Ce vendredi 12 janvier 2018, prêtres, diacres, religieux, religieuses, laïcs salariés et responsables de services et de mouvements se sont retrouvés au Centre diocésain pape François à Gap autour de Mgr Xavier Malle pour fêter la nouvelle année.

La matinée a commencé par une présentation par les responsables de la pastorale des jeunes du diocèse du futur synode des évêques qui se tiendra à Rome du 3 au 28 octobre avec pour thème « la jeunesse, la foi et le discernement vocationnel ». D’ici le synode, les jeunes sont invités par le pape François à s’exprimer sur youth.synod2018.va

Les pères Mickaël Fontaine, Éric Juretig et Damien de Beaumont présentent le futur synode

avec quelques chiffres-clés à l’appui

Après un temps d’échange par groupes…

… tout le monde s’est rendu en l’église Saint-André-les-Cordeliers pour la célébration eucharistique présidée par Mgr Xavier Malle. Au cours de son homélie il a présenté quelques lignes de son programme pour l’année 2018.

À la fin de la messe, Mgr Xavier Malle a invité les nouveaux arrivants à se présenter et un cadeau a été offert à Mgr André Fort qui quitte le sanctuaire Notre-Dame-du-Laus pour rejoindre son diocèse d’origine d’Autun comme aumônier des sœurs de Bethléem au Val-Saint-Benoît.

Le père Jean-Claude Zocli en année sabbatique dans le Briançonnais

Mgr André Fort recevant un cadeau des mains de Ghislaine Suchel, secrétaire au sanctuaire Notre-Dame-du-Laus

Puis ce fut le déjeuner au centre diocésain.

Sur le chemin entre l’église et le centre diocésain pour le déjeuner, le père Bertrand Gournay, prêtre du diocèse, à la veille de repartir en Algérie où il exerce depuis 2014.

Une des tables du déjeuner

Homélie de Mgr Xavier Malle

Dans notre première lecture, tirée du livre de Samuel, nous comprenons que la situation d’Israël n’est pas bonne. Les anciens pensent que la solution est de trouver un roi comme toutes les nations. Samuel n’est pas content, car justement le peuple d’Israël n’est pas comme tout le monde. Comme Israël, nous sommes dans le monde, sans être du monde, mais en aimant cette terre. Mais d’une manière incroyable, Dieu consent à la demande. Et par la suite Dieu va se servir des rois, comme le roi David, même avec ses péchés, pour faire progresser son peuple. Ce n’est pas Dieu qui a imaginé les rois. Dieu, qui est bon par nature, ne peut concevoir un plan où il utiliserait un moyen mauvais pour obtenir une fin bonne. Non, Dieu se sert de la réalité, comme des événements difficiles, pour nous montrer sa présence, pour les faire tourner vers le bien. Dans l’évangile, ce qui me frappe, c’est la ténacité des gens à présenter un paralytique à Jésus, quitte à passer par le toit.

Aujourd’hui, nous nous retrouvons pour les vœux, salariés, bénévoles, associations catholiques, prêtres et diacres. Le message que Dieu nous dit est d’une part, selon la première lecture, que Dieu peut se servir d’une situation difficile pour faire avancer son Royaume. Et la situation de notre diocèse est difficile sur certains points, en particulier avec un déficit très important. Qu’est-ce que Dieu veut nous dire par la pauvreté que nous allons vivre ?

Et d’autre part, malgré ces difficultés, il compte sur nous pour lui présenter tous les paralytiques de notre diocèse, tous les cabossés de la vie, tous ceux qui ne l’ont pas encore rencontré. Eh bien frères et sœurs, avec nos difficultés, Dieu veut faire avancer son royaume. Dieu ne nous abandonne pas. Et mieux encore, il compte sur nous pour faire avancer son Royaume. Notre part, c’est de nous réformer et ensuite sortir évangéliser. Je me suis attelé à la réforme des différentes structures composant le diocèse, en particulier la curie diocésaine, l’association Saint-Marcellin et le sanctuaire Notre-Dame-du-Laus. La réforme concerne la gouvernance des structures, pour mieux les faire fonctionner et les économies, par le non remplacement des départs et par des changements de postes. Je voudrais vous remercier de votre souplesse et de votre compréhension.

Le pape François le 21 décembre, en exprimant ses vœux à la curie romaine dans le contexte de sa propre réforme en cours, a cité un archevêque du XIXe siècle, Mgr Frédéric-François-Xavier de Mérode : « Faire les réformes à Rome c’est comme nettoyer le Sphinx d’Égypte avec une brosse à dents. » Parfois je me dis que c’est aussi un peu le cas à Gap ! N’hésitez pas à lire la suite des vœux du pape à la curie. C’est décapant et je n’ose pas vous le lire. Comme à la curie romaine, il y a la tentation chez nous des vaines querelles et des procès d’intention ; et cela fait du mal. Heureusement, comme ajoute le pape, « sans oublier la très grande majorité des personnes fidèles qui travaillent à la curie avec un louable engagement, fidélité, compétence, dévouement et aussi beaucoup de sainteté. »

Ce temps des réformes est pour nous une occasion de grandir en sainteté, en abnégation, en don de soi, en pardons. De ce mal de nos difficultés, Dieu peut faire un chemin de vie, de sainteté et de bonheur.

Après le temps des réformes, ou plutôt en même temps, il nous faut répondre à l’appel du pape François, et nous mettre en état de sortir, d’évangélisation, pour présenter à Jésus tous ceux qui ne le connaissent pas encore. Je vous lis le § 120 de La joie de l’Évangile, véritable programme du pontificat : « En vertu du baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (cf. Mt 28, 19) […] Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation, car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve, il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons ou de longues instructions. Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples-missionnaires ». Si nous n’en sommes pas convaincus, regardons les premiers disciples, qui immédiatement, après avoir reconnu le regard de Jésus, allèrent proclamer pleins de joie : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41). […] Et nous, qu’attendons-nous ? » demande le pape. Frères et sœurs, dès cette année nous aurons des opportunités d’évangéliser.

Quelques exemples bien sûr pas exhaustifs :

  • Après l’initiative de prière pour la pluie, après la nomination d’un délégué épiscopal à l’environnement, nous avons le désir de lancer sur les paroisses le label Église verte et nous avons le projet de proposer aux agriculteurs qui ont les premiers soufferts de la sécheresse, un rassemblement au Laus. Ce sont des occasions d’évangéliser.
  • Au Laus, justement, l’année jubilaire Benoîte pour les 300 ans de sa naissance au Ciel, est l’occasion facile d’inviter vos voisins à faire une démarche toute simple.
  • Ce matin nous avons travaillé sur le synode des jeunes. Dimanche des Rameaux, nous allons faire la première assemblée diocésaine des jeunes. Le challenge est d’en inviter deux par secteur paroissial.
  • Un groupe de travail réfléchit sur la transformation missionnaire des visites canoniques obligatoires de l’évêque tous les cinq ans dans chaque paroisse, en missions paroissiales. Quelle paroisse va la première se mettre sur les rangs ?
  • Invitation aux élus pour un voyage à Rome des élus, avec une audience privée avec le pape François ; précédée d’une rencontre des élus par territoire des communautés de communes.
    Cette conversion missionnaire, le pape souhaite qu’elle touche toute l’Église, curie, paroisse, associations et mouvements ecclésiaux. Alors j’en profite pour relayer des appels de quelques associations que j’ai reçues récemment, bien sûr cela n’est pas non plus exhaustif. Vous y engager est une manière d’évangéliser :
    – le Secours Catholique a besoin de vous pour renforcer l’équipe d’accueil des migrants,
    – Le CCFD a besoin de vous pour sa quête annuelle en Carême,
    – L’ordre de Malte, nouvellement créé sur le diocèse a également besoin de vous,
    – Lourdes Cancer Espérance, nouvellement créé sur le diocèse, vous invite à proposer aux malades le week-end les 7 et 8 avril qu’il organise au Laus.
    – Etc.

Comme nous avons prié en ouverture : « Seigneur, en ta bonté, donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. » Amen !

Mgr Xavier Malle
Évêque de Gap (+ Embrun)

 

2 COMMENTS

  1. Après avoir prié pour la pluie, nous sommes inondés.
    Priez alors SVP pour une saison normale une peu de tout mais pas trop d’un coup.
    Fraternellement,
    Ghislaine

  2. Bonjour,

    Après avoir prier pour la pluie, nous sommes un peu inondés.
    Priez alors SVP pour une saison normale une peu de tout mais pas trop d’un coup.
    Fraternellement,
    Ghislaine

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