• 22 juin 2011

Evangile : Pardonner à nos frères pour obtenir le pardon (Mt 18, 21-35)

 

Pierre s’approcha de Jésus pour lui
demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas
jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

En effet, le Royaume des cieux est
comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena
quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).

Comme cet homme n’avait pas de quoi
rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.

Alors, tombant à ses pieds, le serviteur
demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’

Saisi de pitié, le maître de ce
serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, le serviteur trouva un
de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’

Alors, tombant à ses pieds, son
compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’

Mais l’autre refusa et le fit jeter en
prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé.

Ses compagnons, en voyant cela, furent
profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.

Alors celui-ci le fit appeler et lui dit
: ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.

Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir
pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’

Dans sa colère, son maître le livra aux
bourreaux jusqu’à ce qu’il ait tout remboursé.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous
traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. »

 

 

Le carême avec Frère Denis, religieux
trinitaire

 

« Toute ton éducation te conduit à désirer l’héroïsme : “J’y arriverai !..” Pouvoir se dire à soi-même, dire
aux autres et à Dieu : “J’y suis arrivé !” semble être le grand ressort de beaucoup de vies chrétiennes idéalisées.

Cela ne laisse que peu de place, pour ne pas dire pas du tout, au constat humble et ouvert :

“Je n’y arrive pas, Seigneur, je te remets cette fragilité, fais-en ce que tu voudras.”

Il te faudra laisser se “déconstruire” ce moi volontariste si patiemment échafaudé. Il te faut, surtout, découvrir
la grâce, si douce, d’une humble remise de toi-même à quelqu’un qui t’aime dans ta faiblesse. »

 

La suite demain…

 

Extrait du livre L’école
de la fragilité
du Frère Denis Trinez, délégué provincial de l’Ordre trinitaire en France, mis en ligne avec l’aimable autorisation des Editions du Cerf. Pour acheter le livre, cliquez
ici :
Denis
Trinez, L’école de la fragilité
.

Pour en savoir plus sur la
famille Trinitaire, cliquez ici :
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de Cerfroid

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