Les vœux au sanctuaire notre-Dame du Laus avec présentation du programme de l’année jubilaire ( de mai 2014 à mai 2015 )

Vendredi 10 janvier 2014, les prêtres, les diacres, les salariés du diocèse, les responsables des services et mouvements diocésains, étaient invités au sanctuaire Notre-Dame du Laus pour une messe et un déjeuner présidés par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri.

La matinée avait été l’occasion par le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire, de présenter le programme de l’année jubilaire qui se déroulera au Laus du 1er mai 2014 au 1er mai 2015.

Ci-dessous une vidéo de l’homélie de la messe des vœux au sanctuaire, avec en images différents moments de la célébration. Ci-dessous également, le texte de l’homélie et le programme présenté par le sanctuaire pour célébrer durant toute une année le 350e anniversaire des premières apparitions à Benoîte Rencurel.

 

 Homélie

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi je trouve difficile la période des vœux. Même en faisant tout ce que nous pouvons pour n’oublier personne, on oublie forcément quelqu’un. Ou alors on n’a pas fait comme on aurait dû faire. C’est ainsi qu’il y a quelques jours une femme a appelé à la Maison épiscopale parce que l’année dernière j’avais ajouté un mot à la main et pas cette année. Et du coup, au lieu de se réjouir de la carte de vœux, elle en était tout attristée. Alors je voulais bien faire, et voilà que j’ai fait de la peine. Et encore, cette personne a osé me le dire. Combien n’osent pas et gardent leur peine pour elles !

Si nous pensons à une journée comme celle d’aujourd’hui, il est impossible de ne froisser personne. Celui-ci qu’on n’a pas invité. Celle-là qu’on n’aura pas salué parce qu’on était distrait. Ou bien encore, pensons aux événements comme les mariages ou les ordinations. La fin de la journée arrive, on n’a pas vu le temps passer. Tout le monde est parti, et une fois la journée terminée on se dit : « J’ai oublié de dire ceci à untel ! Je n’ai pas vu tel autre. Il était là pourtant je crois. Et celui-là dont j’ai croisé le regard et qui n’a pas osé s’approcher, entouré que j’étais par d’autres personnes. Peut-être avait-il quelque chose d’important à me dire. »…

Donc il nous faut bien le reconnaître. Nous sommes des êtres limités. Déjà rien que dans l’espace et dans le temps ! Quand bien même on le voudrait, on ne peut pas être tout à tous, et tout le temps. Et puis nous sommes limités aussi dans nos perceptions du monde, des personnes, et des situations. Nous ne sommes ni tout-puissants ni omniscients. Nous répondons aux appels des uns et des autres en fonction de ce que nous sommes, de ce que nous savons sur eux, de ce que nous ressentons, et du temps dont nous disposons. Et quelquefois ça tombe à côté. Ou d’autres fois même, quoiqu’on fasse, rien ne va, lorsque les manques et les attentes sont grands. Et nous prêtres, nous sommes sans doute de ceux à qui on pardonne le moins.

Au milieu de nous il y a bien une humanité en souffrance et en attente. Une humanité qui a besoin de se sentir regardée, reconnue, écoutée, comprise, aimée. « Sans coup de fil de vous, dira tel ou tel,  je suis perdu ! » Une autre personne : « J’ai l’impression qu’on ne pense pas à moi : on ne m’offre jamais rien ! » Cette humanité attend quelque chose de nous, chrétiens, de nous, prêtres. Bien sûr, ces attentes peuvent être irréalistes. Cette femme qui m’a appelé à la Maison épiscopale, que pouvait-elle savoir du fait que j’avais de nombreuses cartes à envoyer et du peu de temps dont je disposais pour en personnaliser le maximum ? Cette personne a réagi comme si elle était seule au monde. La carte de vœux n’a pas suffi comme marque d’attention. Elle attendait un mot manuscrit en plus. Et nous sommes tous un peu ainsi. Nous nous croyons seuls au monde. Mais il n’y a que pour le Christ que nous seuls au monde.

Face à des situations comme celles-ci, il me semble que nous courons deux risques opposés.

D’un côté le risque de nous épuiser à vouloir répondre à tous les besoins et à courir en tous sens, alors qu’on sait fort bien que cela n’est pas possible. Ne serait-ce que par le petit nombre, que nous sommes désormais. Ne serait-ce que par la somme astronomique des besoins, que ce soit sur le plan spirituel, affectif, économique, sociétal.

L’autre risque que nous courons est, à l’inverse, de nous complaire dans notre train-train quotidien, et de nous satisfaire d’être entre nous, de rester centrés sur nous-mêmes, de nous nourrir même ne nos guéguerres intestines, de ne plus voir la manière dont on nous regarde, de ne plus prendre le risque d’aller à la rencontre du monde et de nous donner vraiment.

Que faire ?… Or voici que les lectures de ce jour nous apportent un éclairage sur ces questions, et une marche à suivre.

D’abord l’éclairage.

Certes nous sommes limités et nous ne pouvons pas répondre à tous les besoins. Oui, notre humanité – et nous-mêmes, reconnaissons-le – nous avons des attentes, et toutes ne peuvent pas être satisfaites. Mais il y a quelqu’un qui peut répondre à toutes les attentes, et ce quelqu’un c’est le Christ. C’est donc vers lui que nous devons orienter nos regards, au Christ que nous pouvons présenter nos attentes. Car lui seul peut y répondre. Dans le Christ, les désirs les plus profonds de l’humanité sont satisfaits. Et les lectures nous en présentent quelques-uns :

Dans le Christ, le mal n’aura pas le dernier mot : « Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? »

Le Christ répond à notre soif de vivre pour de vrai et pour de bon : « Vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu. »

En Dieu se trouvera la réponse à notre désir de paix, de justice et de pain : « Il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie. »

Par le Christ, la maladie et la souffrance ne seront plus : « Jésus proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissait son peuple de toute maladie. »

Oui, donc, dans le Christ les désirs les plus profonds des hommes seront satisfaits. C’est là un des éclairages des lectures de ce jour. Le lépreux se prosterne aux pieds de Jésus. Il lui présente son désir de guérison, et lui manifeste sa foi. Et Jésus répond à son attente en le guérissant.

Alors portons donc nos regards et nos espérances vers le Christ, vers nul autre. Et puis trouvons aussi dans le Christ la marche à suivre pour répondre aux attentes et aux besoins du monde. Regardez ce que fait le Christ dans cet évangile :

Jésus guérit le lépreux, c’est vrai. Mais est-ce que vous avez remarqué que Jésus ne guérit pas tout le monde pour autant ? Je rappelle : « De grandes foules accouraient pour […] se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait. »

Alors, est-ce que Jésus a créé de la frustration à guérir certains et pas d’autres ? À se retirer pour prier plutôt qu’à rester dans la foule à guérir ? Peut-être. Toujours est-il qu’alors même que Jésus pouvait guérir tout le monde, il ne l’a pas fait. Il se retire et prie. Il place la prière en premier. Pour autant, ce qu’il a fait pour le lépreux n’en reste pas là ! La nouvelle de sa guérison se répand. Le lépreux rayonne. Le lépreux devient un signe pour les autres. « Ta guérison sera pour les gens un témoignage » a dit Jésus au lépreux. Témoignage que le Royaume de Dieu est là en la personne de Jésus. Guéri, relevé, réintégré dans la communauté, dans la vie de tous les jours, dans son village, dans sa famille, dans son métier, le lépreux peut témoigner que le Sauveur que le monde attend est bien là, agissant au milieu de son peuple, même si ce n’est pas encore la fin des temps, les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Là où il passe, le lépreux guéri est la preuve vivante que l’humanité va vers son salut. Peut-être alors, ceux qui ont été dans un premier temps déçus de ne pas être guéris, effondrés de voir le Christ s’éloigner pour prier, ont-ils mieux surmonté leur frustration, et se sont-ils réjouis pour le lépreux plutôt que de s’apitoyer sur eux-mêmes, se sont-ils sentis sauvés en espérance.

Alors nous-mêmes, au lieu de nous épuiser à vouloir répondre à tous les besoins et à courir en tous sens, faisons comme Jésus. Guérissons. Mais mettons en premier dans nos vies la prière. Elle nous permettra de rétablir l’ordre des priorités, et d’être ensuite plus attentifs aux personnes rencontrées. Ces personnes pourront alors témoigner que nous-mêmes ici présents, communauté diocésaine dans toutes ses virtualités, ses sensibilités, ses composantes, nous sommes bien des disciples de Jésus.

Nous ne pouvons pas répondre à toutes les attentes. Seul le Christ le peut. Mais à nous d’orienter vers le Christ, à nous d’être pour nos proches l’Évangile continué, l’Évangile en acte. À nous de permettre à ceux que nous approchons de témoigner ensuite autour d’eux de tout le bien qu’on leur a fait.

Alors, tous mes vœux pour vous en ce sens en cette année 2014. Amen !

Le programme de l’année jubilaire
au sanctuaire Notre-Dame du Laus

1er mai 2014 – 1er mai 2015

MAI – JUIN 2014

1er – 4 mai : Ouverture de l’année jubilaire. Journées mariales.
1er mai : célébration d’ouverture de l’année jubilaire. Présidée par Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France, et Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun.
2 mai : festivités à Saint-Etienne-le-Laus. Inauguration de la maison natale de Benoîte restaurée.
3 et 4 mai : journées mariales et démarche jubilaire.

8 – 11 mai : Pèlerinage des étudiants et jeunes professionnels. ”Avec Marie, vers les autres, de la prière à l’engagement”. Présidé par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.

17 – 18 mai : Pèlerinage des Italiens.

29 mai – 1er juin : Journées du partage.
29 mai (Ascension) : pèlerinage de la Couronne
30 mai-1er juin : pèlerinage du partage.
31 mai : rassemblement du parcours diocésain.

9 juin : Lundi de Pentecôte – Fête des jubilaires. Présidée par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun. Pour les couples, religieux, consacrés, prêtres.

14 juin : Pèlerinage des malades. Présidé par Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes-Lourdes.

15 – 16 juin : Journées de réflexion sur les guérisons, ouvertes à tous. Présidées par Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes-Lourdes.

18 juin : Pèlerinage des enfants

22 juin : Fête-Dieu. Célébration de l’apparition de la Vierge Marie à Benoîte dans la cathédrale d’Embrun.

28 – 29 juin : Pèlerinage des motards.

JUILLET – AOÛT 2014

1er – 6 juin : Session sur le temps. Prêchée par le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire.

23 – 28 juin : Session estivale des familles. ”Le pardon à la lumière de l’expérience du Laus”.

29 juillet – 3 août : Camp des jeunes de 18 à 35 ans, sur le thème du pardon.

11 – 17 août : Session estivale des familles. ”Le pardon à la lumière de l’expérience du Laus”.

15 août : Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie.

29 août : Anniversaire de la révélation du nom de Marie à Benoîte. Pèlerinage du Laus à Saint-Etienne-le-Laus. Célébration au Vallon des fours.

SEPTEMBRE – NOVEMBRE 2014

3 – 7 septembre : Session d’approfondissement de la foi. Prêchée par Mgr André Fort, évêque émérite d’Orléans

7 septembre : Fête de la rentrée scolaire. Présidée par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun. Bénédiction des cartables.

8 septembre : Fête de la Nativité de la Vierge Marie. Présidée par Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque émérite de Meaux.

26 – 28 septembre : Pèlerinage pédestre de La Salette au Laus.

28 septembre : Anniversaire de l’apparition à Pindreau.

29 septembre – 2 octobre : Session angélique. Enseignements sur les anges. Prêchée par le père Jean-Miguel Garrigues, o.p.

13 – 17 octobre : Session pour les retraités. Vivre le passage à la retraite ou les premières années de retraite à la lumière du message du Laus.

18 octobre : Journée du personnel de santé.

8 – 11 novembre : Session espérance, pour les personnes ayant connu un deuil. Prêchée par le père Guy Corpataux, chapelain.

10 – 14 novembre : Retraite pour les religieuses.

21 – 24 novembre : Session ”contempler la beauté”

29 – 30 novembre : Retraite d’entrée en Avent pour les 17-35 ans

DÉCEMBRE 2014 – MARS 2015

20 décembre – 4 janvier : Vivre les fêtes ”autrement”.

18 – 23 janvier : Retraite pour les prêtres.

31 janvier – 1er février et 7 – 8 février (au choix) : Pèlerinage des séminaristes

15 février – 15 mars : Sessions ski-spi pour tous

AVRIL – MAI 2015

2 – 4 avril : Triduum pascal. Célébration des jours saints.

12 avril : Dimanche de la divine Miséricorde. Bénédiction de la chapelle de la Miséricorde.

1er mai : Clôture de l’année jubilaire. Présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

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