“Moi, président de la République”, lance Mgr Jean-Michel di Falco Léandri aux prêtres intrigués

Mercredi 6 mars, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a présidé la messe clôturant une session de formation organisée pour les jeunes prêtres de la province.

Deux fois par an, les prêtres de moins de trois ans d’ordination se réunissent ainsi pour compléter leur formation et relire leur ministère.

Du 3 au 6 mars, une trentaine de prêtres exerçant leur ministère en régions PACA, Corse et à Monaco se sont trouvés ainsi réunis au sanctuaire Notre-Dame du Laus.

Ci-dessous des photos de la messe et l’homélie.

Au cours de la prière eucharistique, l’appel à l’Esprit Saint pour consacrer les offrandes
Mgr François-Xavier Loizeau, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, Mgr Albert-Marie de Monléon
   

 

Homélie
de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri

Si vous avez eu la patience d’écouter jusqu’au bout le long débat télévisé de l’entre-deux tours des présidentielles, vous vous souvenez certainement de la longue tirade de François Hollande à la fin du débat en réponse à la question de Laurence Ferrari : « Quel président comptez-vous être ? » François Hollande avait répondu : « Moi président de la République, je ne serai pas ceci. Moi président de la République, je ne ferai pas cela. Moi président de la République, je serai ceci. Moi président de la République, je ferai cela. »

Et ainsi, quinze fois de suite.

Ce faisant, François Hollande avait exprimé son programme et fait des promesses, qu’il entendait mettre en œuvre une fois revêtu de l’autorité présidentielle. Je rappelle cette tirade de François Hollande tant elle avait marqué les esprits et avait été commenté par la presse. Mais j’aurais pu citer d’autres hommes politiques. Un programme et des promesses pour le jour où ils seront au pouvoir, tous les hommes politiques en font.

Et voici que dans l’Évangile d’aujourd’hui, on voit Jésus un peu dans la même situation. On le voit parler avec autorité, présenter un programme et faire des promesses ! Mais cela pas en homme politique, bien sûr !
Il parle avec autorité, comme le montre la solennité du ton, marquée par le « Amen, je vous le dis ».
Il présente un programme, qui va consister à accomplir les Écritures. Il est venu pour cela. Il a été envoyé par le Père pour cela. Et il va le faire.
Il fait des promesses attachées au Royaume des cieux, celle d’être déclarés grands si nous observons et enseignons jusqu’au moindre commandement, ou d’être déclarés petits dans le cas contraire.

Avec autorité, Jésus présente à ces disciples deux attitudes opposées qu’il dénonce. D’un côté l’attitude des scribes et des pharisiens qui voudraient appliquer la loi à la lettre, dans toute sa rigueur. De l’autre côté l’attitude des disciples qui pourraient penser que Jésus vient alléger la loi, la rendre caduque, obsolète, et à qui il dit : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes ».

À l’inverse de ce que l’on pourrait croire, ces deux attitudes qui paraissent au premier abord opposées, celle du rigoriste d’un côté, celle du laxiste de l’autre, se rejoignent. En quoi se rejoignent-elles ? C’est que l’une comme l’autre, aussi bien celle du rigoriste que celle du laxiste, oublient que la loi et l’amour sont intrinsèquement liés et qu’on ne peut les séparer. Le laxiste, le minimaliste, le relativiste, le permissif, oublie dans l’amour tout ce que ce mot implique d’exigence. Quant au rigoriste, au formaliste, au légaliste, au conformiste, il oublie dans la loi tout ce que ce mot implique de miséricorde.

Des 613 préceptes et interdictions énoncés dans la loi de Moïse, il n’est aucunement question de les appliquer tous, ni à l’inverse d’en supprimer un seul, mais bien plutôt de les accomplir tous, à un niveau plus profond, qui se résume dans un seul mot : « aimer », qui se résume dans cette « justice supérieure » que Jésus exige de ces disciples dans le verset malheureusement absent de la lecture d’aujourd’hui : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ».

Et en quoi consiste cette justice supérieure à celle des scribes et des pharisiens ?

Eh bien Jésus va la présenter, juste après, à travers une série d’antithèses entre les anciens commandements et sa manière à lui de les accomplir, de les reformuler, au point de faire coïncider la justice et l’amour.

Par quinze fois, le candidat François Hollande avait répété « Moi président de la République ». Eh bien dans les versets qui suivent la péricope qu’on vient d’entendre, par six fois Jésus va dire : « Vous avez appris qu’il a été dit. Eh bien moi je vous dis ».

La répétition par quinze fois par François Hollande de son « Moi président de la République » avait frappé l’opinion. Eh bien la répétition par six fois par Jésus de « moi je vous dis » a frappé la foule de son temps, car ce faisant Jésus revendiquait pour lui-même l’autorité de Dieu, source de la Loi.

Jésus est lui-même source de la Loi. Il vient accomplir la Loi et les prophètes. Par son amour pour nous, par le don de sa vie, il montre qu’il vit les commandements et les décrets de son Père. Il est la loi vivante. Il est la loi d’amour incarnée. Son programme, c’est vivre la logique de l’amour jusqu’au bout, et proposer à tous de vivre de ce même amour jusqu’au don de sa vie. Si bien que saint Paul pourra dire plus tard dans son épître au Romain « l’amour est la Loi dans sa plénitude », et ailleurs, dans son épître aux Galates, « un seul précepte contient toute la Loi en sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Voilà ce qui résume tout ce que Jésus a été, voilà ce qui résume tout ce que nous devons être à notre tour, ce en quoi consiste la justice supérieure à celle des scribes et des pharisiens que Jésus propose à ses disciples. Toute la vie de Jésus déployée dans les évangiles, doublé de l’envoi par lui de l’Esprit Saint dans nos cœurs, doit donc nous conduire à transformer notre mentalité selon la logique du Christ, qui est une logique d’amour. Dieu est amour, et lui consacrer notre vie signifie servir nos frères avec un amour vrai, sincère et généreux. L’accomplissement de la Loi en ce qui nous concerne, consiste à suivre Jésus, à marcher sur le chemin de Jésus, à vivre en compagnie de Jésus et à porter sa croix avec lui.

Comme le Christ et comme les frères et sœurs que nous côtoyons, nous connaissons la tentation.
Comme le Christ et comme les frères et sœurs que nous côtoyons, nous connaissons le doute.
Comme le Christ et comme les frères et sœurs que nous côtoyons, nous connaissons la tristesse.
Comme le Christ et comme les frères et sœurs que nous côtoyons, nous connaissons l’abandon.
Comme le Christ et comme les frères et sœurs que nous côtoyons, nous connaissons la solitude.
Comme le Christ et comme les frères et sœurs nous côtoyons, nous connaissons la calomnie.
Comme le Christ et comme les frères et sœurs nous côtoyons, nous connaissons l’agonie.

Si nous sommes rigoristes et pointilleux, nous nous séparons de ces frères et de ces sœurs qui croiront que nous ne connaissons pas les mêmes épreuves. Nous nous séparons d’eux en les jugeant. Nous nous séparons d’eux en nous croyants supérieurs à eux. Nous nous séparons d’eux en n’entendant pas leur cri. Nous nous séparons d’eux en les enfermant dans leur péché. Nous nous séparons d’eux en ne nous préoccupants que de broutilles et de frou-frou de sacristie.

Seul l’amour peut relever le pire des pécheurs, car seul l’amour sauve. Le Christ, ne juge pas et ne condamne pas les pécheurs, il les invite à changer de vie, à la conversion, à ne plus pécher. En revanche il juge et condamne sévèrement ceux qui jugent et condamnent les pécheurs.

Ça c’était pour les rigoristes et les pointilleux.
Maintenant si nous avons tendance à être laxiste, nous n’aidons pas vos frères et sœurs en n’étant pas vrai avec eux. Nous ne les aidons pas en ne les invitant pas à faire la lumière en eux. Nous ne les aidons pas et nous ne les tirons pas vers le haut en leur disant que rien n’est grave. Nous ne les incitons pas à montrer tout ce dont ils sont capables dans leur faiblesse. Nous montrons au contraire le doute que nous avons quant au pouvoir de la grâce de transformer un cœur.

L’amour attire et en même temps engage. L’amour attire et en même temps exige. Que le rigoriste fasse donc preuve de miséricorde. Que le laxiste se rappelle les exigences d’un amour vrai.

Les gens ont soif d’amour. Alors proposons-leur l’amour ! Et témoignons de l’amour ! Même en plein Carême, quittons nos faces de Carême ! Soyons joyeux de vivre l’évangile. Tout ce que le Christ nous propose de vivre, vivons le pleinement, à plein poumon, en hommes libres, pas en hommes serviles ! Le Christ ne nous condamne pas à la sainteté forcée, il nous invite à la sainteté désirée, voulue, embrassée dans la joie.

D’accord nous sommes encore loin de vivre ce que le Christ nous demande. D’accord nous sommes encore loin du moment où l’on pourra dire en nous voyant vivre ce que les païens disaient des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment ! » Mais rien n’empêche de commencer dès maintenant. Au contraire. C’est dès maintenant qu’il faut commencer à aimer. C’est se leurrer de croire que tout ira mieux, que tout sera plus facile, dans telle ou telle autre paroisse, dans telle ou telle autre maison, en compagnie de tel ou tel autre confrère.

Nous avons réellement été appelés dans le baptême à participer à la mort et à la résurrection du Christ. Nous sommes réellement passés par le baptême de l’égoïsme à la vie avec le Christ. Nous tenons réellement entre nos mains le corps du Christ livré par amour pour nous. Nous réconcilions réellement le pécheur avec Dieu lorsque nous lui accordons l’absolution. Nous pouvons vivre dès maintenant dans la plénitude de la loi d’amour et être les dispensateurs de cette loi d’amour si nous le voulons ! Mais le voulons-nous vraiment ? « L’amour est l’ADN des enfants de Dieu », a dit un jour le pape Jean-Paul II (message pour la 38e journée mondiale de prière pour les vocations. 6 mai 2001 – 4e dimanche de Pâques. Thème : « La vie comme vocation ».) Avons-nous cet ADN ? Le laissons-nous s’exprimer dans nos vies ? « Je ne puis regarder personne sans désirer donner l’absolution… » disait l’abbé Huvelin, le confesseur de Charles de Foucauld. Sommes-nous habités par ce même désir brûlant ?

Souvent résonne en mon cœur ce que me disait un jour un animateur de télévision connu de vous tous, et dont la vie n’est pas à donner en exemple : « Je n’attends pas que l’Église me dise que ce que je vis est bien, je sais trop bien que c’est mal. Mais ce que j’attends, c’est qu’elle m’aime. »

Les gens savent que Jésus les aime, ou se doutent encore que Jésus les aime, ou espèrent encore que Jésus les aime. Mais combien se savent ou se sentent aimés par l’Église ? Combien ?…

Les gens dans vos paroisses se sentent-ils aimés ?

Nous sommes appelés à aimer celles et ceux que le Christ rassemble dans son Église, mais aussi celles et ceux qui attendent sur le seuil et n’osent le franchir par crainte de ne pas être accueillis, par crainte d’être jugés, rejetés, condamnés parce que leur vie n’est pas toujours en conformité avec ce que le Christ attend de nous.

Le Seigneur sait rejoindre les cœurs bien au-delà de tout ce qu’humainement nous pouvons préparer pour lui ouvrir le chemin. Mais de quelle manière sommes-nous capables de les accueillir ? De quelle manière sommes-nous capables de sortir des schémas classiques ? De quelle manière sommes-nous capables de créer, d’inventer de nouvelles façons d’annoncer la parole du Christ sauveur ? Il nous faut sortir des ornières de la routine sans avoir peur d’être critiqués. Et quand bien même le serions-nous, mieux vaut affronter la critique que le mépris de l’indifférence.

Soyons audacieux ! Et s’il vous plaît, sans chercher les réponses aux questions du monde d’aujourd’hui dans les solutions d’hier, même s’il faut s’appuyer sur l’expérience des anciens. On ne regarde pas l’avenir dans un rétroviseur.

Pour revenir à l’évangile d’aujourd’hui. Le Christ ne se défend pas seulement d’annuler, de détruire, d’abroger la loi. Il dénonce la subversion de la loi, et prône à la place un amour subversif. Sa folie à lui, comme la folie de vous tous qui vous êtes engagés à sa suite dans le sacerdoce ou la vie religieuse, s’appelle la folie d’aimer. Et cet amour devrait être un amour subversif, un amour qui dérange, plus encore, un amour qui remet en question, un amour qui dénonce des pratiques qui se disent chrétiennes et qui en vérité ne le sont pas, un amour qui incite à ne pas craindre de traiter de sujets qui fâchent, un amour inventif.

« L’amour est inventif jusqu’à l’infini » disait saint Vincent de Paul. Le sommes-nous, inventifs ? Dans les deux sens de ce mot ? Le sommes-nous déjà par notre créativité, en traçant des chemins nouveaux pour rejoindre les cœurs ? Mais le sommes-nous aussi dans le sens qu’avait ce mot au XVIIe siècle « d’invention », de « trouver », comme dans l’invention de la sainte croix, ou l’invention des reliques d’un saint ? Notre amour est-il inventif dans le sens où quelqu’un qui chercherait l’amour arriverait à le trouver vivant et s’exprimant à l’infini en nous ?

Ne dépensons donc pas toutes nos forces pour les brebis qui sont toujours dans la bergerie, gardons-en un peu pour aller à la rencontre de celles qui l’ont quittée ou qui n’y sont jamais rentrées. Le Seigneur les attend. Une immense crise de crédibilité frappe en ce moment l’Église. Pour beaucoup elle est une entreprise au bord de la faillite incapable de se renouveler pour faire entendre au monde d’aujourd’hui le message du Jésus. Nous attendons beaucoup du futur pape, trop peut-être, mais il ne pourra rien faire sans nous. C’est à nous aussi de rendre l’Évangile crédible en le vivant loyalement. Alors retroussons nos manches pour non pas abolir mais accomplir la loi d’amour du Christ.

Je vous le certifie. Si nous agissons ainsi, le monde aimera les prêtres, les écoutera. Pas uniquement pour eux-mêmes, mais pour ce qu’ils seront au cœur d’une société meurtrie et d’une population en souffrance. Seul l’amour du Christ peut panser les blessures, mais le prêtre doit en être le messager. Le doute, l’incertitude, la précarité dans lesquels sont littéralement aspirés certains de nos contemporains à cause de la crise économique doivent donner naissance chez vous, je le crois et je l’espère, à de nouveaux saint Vincent de Paul, à de nouvelles Mère Teresa.

Un certain 2 mai 2012, devant près de 18 millions de spectateur, par une série de « Moi président de la République », un homme politique présentait son programme et ses promesses pour le jour où il serait au pouvoir. Un certain jour de l’an 30, sur la montagne des béatitudes, devant la foule assemblée, un certain Jésus par des « Amen, je vous le dis » présentait son programme de vie qu’il a appliqué jusqu’au don de son sang.
Quant aux promesses qu’il nous a faites, rappelons-nous, il les a tenues. Mais nous ne pourrons en bénéficier que si notre justice surpasse celle des scribes et des pharisiens. Ne l’oublions jamais.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri
Évêque de Gap et d’Embrun

Cet article a 13 commentaires

  1. Comme toujours Monseigneur votre homélie est sans faille!
    et suis toujours heureuse de les lire.
    Moments très forts! qui nous permettent de méditer ! et réfléchir sur nous-même !
    fd

  2. Ce n’était donc pas une erreur !
    Pardon Monseigneur d’avoir douté !
    Merci à Xavier pour sa mise au point !
    Marie-Ange Salaville

  3. Quel bel enseignement ! Cette homélie n’est pas vraiment destinée à la paroissienne ordinaire que je suis, pourtant elle trouve en moi un véritable écho. C’est vrai, nous espérons tout cela de nos pasteurs ; nous avons besoin de découvrir leur Amour en Christ, nous souhaitons qu’ils nous montrent le Chemin, c’est vrai leur Foi nourrit la nôtre… et nous voulons les voir heureux ! «Hommes heureux d’être prêtres] [Heureux d’apprendre à nous aimer… »
    Je tiens à dire à Monsieur Reynaud que l’erreur de Monseigneur di Falco est bien mince : nous avions tous compris, j’en suis certaine, le sens de la phrase de Jésus. On peut d’ailleurs retrouver la même erreur à la page 49 du n° 315 de « Prions en Eglise ». En revanche la seconde option proposée me chagrine ; je préfère m’en tenir au texte du Nouveau Testament.
    Tout comme Marie-Josée Grimaldi, dont j’apprécie le témoignage, je loue la justesse des mots choisis pour cette homélie destinée à de jeunes prêtres ; ils viennent du cœur et c’est ce qui fait leur force !
    Marie-Ange Salaville

    1. Super cette homélie !
      Ce n’est pas une erreur de Mgr J.-M. di Falco, le “suis” à la place de “sois”. C’est le texte officiel de la traduction liturgique (AELF). De toute façon les deux sont possibles. Et même l’indicatif à la place du subjonctif renforce ici le fait qu’il n’y ait aucune incertitude. C’est un fait. « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes ».
      D’autre part, il faudrait voir le grec, pour saisir quelle nuance il y a. Mais je ne connais pas le grec. Qui saurait ?
      Xavier

  4. Quant aux promesses que Jésus nous a faites, rappelons-nous, il les a tenues. Mais nous ne pourrons en bénéficier que si notre justice surpasse celle des scribes et des pharisiens. Ne l’oublions jamais.

    Merci Monseigneur, je pense qu’il faut aussi laisser de temps à notre Président, il a déjà, en 9 mois tenu pas mal de promesses mais le monde ne sait pas fait en un jour.

    Moi j’aimerais que notre nouveau Pape soit noir ce serait tellement bien pour l’église, le monde, la tolérance des races.

    Bien cordialement.

  5. Tout l’enseignement de Jésus se résume dans le mot “AIMER”.

    Aimer Dieu, toutes choses et tout être…
    Faire toutes choses, même les plus ordinaires, avec amour…

    l’Amour, c’est le don de soi-même…

  6. J’aime beaucoup les homélies de Mgr Di Falco je conserve toutes celles que je peux récupérer je regrette seulement que la majorité de ces textes soient uniquement audio.
    Cordialement
    Geneviève GIBERT-REVERDY
    Chargée/Communication
    Paroisse St Régis en Lézignanais

  7. je pense que nous aurions là un très bon pape ……

  8. Merci Monseigneur pour vos lettres qui nous permettent de lire à tête reposée les messages que vous envoyez et qui font réfléchir et méditer.
    Un détail, mais sur la syntaxe de la phrase, où vous faites dire à Jésus :
    « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les
    Prophètes».
    Je crois qu’il nous faudrait là un subjonctif avec sois au lieu de suis, car la principale est une négation.
    Ou alors, le Christ devrait changer sa principale avec de l’affirmatif comme : “Soyez assurés que je ne suis pas venu abolir la Loi ou les Prophètes”
    Bref, pas de quoi chagriner le Seigneur, mais rendre hommage à nos bons professeurs de N D du Laus et de St Louis de Charance qui, dans les années 51 à 57, étaient excellents !
    Bien Cordialement.

    Louis

    1. Super cette homélie !
      Ce n’est pas une erreur de Mgr J.-M. di Falco, le “suis” à la place de “sois”. C’est le texte officiel de la traduction liturgique (AELF). De toute façon les deux sont possibles. Et même l’indicatif à la place du subjonctif renforce ici le fait qu’il n’y ait aucune incertitude. C’est un fait. « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes ».
      D’autre part, il faudrait voir le grec, pour saisir quelle nuance il y a. Mais je ne connais pas le grec. Qui saurait ?
      Xavier

  9. Je me souviens de ces promesses émaillées de ” Moi Président de la République” qui me paraissaient un peu suspectes et l’énumération fort ennuyeuse !
    “Amen je vous le dis” du Christ ne dit qu’une chose si l’on veut résumer “Aimez”, aimez à l’infini, jusqu’au Fol Amour . Pour les brebis égarées ( dont j’ai fait parti!) seul l’Amour peut les ramener mais il leur faut des preuves de cet Amour, les brebis égarées ont souvent peur et sont méfiantes j’ai eu de la chance je suis “tombée” sur un bon Pasteur qui m’a montrée combien Dieu nous aime avec le regard et les mots justes qui rassurent et apaisent.
    Votre homélie est …. Parfaite et en excellent Pasteur vous avez les mots justes ,

  10. il y a une erreur de date entre l’envoi de la newsletter : mercredi 11 mars et l’article qui parle effectivement du mercredi 6 mars ..ca parait + cohérent
    bonne soirée
    rl

    1. Merci. C’est corrigé.

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