups de midi, nous arrivions donc chez les sœurs bénédictines pour partager le repas. Là encore ce fut une occasion de fête car c’était l’anniversaire de Louisette, notre petite sœur de la Salette.

Après le repas nous entamions notre témoignage. Illustré par un diaporama reprenant les principales étapes de notre voyage, nous avons raconté nos JMJ, les moments marquants, des anecdotes… Cela a duré environ 2h00 mais je n’ai pas vu le temps passer tant j’étais replongée dans ce voyage mémorablement magnifique. Je pense que j’aurais pu en parler des heures encore !

À la suite du témoignage, nous avons suivi le Père Eric pour la bénédiction d’une croix faite pour l’année de la foi et dressée au bord de la route près de l’Epine. Cette croix m’a marquée car elle a été faite selon les dimensions de la Croix du Christ. Ce petit moment de prière terminé, nous retournions sur Veynes préparer la petite soirée.

Une bonne tartiflette, un bon vin, un bon gâteau et quelques partages sur différents thèmes bibliques plus tard, nous sommes tous allés prier les complies dans la petite chapelle de la Miséricorde divine. Les plus courageux ont ensuite adoré un moment.

Ce petit temps de prière, pourtant banal, m’a beaucoup touché car nous étions réunis devant Jésus. Nous venions de partager une super journée et Jésus n’a pas été oublié comme cela peut parfois être le cas.

Le lendemain nous avons partagé le petit déjeuner tous ensemble dans un moment marquant tant il était simple et fraternel. Arrivé à l’heure de la messe, nous avons eu la joie d’y participer très largement en animation, lectures et prière universelle.

Ce week-end fut vraiment réussi ! Un peu plus tard dimanche, nous nous sommes réécrits entre nous et j’ai réalisé que le Seigneur nous avait encore donné plein de grâces. A présent nous formons comme une petite famille.

Témoignage d’une autre JMJiste sur Rio :

Le père Eric Blanchard
Un JMJiste

 

Pourquoi est ce qu’on va aux JMJ ?…

J’ai pas mal d’amis très curieux de savoir ce que je pouvais bien aller faire aux JMJ… Bien sûr, quand je disais que je partais a Rio, ils adhéraient ; mais quand j’ajoutais que je partais pour un grand rassemblement de jeunes cathos et qu’on allait voir le pape, les choses changeaient un peu et ils demandaient des preuves que, oui, ça allait être aussi bien que ce que je leur décrivais. Des preuves ? J’avoue, je n’en ai pas. Je pense que, comme tout le monde, au départ je partais pour partager ma foi avec des millions de jeunes du monde entier, visiter un beau pays et faire de belles rencontres.

Après Paris, Rome et Madrid, je dirais qu’il ne s’agissait plus pour moi d’une envie d’aller vivre un «immense renouveau spirituel». Je parlerais plutôt d’un désir d’aller vivre un «lifting» du superflu qui rend vraiment plus disponible : aux autres, à Dieu et à la vie. Et il faut dire que les heures de marche, la fatigue, les gymnases bondés et les heures d’attente pour aller manger ont contribué au lifting ! Au bout de quelques jours on réduit le temps dans la salle de bain parce que l’eau est gelée, on renfile toujours les mêmes T-shirts et on oublie un peu son nombril pour partager l’ unique gourde d’ eau du groupe avant de s’ endormir à 4 heures du mat parce qu’on a fait une soirée louange/guitare au lieu d’avoir perdue notre soirée devant notre tout-puissant nouvel ami  « You Tube ». Et, curieusement, on est super heureux comme ça…
En bref : on parle moins, on écoute et on vit plus en essayant d’être soi et ça décape ! Et puis, les JMJ c’est aussi l’immense bonheur de voir toute une ville, et presque un pays, qui se colore de jeunes partageant la même foi avec une joie de fou. Les rues sont pleines à craquer pendant plusieurs semaines ; c’est certainement un bazar monstre mais magnifique, dans la musique, la fête et l’amitié ! Ça chante, ça gueule dans les bus, les métros, et même si personne ne parle la même langue on se comprend… bref comme disais JP2 c’est vraiment « la révolution de l’amour » !
J’avais hâte de connaître les jeunes qui allaient partir aussi, car j’ai toujours rencontré des gens magnifique même si au début parfois… j’ aurais pas cru !  (C’est aussi la force étonnante de cette expérience). J’avais hâte de découvrir Rio, un morceau de culture que je ne connais pas du tout, partager ma foi autour d’un mojito ou d’un verset de bible et vivre les quatre jours autour de notre nouveau pape qui allait avoir sûrement pas mal de choses à nous dire ! J’avais hâte de voir ces jeunes du monde entier heureux, fiers de leur Eglise et tellement, tellement nombreux. J’étais sûre qu’on allait tous vivre des moments très simples et beaux, faire le plein de beaux souvenirs et rentrer avec une foi renouvelée pour être un peu ce que Dieu demande aux chrétiens depuis toujours : « être des serviteurs de la joie » !!!

Témoignage d’un troisième JMJiste sur la journée à Rosans :

Le déjeuner
L’occasion de fêter l’anniversaire de Sœur Louisette, participante des JMJ

 

Rosans c’ est loin… mais ça vaut les kilomètres ! J’imagine que c’est ce que nous avons tous pensé après cette très belle journée de clôture de la foi ! Un grand merci au sœurs de la communauté pour leur accueil chaleureux et pour cette journée si bien préparée dans ce lieu magnifique. Merci à toutes les personnes présentes qui nous ont permis d’échanger sur nos JMJ, partager sur ces formidables semaines au Brésil nous a fait chaud au cœur ! Un grand merci au père Eric de nous avoir ensuite rassemblés pour la bénédiction de cette belle croix près de l’Épine (et pour sa pendaison de crémaillère à Veynes !). Bienvenue Padre ! Un petit clin d’œil en passant à notre groupe MAGIS que j’aime tant et enfin, un grand merci au Seigneur de nous donner la joie de partager des moments comme cette journée avant de nous envoyer témoigner de tout ce qu’il fait de beau dans nos vies !

Tous ceux qui le pouvaient ont ensuite participé à la bénédiction par le père Eric Blanchard, nouveau doyen pour le Buëch-Dévoluy, d’une immense croix installée à l’entrée de L’Epine, remplaçant une ancienne croix en mélèze usée par les ans. Le projet avec été lancé au début de l’Année de la foi par le père Sébastien Dubois, alors doyen du Buëch-Dévoluy. Pour participer aux frais de réalisation de cette croix, il est possible d’envoyer un chèque à l’abbaye Notre-Dame de Miséricorde, 05150 ROSANS, en précisant bien “croix de l’année de la foi”.

Témoignage des sœurs de l’abbaye :

 
Préparation du support à l’abbaye
 
Sur le site, comblement de l’excavation par 8 m3 de pierres et de béton
La croix quitte l’abbaye
Installation de la croix sur son site à L’Epine, sur la route entre Serres et Rosans

 

Ecce crux ! Aussi émues qu’un Vendredi saint lorsqu’est découverte la croix au moment de l’adoration, nous contemplons celle qui vient d’être érigée et se découpe dans le ciel et l’espace dégagé près de l’Epine.

Ce chantier s’annonçait important, il a été colossal ! Depuis la recherche − au royaume de Kinz le ferrailleur à Veynes − de poutrelles en forme d’U de 80 kg chacune, le percement par notre voisin soudeur de ces poutrelles destinées à maintenir dans et hors du béton la croix, le creusement d’un trou − que dis-je, d’une excavation, d’un cratère de 8 m3  − dans lequel cinq camions de pierres d’une tonne et le mélange béton on été déversés, le scellement des deux poutrelles dans le socle, jusqu’au terrassement de l’environnement, c’est une semaine complète de notre maçon et de son aide − soustraite à notre propre chantier que nous venions à peine de commencer − et deux journée de travail de notre voisin soudeur qui ont été nécessaires à cette implantation.

Nous partageons la joie de voir se pérenniser sur la route de Serres à Rosans le souvenir de l’Année de la foi. Tous ceux qui ont participé à ce projet, même ceux qui se disent éloignés de l’Eglise, sont enthousiastes.  “C’est du solide, cela tiendra des siècles”, a dit notre maçon, fier de son béton cyclopéen !!!

Le père Eric Blanchard bénit la croix

 

Autre événement de ce dimanche 12 octobre à l’abbaye : le père Pierre Dumoulin, recteur de l’Institut de théologie catholique de Tbilissi en Géorgie, était venu le matin présenter l’encyclique du pape François sur la foi et présider la célébration eucharistique devant une cinquantaine de personnes.

Le père Pierre Dumoulin expliquant l’encyclique du pape François, le matin à Rosans
Le père Pierre Dumoulin durant son homélie

 

Cliquez sur le lien pour lire la conférence du père Pierre Dumoulin :

Lire l’encyclique Lumen fidei