La Visitation (Lc 1, 39-45)

 

Évangile de Jésus
Christ selon saint Luc

 

En ces jours-là, Marie se mit en route
rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère
de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des
paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

 

L’Avent avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus :

 

Le Père Adolphe Roulland, ayant correspondu avec Thérèse, témoignant au procès
de béatification :

 

« Elle envisage la justice de Dieu d’un point de vue qui en fait un
argument de plus pour exciter sa confiance. ” C’est parce qu’il est juste – dit-elle – qu’il est compatissant. Il connaît notre fragilité, et se souvient que nous ne sommes que poussière…
Je ne comprends pas les âmes qui ont peur d’un si tendre ami… Lorsque je lis certains traités spirituels, où la perfection est montrée à travers mille entraves, mon pauvre petit esprit se
fatigue bien vite ; je ferme le savant livre qui me casse la tête et me dessèche le cœur. Je prends l’Écriture Sainte, et alors la perfection me semble facile. Je vois qu’il suffit de
reconnaître son néant et de s’abandonner comme un enfant dans les bras du bon Dieu ” »