Isaïe 35, 2c-4
On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. »

«Venez, venez tous, le spectacle est grandiose, unique, ouvert à tous. Vous verrez la gloire de Dieu ! » Qui résisterait à une telle annonce de réjouissance ? Petite condition : se déplacer. Et là, force est de constater qu’avancer n’est pas si simple. Nous avons tous quelques rhumatismes spirituels qui entravent notre marche. Une solution simple est de ne pas faire le voyage en solitaire. Dieu s’est choisi un peuple et non des âmes éparses. Nous sommes donc conviés à avancer ensemble en nous appuyant les uns sur les autres. Nous avons tous aussi quelques secrètes inquiétudes : nos yeux, pour ne pas dire nos cœurs, seront-ils assez purs pour contempler la gloire de Dieu ? Une autre solution est de se purifier au cours de la marche vers la rencontre. Si nous ne savons pas comment faire, nul doute qu’un frère viendra nous encourager : « Ne crains pas, rien ne fait obstacle au pardon, sauf le silence sur nos péchés. Prends courage et parle. » Nous verrons vite que nos faiblesses reconnues attirent notre Dieu. Le voici, il vient nous sauver.

Bénédicte Ducatel

Extrait du hors-série n° 26, Le compagnon de l’Avent, publié pour l’Avent 2011 par la revue Magnificat.

Avec l’aimable autorisation de la revue Magnificat