Ci-dessous les photos de la Messe chrismale du mardi 19 avril 2011 et l’homélie de Mgr André
Fort.

 

Au cours de cette messe célébrée en la cathédrale de Gap, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a béni les huiles saintes qui seront utilisées pour la
célébration des sacrements tout au long de l’année dans les diverses paroisses du diocèse.

 

Comme chaque année au cours de cette célébration, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, les prêtres et les diacres ont renouvelé les promesses de leurs
engagements pris au jour de leur ordination épiscopale, sacerdotale, diaconale.

 

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a également institué aux ministères de lecteur et d’acolyte deux séminaristes du diocèse, Jean-Baptiste Tran et
Eric Blanchard. Ces institutions n’étant guère connu, Mgr André Fort, ancien supérieur de séminaire, en a expliqué le sens dans son homélie.

 

 

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  Une assemblée nombreuse pour une belle célébration qui n’a lieu qu’une fois par an
et qui manifeste pleinement l’Eglise, Peuple de Dieu.

 

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  La procession d’entrée.


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Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, au pied des marches du choeur.
Au second plan, les deux séminaristes qui seront institués au cours de la célébration.
   .


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  Mgr André Fort prononce l’homélie
(voir texte ci-dessous)

 

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  De gauche à droite, Jean-Baptiste Tran et Eric Blanchard

 

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  Le Père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus,
responsable des séminaristes du diocèse,
les présente tous deux :
Jean-Baptiste, arrivé en 2003 dans le diocèse de son Vietnam natal et actuellement séminariste à Rome,
et Eric, arrivé dans le diocèse l’été dernier après plusieurs années passées au séminaire des Carmes à Paris.

 

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  Pour le ministère de lecteur,
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri remet à chacun le lectionnaire :

“Recevez le livre de la Sainte Écriture
et transmettez fidèlement la parole de Dieu :
qu’elle s’enracine et fructifie dans le coeur des hommes.”

 

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  Pour le ministère d’acolyte,
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri remet à chacun le pain qui sera consacré durant l’eucharistie :

“Recevez ce pain pour la célébration de l’eucharistie,
et montrez-vous digne de servir la table du Seigneur et de l’Église.”


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  Evêque, prêtres et diacres renouvellent les promesses faites au jour de leur ordination.
Tout le peuple chrétien est invité à prier pour eux.

Tous ensemble, évêque, prêtres, diacres, religieux, religieuses, laïcs :
“Que le Seigneur nous garde les uns les autres dans son amour.”

 

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La célébration de l’eucharistie.

Au premier plan, les trois urnes contenant les huiles que l’évêque va bénir :
l’huile des malades, l’huile des catéchumènes et le Saint Chrême
.

 

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  Bénédiction de l’huile des malades,
présentée par soeur Thérèse Rasoamalala et Jacqueline Schüler,
de la Pastorale de la Santé.


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  Bénédiction de l’huile des catéchumènes,
présentée par Philippe Borel et Céciliane Cavro,
deux des catéchumènes qui seront baptisés durant la Veillée pascale,

samedi 23 avril au soir, nuit sainte de la Résurrection.

 

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    Consécration du Saint-Chrême,
mélange d’huile d’olive et de pur parfum,
présenté par Béatrice Mathieu, de la Pastorale des vocations,
et par le Père Charles Troesch, le plus jeune prêtre du diocèse.

Le Saint Chrême est employé pour le baptême et la confirmation,
pour l’ordination des prêtres et des évêques,
et aussi pour la consécration des autels et des églises.
  

 

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Envoi de l’assemblée par le diacre Michel Gruère : 

“Allez dans la paix du Christ !”

 

 

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Homélie de Mgr André Fort
évêque émérite d’Orléans
chapelain
au sanctuaire Notre-Dame du Laus

 

Chers Frères et Sœurs, 

Nous voici ensemble, laïcs, religieuses et religieux, diacres, prêtres et évêques. Nous
sommes le Corps du Christ, chacun de nous est un membre de ce corps mais ce corps n’est vivant que parce que le Christ en est la Tête. Dans la foi accueillons sa présence, laissons-nous rejoindre
par Lui, laissons-nous instruire, laissons-nous entraîner et conduire dans l’élan et la force de l’Esprit Saint.
 

Chaque année, au début de l’ultime étape de notre montée vers Pâques, la belle liturgie de la
Messe Chrismale est une des expressions majeures de notre foi au Christ présent et agissant dans la liturgie de son Eglise pour accomplir son œuvre de salut du monde à la gloire du
Père.
 

Le Christ est venu, Il s’est fait notre frère pour nous révéler l’amour du Père, Il est
désormais pour chacune et chacun de nous la Voie, la Vérité et la Vie. Pour que cette vie ne cesse pas d’être offerte et communiquée de génération en génération à toute l’humanité, le Christ, par
sa mort sur la croix, a libéré l’Esprit et l’a répandu sur ses apôtres au jour de la Pentecôte pour que son Eglise soit vivante et courageusement missionnaire.
 

Désormais l’Esprit fait de l’Eglise le signe et l’instrument de l’œuvre de salut du Christ.
Dans la célébration des sacrements le Christ est présent et agissant et c’est pourquoi la liturgie de la messe chrismale renouvelle chaque année notre conscience d’être appelés à vivre et agir en
vrais collaborateurs du Christ, Lui qui veut qu’aucun homme ne se perde.
 

La vocation commune de tous les baptisés, laïcs, religieuses et religieux, diacres, prêtres
et évêques, est la vocation à la sainteté chrétienne. N’ayons pas peur des mots, nous sommes tous appelés à nous laisser sans cesse évangéliser et à nous convertir pour grandir en sainteté. Tout
baptisé doit tendre à faire de sa vie une louange à Dieu et un service généreux de ses frères. Comme le dit l’apôtre saint Paul : « que votre conduite soit digne de l’Evangile du
Christ. Laissez vous conduire par l’Esprit afin que tous deviennent une offrande qui sanctifiée par l’Esprit soit agréable à Dieu ». A la mesure des dons que Dieu lui accorde dans la lumière
de l’Evangile et la grâce des sacrements, chacune et chacun de nous doit s’appliquer à vivre en enfant de Dieu, désireux de grandir dans la ressemblance au Christ. C’est là le culte spirituel du
sacerdoce commun de tous les baptisés dont le Concile Vatican II a superbement montré l’importance et la fécondité.
 

Voila ce qu’ont vécu les Saintes et les Saints qui nous ont précédés. Ils sont d’une
impressionnante diversité d’âge, de condition sociale et de statut ecclésial. Cette diversité doit nous rassurer et nous encourager. Nous sommes par vocation et par grâce membres de cette belle
et grande famille et j’ai aimé, au cours de la Journée Mondiale de la Jeunesse à Cologne, entendre le Pape Benoît XVI nous dire avec force : « Ce dont les hommes du troisième millénaire
ont le plus besoin c’est de la sainteté des chrétiens ».
 

La participation à la vie divine dont le baptême est la source initiale est enrichie,
fortifiée et entretenue par les sacrements de confirmation, de réconciliation et d’Eucharistie, mais elle reçoit une qualification propre par deux sacrements sociaux qui sont le sacrement de
mariage et le sacrement d’ordre.
 

Le sacrement de mariage qualifie des époux baptisés et confirmés pour que leur union soit
comme un reflet de l’union du Christ et de l’Eglise dans son unicité, sa fidélité et sa fécondité.
 

Quant au sacrement d’ordre, il est un don que le Christ accorde à des hommes baptisés et
confirmés qu’Il choisit pour en faire ses collaborateurs ordonnés au service de l’évangélisation, de la sanctification  et de la conduite de leurs frères. Cette vocation est noble, ce
service est grand. Parce qu’il témoigne de la générosité et de la gratuité des dons de Dieu, ce service est, pour ceux qui l’exercent dans l’Eglise au nom du Christ, une source de fierté et de
joie.
 

Parce que ce service est grand, il est aussi exigeant. Il demande un engagement, un don de
soi, un désintéressement, en un mot une conformité au Christ dont nul d’entre nous n’est naturellement capable. C’est dire que les ministres ordonnés doivent s’appliquer à entretenir leur vie
baptismale dans la prière et les grâces des sacrements du pardon et de l’Eucharistie. Leur charité doit être une charité pastorale, et c’est pourquoi ils ont besoin de la compréhension, du
soutien et de la charité fraternelle de leurs frères et sœurs laïcs.
 

Evêques, prêtres et diacres nous reconnaissons avec l’apôtre saint Paul que « nous
portons tous dans des vases d’argile le trésor que le Christ nous a confié ». Nul de nous n’oserait prêcher l’Evangile si l’on exigeait de lui une vie qui en manifeste toutes les richesses
et qui réponde à toutes ses exigences. Mais la conscience de nos insuffisances et de nos faiblesses ne nous dispense pas d’être fidèles à la mission que le Christ nous a confiée.

Aujourd’hui, Frères et Sœurs, nous avons la joie d’entourer et d’accompagner deux de nos
frères qui vont être institués lecteurs et acolytes dans la perspective d’être appelés au ministère presbytéral.

Eric et Jean-Baptiste, en vous instituant lecteurs et acolytes, votre évêque vous établit
dans une relation nouvelle à la personne du Christ pour le service de sa Parole et de son Corps eucharistique. Vous aurez désormais à entretenir, à approfondir cette relation pour exercer la
charge qui vous est confiée de façon de plus en plus compétente et fructueuse. Vous devez la considérer comme majeure et l’exercer avec un soin tout particulier. Cette charge d’annonce de la
Parole de Dieu, du service de l’Eucharistie et de conduite de la prière de la communauté est déjà fondatrice de composantes essentielles des ministères qui deviendront les vôtres quand vous serez
diacres et prêtres

Les responsabilités que comportent le lectorat et l’acolytat débordent largement l’espace des
célébrations liturgiques. Elles doivent peu à peu marquer l’ensemble de votre vie de relations. Elles doivent particulièrement inspirer votre dévouement à vos frères et sœurs, votre partage de
leurs efforts, de leurs joies et de leurs peines.

Jean-Baptiste et Eric, appliquez vous désormais à témoigner simplement mais en vérité de la
façon dont la Parole de Dieu fait autorité pour vous dans toute votre vie. Ne craignez pas de reconnaître que pour vous-mêmes cette Parole demeure un appel à la conversion, une voie étroite où
vous avancez parfois avec peine mais dont, par fidélité au Christ, vous ne vous autorisez pas à modifier le tracé. Témoignez de votre piété envers le Christ sacramentellement présent dans
l’Eucharistie. Accordez lui la place qui lui revient dans votre vie pour qu’elle en soit de plus en plus la source et le sommet, ce qu’elle est appelée à devenir dans toute vie authentiquement
chrétienne.

                                                                                                                                
Amen.

 

 

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