Mgr Jean-Michel di Falco Léandri à Briançon pour fêter l’église Sainte-Catherine entièrement rénovée !

Samedi 25 janvier, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a présidé la messe en l’église entièrement rénovée de Sainte-Catherine à Briançon. Il a béni les murs et l’assemblée, et institué Serge Faure-Brac comme lecteur et comme acolyte.

Ci-dessous vous trouverez des photos de la célébration, le texte de l’homélie, une présentation des travaux et de Serge Faure-Brac, un aperçu historique de l’église Sainte-Catherine, le sens du lectorat et de l’acolytat, un appel aux dons pour financer les travaux de l’église. 

Bénédiction de l’assemblée
L’église Sainte-Catherine pleine
L’institution de Serge Faure-Brac au lectorat
L’institution de Serge Faure-Brac à l’acolytat

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Homélie

Chers frères et sœurs,

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri au cours de son homélie, avec à sa gauche le père Bertrand Gournay, curé, et à sa droite le père Victorien, curé de L’Argentière

« Je vous exhorte à être tous vraiment d’accord ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments. » Voilà ce que demandait saint Paul à la communauté chrétienne de Corinthe aux prises à des tensions internes. Vingt et un siècles plus tard, écoutez ces quelques autres paroles : « Que les chrétiens ferment les portes aux jalousies, aux commérages qui divisent et détruisent nos communautés » D’où cela vient-il ? Du pape François lui-même, jeudi matin, durant la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, au sixième jour de prière pour l’unité des chrétiens. Unité qui ne concerne pas seulement l’unité entre confessions (catholiques, protestants, orthodoxes), mais aussi au sein même de chaque confession.

Rien de nouveau sous le soleil, donc, chez les chrétiens, me direz-vous. « Aimez-vous les uns les autres » : voilà ce qu’ils ont tout le temps à la bouche. Mais dès qu’il s’agit de s’aimer, de s’entraider, d’accepter la différence, il n’y a plus grand monde, une petite poignée d’entre eux, “toujours les mêmes” diront certains. « Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ». Les chrétiens seraient-ils des donneurs de leçons, qui se gardent bien d’appliquer les conseils qu’ils donnent aux autres ?

Saint Paul dénonce cette hypocrisie. Et pour cela il renvoie directement au langage de la Croix. « Le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ. »

Le baptistère à son nouvel emplacement, près de l’entrée de l’église.

« Le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile. » Non pas que le baptême ne compte pas. Mais le rite du baptême sans effet dans la vie concrète, voilà ce qui ne sert à rien. « Nous sommes appelés à vivre notre baptême chaque jour, comme nouvelles créatures, revêtues du Christ », a tweeté le pape vendredi, dans l’après-midi de la visite de M. François Hollande.

L’Évangile de ce soir ne dit pas autre chose. « Convertissez-vous, » dit Jésus. Se convertir, ce n’est pas simplement passer d’une religion à une autre, sans que rien ne change dans sa vie. Se convertir, c’est changer de vie, changer de regard, changer d’attitude.

Sommes-nous donc des communautés appelantes, à l’image de ce que le Christ a été au bord du lac de Galilée ? Voilà la question que nous pouvons nous poser…

Imaginez un peu ! Mettez-vous à la place de Pierre ou André, ou Jacques ou Jean, comme vous voulez. Un homme passe, que vous ne connaissez ni d’Ève ni d’Adam. Un inconnu qui vous invite à tout lâcher ! Et vous lâchez tout ! Votre travail, votre maison ! Tout ! Quel pouvoir d’attraction chez cet homme ! Et nous, quel pouvoir d’attraction avons-nous pour nos frères et sœurs du Briançonnais ? Et si nous avons perdu ce pouvoir d’attraction, comment le retrouver ? Nos communautés ne donnent pas envie d’être rejointes !

Pouvoir d’attraction par la beauté ! Vous avez une nouvelle église Sainte-Catherine. Toute belle. Toute rénovée. Que votre communauté soit à son image. Que votre communauté donne à voir du beau, dans ses liturgies, dans ses chants, dans ses sourires.

Pouvoir d’attraction par la bonté. Cette église Sainte-Catherine est accueillante avec ses teintes chaudes. Que votre communauté soit tout aussi chaleureuse pour accueillir ceux qui sont à sa périphérie : les pauvres, les malades, les personnes souffrant de solitude, les personnes en quête d’un sens à leur vie, les chômeurs.

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi. » Quelle lumière sommes-nous pour nos frères et sœurs habitant dans l’ombre ? Ou serait-ce que nous ne les voyons pas ?… Le père Bertrand Gournay (et l’équipe s’attelant à la tâche de trouver de nouvelles pastorales diocésaines) nous invite à nous tourner vers les périphéries. Si nous ne voyons pas les besoins, si nous ne les voyons pas même à notre porte, c’est nous qui sommes dans l’ombre !

Nous ne nous retrouvons pas ensemble le dimanche pour nous faire plaisir ou par obligation. Nous nous retrouvons pour sortir de nos ombres. Nous nous  retrouvons pour placer nos vies sous le projecteur de l’évangile ! Nous nous retrouvons pour que les écailles tombent de nos yeux et que la gangue qui enserre nos cœurs vole en éclat ! Nous nous retrouvons pour vivre du Ressuscité. Nous nous retrouvons pour nous nourrir aux deux tables de la Parole et de l’eucharistie, et repartir ainsi ressourcés pour œuvrer dans le monde avec un cœur renouvelé.

Ce soir Serge vient d’être fait lecteur, et il va être fait acolyte. De quoi s’agit-il ? Du service des deux tables justement. La table de la Parole, la table de l’eucharistie. Le lectorat et l’acolytat ne sont pas des sacrements. Ils ne sont pas une ordination. Je ne m’attarderai pas sur les subtilités théologiques ce soir auprès de vous, même si elles ont leur importance. Ce que je veux vous dire c’est que Serge est un baptisé comme chacun d’entre vous. Et comme chacun de vous, il est une pierre vivante de l’Église ! Et chacun de nous, pour être une pierre vivante (et non pas une pierre pourrie comme celle qui est tombée sur la tête du Père Juretig à Guillestre), nous devons apporter notre pierre à l’édification de la communauté chrétienne. Pour vivre notre vie chrétienne, nous avons besoin de nous nourrir aux deux tables de la Parole et de l’eucharistie. À la table de la Parole, Dieu se dit. À la table de l’eucharistie, il se donne.

Chers frères et sœurs, nous en avons tous fait l’expérience. Nous avons besoin de cohérence entre les gestes et les paroles. Si un père de famille donne une tape, j’avais écrit “balance une torgnole“, à son fils en même temps qu’il lui dit « je t’aime », il lui envoie un message contradictoire. Encore qu’il peut le gifler justement parce qu’il l’aime. Mais disons que ses paroles peuvent dire quelque chose et ses gestes dire autre chose. Ou bien encore dans un couple. Gestes et paroles sont nécessaires. Le geste suit la parole, et la parole donne sens au geste. Sans l’un des deux, la communication est amputée. « Tu dis que tu m’aimes et tu ne fais rien pour me rendre service », peut reprocher à juste titre une femme à son mari. Ou bien encore « Quand tu m’embrasses sans rien me dire, je me demande si tu m’aimes vraiment. »

Oui, paroles et gestes sont nécessaires et doivent être en cohérence. Et c’est bien ainsi que Dieu vient à nous en Jésus Christ. Jésus est la Parole faite chair. Non seulement il accomplit par ses gestes les Écritures. Mais en plus il dit ce qu’il fait et il fait ce qu’il dit. Ce qu’il fait est en cohérence avec ce qu’il dit. L’un et l’autre se répondent en écho. Par exemple. Une crucifixion en soi est absolument horrible. Elle est un geste de mort. Mais soudain du haut de la croix, du milieu d’extrêmes souffrances, une parole se fait entendre : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Voilà qui interpelle. Voilà quelque chose qui dépasse notre entendement. Comment est-ce possible ? Comment peut-il pardonner dans l’état de déréliction où il est ? Non vraiment ce Jésus ne mentait pas quand il nous invitait à aimer nos ennemis, du temps où il était adulé sur les routes de Galilée. Nous pouvons le croire. Nous pouvons l’écouter. Nous pouvons apprendre de lui ! Il est le maître de l’amour. Il est l’amour-même.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans les sacrements c’est pareil. Tout sacrement est un geste accompagné d’une parole. Le baptême, la confirmation, la confession, l’ordination, le mariage, le sacrement des malades, et bien sûr l’eucharistie. Tout sacrement est un acte assorti d’une parole d’amour de Dieu pour notre humanité, pour chacun de nous, par l’intermédiaire de son Église. De l’eau versée et cette parole : « Je te baptise ». Autrement dit : « Je t’aime, tu es mon enfant. » Du saint-chrême sur le front du confirmand et cette parole : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu ». Le plus beau cadeau qui soit !  L’onction d’huile sur le front et les mains du malade avec ces paroles : « Que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte ». Le pain et le vin apportés à l’autel et cette affirmation : « Ceci est mon corps livré pour vous. Ceci est mon sang versé pour vous. » Et toujours le geste de l’imposition des mains qui est pour le Christ une manière de nous prendre dans ses bras.

Un enfant a besoin qu’on lui dise qu’il est aimé. Une épouse a besoin de s’entendre dire qu’elle est aimée, un époux aussi. Et que les gestes le prouvent. Une visite à l’hôpital. Une main dans la main. Un jeu avec son enfant. Eh bien nous ici, nous avons besoin d’entendre Dieu nous dire qu’il nous aime, et qu’il nous le prouve. Et c’est par l’eucharistie, chers frères et sœurs, qu’il nous prouve son amour : dans le don de son Fils entre nos mains.

Apprenons du Christ, de ses paroles et de ses gestes. Alors, la messe terminée, la communauté dispersée, nous pourrons être, dans nos familles, dans nos lieux de travail, dans nos loisirs, dans nos associations, dans nos rencontres multiples, dans notre ville et nos villages, des hommes et des femmes de paix, de réconciliation, de réconfort, d’entraide, de foi, d’espérance. Que sais-je encore. Bref, comme Pierre et André et Jacques et Jean, à la suite de Jésus, nous serons « des pêcheurs d’hommes. » Nos contemporains seront attirés dans nos églises, dans nos communautés, dans les filets du Christ, comme nous-mêmes nous y avons été attirés, car ils verront ces filets pour ce qu’ils sont vraiment : non pas des filets de mort et d’esclavage, mais des filets menant à la vie, à la liberté, à la joie !

+ Jean-Michel di FALCO LÉANDRI
Évêque de GAP et d’EMBRUN 

 

 Mot du père Bertrand Gournay

Monseigneur,

Au printemps 2013, le conseil paroissial de Briançon m’a conduit à vous demander l’autorisation de lancer des travaux de rénovation extérieure et intérieure de notre église de Sainte-Catherine. Vous y avez répondu favorablement en y engageant pour cela les compétences des salariés et un financement issu de l’Association diocésaine de Gap et d’Embrun. Le 20 décembre 2013, les travaux terminés, nous avons pu rouvrir cette église qui représente un centre important de la vie du quartier de Sainte-Catherine et au-delà. Nous vous remercions du souci que vous manifestez pour la deuxième paroisse de notre diocèse comme des plus petites. Dans notre secteur pastoral du Briançonnais, d’autres décisions, d’autres travaux suivront en accord avec vous. De Névache à Chantemerle notamment, mais aussi ici, dans l’espace paroissial de Sainte-Catherine, un équipement pastoral doit être adapté aux besoins actuels. Toute action se doit d’être précédée d’une réflexion. C’est cette démarche que nous nous efforçons de suivre en équipe, prêtres et diacres et avec les chrétiens, par le biais des conseils pastoraux de secteur et des conseils paroissiaux et économiques plus localement.

Ce jour de bénédiction des travaux réalisés, nous vous présentons également Serge Faure-Brac. Je vous le présente dans ma charge de curé de Briançon, pour vous proposer de l’instituer « lecteur et acolyte ». Ces charges le rapprocheront des services de la lecture de la Parole de Dieu à l’église et de celui de l’eucharistie.

Serge vous a écrit. Vous lui avez répondu. Vous connaissez un peu son parcours. En deux mots donc pour nous tous. Serge est né à Séoul il y a 31 ans. À trois mois et demi, reçu, aimé et élevé dans le couple de Jean-Paul et Annie Faure-Brac, Serge a noué dès son enfance un lien très fort et fidèle avec le Seigneur. Très jeune, il a approché les deux tables de la parole et de l’Eucharistie comme servant d’autel et y est demeuré au service des différents prêtres qui célébraient. Actuellement pâtissier au magasin de la Grand-boucle, Serge témoigne de sa foi avec simplicité et par son amitié solide envers ses collègues et les clients. Nous nous réjouissons que vous ayez consenti à cette démarche d’institution d’un homme qui veut demeurer un chrétien laïc, démarche ecclésiale peu fréquente dans notre diocèse.

Père Bertrand Gournay
Curé-doyen de Briançon

 

Lectorat et acolytat : qu’est-ce que c’est ?

  • Le lectorat et l’acolytat ne sont pas des sacrements. Ils ne sont pas une « ordination » mais une « institution ». Passages obligés pour les laïcs candidats au diaconat ou au sacerdoce, ils peuvent aussi être conférés à des hommes laïcs non candidats au sacrement de l’ordre, comme c’était le cas pour Serge Faure-Brac à Briançon.

  • Le lecteur reçoit la mission de proclamer les lectures tirées de la Sainte Écriture (sauf l’évangile) et de « veiller à la préparation des autres fidèles qui, occasionnellement, doivent lire la Parole de Dieu ».

  • L’acolyte reçoit la mission d’assister le diacre et le prêtre pour le service de l’autel, d’aider dans les fonctions liturgiques et de distribuer la communion comme « ministre extraordinaire ». Il veille aussi à préparer d’autres fidèles au service de la liturgie. Il peut aussi, dans certains cas, exposer publiquement le Saint-Sacrement.

L’église Sainte-Catherine rénovée

Avant travaux
Après travaux
Le choeur pendant les travaux
La tribune pendant les travaux
Le choeur avant la célébration de samedi soir
La tribune, avec au fond à gauche le nouvel emplacement du baptistère

 

La réhabilitation de Sainte-Catherine

« Redonnons couleurs et lumières à notre église ! »

Les chrétiens ont besoin de lieux pour prier ensemble, partager avec d’autres la Parole de Dieu et vivre les sacrements du Christ ressuscité. C’est le service que rend l’église du quartier de Sainte-Catherine depuis les années 1930. Son architecture sobre contraste avec sa grande sœur la collégiale dominant la cité de Vauban. Elle porte ainsi dans ses murs – et dans son excellente acoustique – les prières de générations de Briançonnais depuis plus de 80 ans.

Pour permettre aux chrétiens de Briançon et à ceux qui viennent en vacances l’été comme l’hiver de continuer de prier ensemble le Seigneur, le Conseil paroissial a pris la décision, avec l’accord de notre évêque, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, de travailler à la rénovation de cette église, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, afin de la rendre plus accueillante pour tous.

Tant à l’extérieur qu’à l’intérieur elle avait subi l’usure du temps, n’ayant plus fait l’objet de travaux depuis une vingtaine d’années. Ses façades étaient salies et grises, l’intérieur avait aussi perdu son éclat. Le tout lui conférait un aspect triste et peu engageant.

Il a donc été décidé de restaurer cet édifice pour qu’il soit à nouveau lumineux et accueillant. Les études de couleurs des façades, réalisées en accord avec l’architecte du CAUE, mettent en relief la structure et les ouvertures par rapport aux parties de façades courantes. À l’intérieur cette même structure est rappelée, rythmant la nef par des éléments de décor en trompe-l’œil.

Père Bertrand Gournay
Curé-doyen de Briançon

 

Les travaux

 

Extérieur

– Peinture minérale sur les parties courantes.
– Peinture « Pliolite » sur les éléments de structure.
– Peinture des boiseries et des parties métalliques.
– Réfection des zingueries.

 

Peintures : 50 000 €
Zingueries : 15 000 €
Aménagement du parvis : 30 000 €

 

Intérieur

Peintures

– Structuration de l’espace par la réalisation de poteaux en trompe-l’œil à l’aplomb des arcs correspondant à la charpente.
– Réalisation de corniches moulurées entre poteaux, dissimulant les circuits électriques.
– Peinture  aspect « béton ciré » des structures.
– Peinture à la chaux des murs et plafonds.
– Peinture des boiseries et parties métalliques.
– Réfection du revêtement de sol du chœur.

 

Plâtrerie et peintures : 58 000 €

 

Électricité, éclairage

– Réfection complète de l’éclairage afin d’assurer une mise en lumière de qualité, tant pour l’assemblée que pour les célébrants.
– À cet effet les corniches ont été dotées d’un chemin lumineux en « leds »  assurant un éclairage d’ambiance. Des projecteurs orientables ont été disposés sur les corniches à proximité des poteaux pour assurer  l’éclairage complémentaire nécessaire. L’éclairage du chœur a été lui aussi repris.

 

Électricité : 43 000 €

 

 

Histoire de l’église

L’église Sainte-Catherine

D’après un texte de Julie Crutz, guide-conférencière, avec l’aide précieuse du chanoine Maurice Martinon, ancien curé de Briançon.

Avant travaux

Construite dans l’entre-deux-guerres, et donc après la loi de séparation de l’Église et de l’État où tous les biens de l’Église avait été confisqués, cette église appartient au diocèse et non pas à la commune. Sa construction répondait à la volonté commune des habitants de Sainte-Catherine et de l’évêque de Gap de l’époque, Monseigneur Camille Pic, de créer une paroisse dans ce quartier de Briançon.

Pour ce faire, l’évêque nomma le père Julien Merle en 1928 et lui donna la mission de construire une église pour la nouvelle paroisse. Les habitants se mobilisèrent et participèrent ainsi à une rapide édification de l’église rue Alphand.

Elle fut placée sous le patronage de sainte Catherine d’Alexandrie. La première messe fut célébrée le 13 août 1933, en présence du nouvel évêque, Monseigneur Auguste-Calixte Bonnabel, du maire, Joseph Pons accompagné de ses adjoints et conseillers municipaux, et du directeur de l’usine de la Schappe, Georges Guérin, qui venait tout juste de connaître sa fermeture définitive. (sur l’usine de la Schappe).

Pendant travaux

La nouvelle église est montée sur une structure métallique, à l’origine d’un seul tenant. Les murs de béton sont flanqués de contreforts inspirés de l’art roman et imitent la pierre de taille. Un clocher court est placé à l’aplomb du portail. Percé de baies géminées et surmonté d’une croix, il rappelle les clochers des églises cisterciennes de Provence. Les cloches portent les noms de leurs donateurs : Jeanne Marie, Marie Thérèse et Marie Simone. L’édifice présente un plan rectangulaire à chevet plat. La nef, aux murs blancs, est couverte d’une voûte évoquant une coque de navire retournée.

Un chemin de croix aux lignes modernes anime le mur. Très sobre, il est sculpté dans de l’ardoise. Le baptistère, qui se trouvait à droite de l’arc triomphal du choeur, est désormais placé à l’entrée de l’église. De part et d’autre de l’arc triomphal sont placés le tabernacle et un autel dédié à la Vierge. Les autres statues, en plâtre, représentent sainte Catherine, saint Joseph et saint Antoine de Padoue.

Après travaux

Le chœur, rehaussé de jaune, est éclairé par une rosace en dalles de verre aux couleurs chaudes symbolisant la résurrection du Christ. L’espace sacré s’articule autour d’un autel en mélèze, œuvre de Alain Prouvé qui a réalisé également le tabernacle, et il reçoit dans le fond une table de communion en fer forgé, réalisée par L. Jullien, ornée de calices et de grappes de raisin.

Les vitraux sont des œuvres de l’atelier du maître-verrier grenoblois Louis Balmet (1876-1957).

L’intérieur de l’église a été restauré dans un premier temps après le concile de Vatican II, puis en 1983. Les derniers travaux concernaient le porche, couvert de bardeaux de mélèze, réalisé entre 1999 et 2000 grâce au concours des Compagnons du devoir, afin de protéger les fidèles des chutes de glace du clocher.

 

Participez à la rénovation de Sainte-Catherine !

Cette église appartient au diocèse et non à la commune, puisque construite après la loi de séparation de l’Église et de l’État.

Pour contribuer à sa restauration, contribuez au Denier de l’Église en précisant “Église Sainte-Catherine de Briançon”.

Ordre du chèque :

Association diocésaine de Gap et d’Embrun

Mention sur l’enveloppe et sur papier libre à l’intérieur :

Église Sainte-Catherine de Briançon

Adresse où envoyer votre don :

Denier de l’Église
Pour l’église Sainte-Catherine de Briançon
CS 46006
05003 GAP CEDEX

Pour plus de renseignements :

paroissedebriancon@orange.fr
econome@diocesedegap.fr

 Déduction fiscale :

Particuliers :
66% du don, limité à 20% du revenu imposable.
Entreprises :
60% du don, limite à 0,5% du chiffre d’affaires HT.