Dimanche 26 juin 2016, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a ordonné diacre Fabien Guilloth, séminariste du diocèse, à Laragne-Montéglin. « Qu’est-ce qu’un chien, sinon une machine à aimer ? » a-t-il dit dans son homélie en citant Michel Houellebecq, ajoutant que nous pouvions « remplacer le mot machine par le mot cœur. »

Pour le texte de l’homélie, voir ci-dessous.

Ci-dessous aussi, un poème de Michel Arnoux, composé pour l’occasion en “Alpin”, la langue de Benoîte Rencurel, et lu à la fin du dîner.

Comme le curé, le père Joseph-Charles Mbogba, l’a fait remarquer dans son mot d’accueil, les dernières ordinations diaconales ayant eu lieu dans l’église Saint-Martin remontaient à 1969. Il s’agissait alors des pères Jean-Marie Chapoy et Michel Ehrhart.

Le Père Jean-Marie Chapoy

Le Père Michel Ehrhart

Au 1er septembre 2016, Fabien Guilloth exercera son ministère diaconal pour le doyenné du Briançonnais. Il résidera dans le secteur de L’Argentière-la-Bessée et Vallouise, pour lequel le Père Édouard Le Conte a été nommé curé.

Le Père Édouard Le Conte

Un nouveau séminariste viendra remplacer Fabien Guilloth à Laragne-Montéglin.

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Homélie

Cher Fabien,

Cette messe d’ordination, nous avons choisi ensemble de la placer sous le patronage des saints apôtres Pierre et Paul. Les ornements que nous portons sont donc rouges, couleur du sang, couleur aussi du feu de l’Esprit Saint qui a donné aux apôtres la force de témoigner du Christ jusqu’au bout, jusqu’au don total de leur vie.

Aussi vais-je parler du martyre, du témoignage de foi et d’amour dont nous chrétiens nous devons être les témoins. C’est le premier service, cher Fabien, la diaconie première, dont tu dois être le témoin dans ce monde que Jésus a aimé jusqu’à en mourir.

En effet – on peut le rappeler mais vous le savez – martyre, au sens étymologique du mot, veut dire témoignage, ou témoin. Ce mot « martyre » a bien mauvaise presse aujourd’hui, on l’emploie un peu à tort et à travers au point de le travestir. Par exemple, se proclament « martyrs » des barbares qui, disent-ils, au nom de leur foi, torturent, violent et assassinent.

Même nous, chrétiens, nous ne parlons pas toujours du martyre d’une manière heureuse. Il n’y a pas si longtemps encore, on exaltait le martyre. Des jeunes prêtres partaient en mission en espérant « gagner le martyre ». Il y avait là beaucoup de générosité, certes, mais il y avait un sentiment de supériorité par rapport aux autres peuples, aux autres cultures, aux autres manières de vivre et de penser.

Est-il vraiment témoin de Jésus-Christ, celui qui professe sa foi de manière arrogante ? Est-il vraiment témoin de Jésus-Christ celui qui cherche à imposer sa foi ? Sert-il vraiment Dieu, et Jésus-Christ, et son Église, et l’humanité vers qui il est envoyé ?

Bien sûr nous répondons « non ! » : un tel chrétien n’est pas témoin de Jésus-Christ. Et pourtant, les tentations sont là. Dans une société où les chrétiens se pensent minoritaires, la tentation est grande de se draper dans le statut du « héro » ou de la « victime » dès qu’un symbole chrétien est moqué, dès qu’un projet de loi dérangeant est évoqué.

Voici par exemple, ce qui circule dans les mails qu’on se passe de proche en proche. Je cite :

« La France chrétienne se réveille. Que va décider le ministre de l’intérieur ? Près de 7 000 catholiques à genoux dans la rue à Paris. Si ça continue on aura une intervention musclée des forces de l’ordre, car ce genre de manifestation semble plutôt réservé aux islamistes avec la bienveillance du ministre de l’intérieur et des cultes. » Fin de citation.

Pourquoi s’exprimer ainsi ?… Je vous épargne tous ce que je lis ou entends de la part de chrétiens qui pensent témoigner du Christ en parlant avec mépris de ceux qui, comme le disait Georges Brassens, qui n’est pas un Père de l’Église, « suivent une autre route qu’eux ».

Indépendamment même de la valeur des arguments avancés, ne manque-t-il pas quelque chose ? Quel est le mot que l’on n’entend pas ! L’attitude qui ne transparaît pas !

C’est l’amour !

Le mot qui manque, c’est l’amour ! Ceux qui semblent s’égarer sur des chemins qui s’éloignent de la foi en Jésus-Christ n’ont que faire du mépris, de l’arrogance et du jugement. Ils ont besoin d’être aimé. C’est tout l’enjeu de cette année de la Miséricorde.

Le pape François dans son texte sur l’amour dans la famille le rappelle : comprendre, accompagner, marcher ensemble, dialoguer. Je le cite : « Le dialogue est une manière privilégiée et indispensable de vivre, d’exprimer et de faire mûrir l’amour, écrit le pape. Il est possible qu’à partir de ma pensée et de celle de l’autre, puisse surgir une nouvelle synthèse qui nous enrichit tous deux. » Fin de citation.

L’amour est la clé de tout. La clé pour accéder à l’Évangile, la clé pour comprendre Dieu, la clé pour ouvrir les cœurs. La foi sans l’amour est une foi momifiée.

Alors qu’est-ce que cela signifie pour toi, Fabien ? Cela signifie aimer ceux vers qui tu seras envoyés.
Les aimer et t’enraciner dans la terre où tu seras transplanté.
Les aimer, c’est ne pas se croire meilleurs qu’eux, c’est rester humble, modeste. Nous sommes tous taillés dans le même bois.
Les aimer, c’est savoir gagner leur confiance. Être écouté et respecté ne se décrète pas. C’est un long chemin. Toute autorité n’est reconnue que lorsqu’elle apparaît légitime.
Les aimer, c’est les comprendre. S’intéresser à ce qui fait leur vie.
Les aimer, c’est les rejoindre là où ils sont, et là où ils en sont, et non pas là où nous souhaiterions qu’ils soient.

Je me souviens avoir lu dans La possibilité d’une île de l’écrivain Michel Houellebecq, qui n’est pas non plus un Père de l’Église, le texte suivant : « Qu’est-ce qu’un chien, sinon une machine à aimer ? On lui présente un être humain, en lui donnant pour mission de l’aimer − et aussi disgracieux, pervers, déformé ou stupide soit-il, le chien l’aime. » Fin de citation.

Beaucoup d’entre nous en ont sans doute fait l’expérience : l’amour d’un chien est gratuit, définitif, sans attente de retour. Alors au risque de choquer les âmes sensibles, mais je suis certain que si tu retiens une seule chose de cette homélie ce sera ce passage, cher Fabien, et que tu n’oublieras pas cette citation, je dirais volontiers que le diacre, le prêtre sont des machine à aimer. Certes le mot « machine » n’est pas très beau, mais il dit bien ce qu’il veut dire. Nous, nous pouvons remplacer le mot « machine » par le mot « cœur ». Oui le cœur d’un diacre, d’un prêtre, est un cœur fait pour aimer sans condition.

Ce soir, Fabien, tu t’engages à vivre le célibat, et je voudrais te livrer le témoignage d’un prêtre ami que j’apprécie beaucoup, le père Emmanuel Gobilliard. Il a fait son service militaire à Gap. Je l’ai connu alors qu’il était séminariste à Rome. Et j’avoue que je l’aurais volontiers vu parmi mes successeurs possibles. Mais c’est Lyon qui va l’accueillir, puisqu’il vient d’être nommé évêque auxiliaire de ce diocèse.

Dans le témoignage qui suit, le père Gobilliard se trouve alors à Madagascar. C’est la Semaine Sainte. Il est fiévreux. Comme il l’avoue dans une lettre qu’il a rendue publique, il doute. « Dieu est absent. Je me sens seul », écrit-il, avant d’ajouter : « La solitude me pèse, le célibat aussi ». Plusieurs paragraphes plus loin, après avoir évoqué les célébrations de Pâques, il raconte une rencontre avec des séminaristes malgaches à qui il donne un enseignement. Je lui laisse maintenant la parole.

« Un séminariste m’a demandé si j’avais vraiment choisi le célibat en décidant d’entrer au séminaire. Je lui ai répondu : “Non… comment veux-tu qu’à 21 ans on puisse choisir librement de renoncer à ce à quoi tout notre être, notre corps et notre âme aspire ?” La discussion s’est poursuivie, et le soir, je me suis reposé la question en essayant d’être le plus honnête possible, c’est-à-dire en essayant de ne pas me réfugier derrière des réponses pieuses, ou institutionnelles… […]. Il arrive en effet qu’on fasse peur aux jeunes, parce que notre vie fait peur, et parce que, par orgueil, nous nous présentons un peu trop comme des “extra-terrestres” que Dieu par sa grâce aurait “guéris” de tout désir sexuel, et dont la sensibilité aurait été comblée par l’amour de Dieu. Tout cela est faux ! Le célibat est une croix ; le fait de ne pas avoir d’enfant est une vraie souffrance. Ce choix, il faut de nombreuses années pour le comprendre et un solide bon sens pour, l’ayant compris, en rendre grâce ! C’est dans la mesure où nous vivons notre célibat comme une blessure, avec humilité, et non pas comme une victoire illusoire sur la nature que nous pouvons y trouver une joie…bien plus, une fécondité.
[…]
Je me souviens très bien du jour où j’ai à la fois compris et accepté mon célibat. J’étais déjà prêtre. C’était à l’hôpital Spallanzani [à Rome], hôpital de phase terminale des maladies infectieuses où j’étais aumônier. Mario, auprès de qui je me trouvais, était en train de mourir du Sida. Un jour, me regardant bien dans les yeux, il m’a dit : “je crois avoir compris le célibat des prêtres !” Du tac au tac, je lui ai répondu : “Eh bien explique-moi parce que moi, je n’ai pas tout compris !” Il a réfléchi et paisiblement il m’a dit : “quand tu es là, je me repose dans ton cœur !” Je n’avais toujours pas compris, alors je lui ai demandé des explications. Il a ajouté : “Quand les dames de la Croix-Rouge viennent, ce n’est pas pareil ! Elles sont mariées, elles ont des enfants et des petits-enfants, et je suis content qu’elles prennent de leur temps pour venir me voir. Je les trouve généreuses. Quand toi, tu viens, je trouve cela normal ! Il n’y a personne dans ton cœur que tu dois aimer plus que moi lorsque tu es à côté de moi. Ton cœur est libre d’être pour moi tout seul, et c’est cela qui me repose. Quand tu viens, j’ai l’impression d’être vraiment important, je sais que, au moment où tu es dans cette chambre d’hôpital, il n’y a personne qui, pour toi, soit plus important que moi. Si tu étais marié, alors je saurais qu’il y a dans ton cœur quelqu’un de plus important que moi et ce serait normal. Pareil si tu avais des enfants. Toi, non seulement il n’y a personne dans ton cœur qui soit plus important que moi, mais en plus tu as choisi cette vie. C’est une situation que tu as voulue. Cela me rend heureux.” Il avait raison, le célibat que vit le prêtre diocésain, c’est le célibat même du Christ. Tout cela nous dépasse et, bien sûr, nous ne sommes jamais à la hauteur de l’exigence que ce célibat implique.

C’est vraiment du mystère d’amour du Christ pour son Église que nous témoignons par cette vie que nous choisissons progressivement, que nous choisissons d’autant plus et d’autant mieux que l’expérience nous la découvre, que des personnes comme Mario nous en livrent le sens profond. […] Notre célibat, il est d’abord pour les pauvres, pour ceux qui ne sont pas aimés, qui sont rejetés, humiliés et donc qui sont tentés de se croire inutiles voire parasites de la société. […] C’est dans la faiblesse, dans ma faiblesse que Dieu se donne. Il se sert de mon cœur blessé…blessé par ce célibat que bon an mal an je choisis, progressivement, difficilement, parce qu’il révèle une source, la source cachée du Dieu qui se donne par le cœur transpercé du Christ en croix. »

Alors cher Fabien. Dans ce témoignage, beaucoup de prêtres, de religieux, de religieuses se reconnaîtront. Aujourd’hui tu prends ce chemin, cette voie du célibat et du service. Comme nous autres, apprends des pauvres avec humilité. Ils seront toujours nos maîtres.

Et n’oublie pas. Tu es encore comme un bloc d’argile brute, laisse-toi pétrir pas le Christ et par celles et ceux vers qui tu es envoyé. Aie confiance, lui comme les autres sont de merveilleux sculpteurs.

+ Jean-Michel di Falco Léandri
Évêque de Gap et d’Embrun

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Poème

Poème de Michel Arnoux, écrit pour l’occasion, et lu à la fin du dîner.

« Ce poème est écrit en Alpin, que certains appellent “Provençal-Alpin”, d’autres “Occitan-Alpin”. Dans la grammaire que j’ai écrite, je l’appelle “Aupin”, reprenant le terme employé par M. Nicollet en 1900 », explique Michel Arnoux.

Brave Fabien

 

Te dirèi me la lenga de Benesèta,

En Laus, de Maria, la counfidènta,

 

Aparatritz des praires en diocèsi,

D’ùn parouassian ràiat, lo gramarci,

 

Lo jout de ton ordinacion diaconàla,

En gleisa, ùna dei quatre mil’ en França

 

Aparàiei pre Sant-Martin, nèissùt en Ongria

Un àn sièisen, des e set siegles adareira.

 

Dieu sònèc ùn souldat de Gard’ emperiàla,

Encuèi sòna ùn òbrat de Banc’ entranacionàla,

 

Capitànç’ ùrousa, Prouvidènça divina,

En Laranha-Monteglin s’ajàiavina.

 

Viurèc tant eilamount et tant eisavau,

Faci lo despòtième lùsit es ço que chau.

 

Enca Sant-Martin, lo chivau afraireja

Les paures e me veus la soulda trèsaja.

 

Per les Rameus, gràci a tù, avèm vist

Testasiar la proucecion, ùn ase festist,

 

Escarant, devalant parvis, sùs mavon,

Auvisent de prim’ ourguen, amplificacion,

 

Fisent a man de mestre, revirant tramblon,

Lausenja de respèt, de belòiat de Creacion.

 

 

Per Nove, te devèm ùna Crècha vivènta,

Ùna nouveutat que la meina an tant agreiat.

 

Te coneissèm, as chantat nòstrei preièrei

La voua es ùn signe preground de l’estre.

 

Coura la voua devala sùs nos, armouniousa

Sembla qu’aveni d’ùna tèra glòriousa.

 

 

Segùr que Papa Frances ben t’assoutarè

Tant, très de ses predecessourch. ravisarè

 

 

Un laic, dich Fabien, sùs testa la colomba

Martir sos Empetor Dèce, apòstr’ en Gala.

 

Coura t’assetes a l’ourguen si druament

Come pas pensar a Berliòs e son jujament :

 

« S’en gleisa, l’orquestre, lo cour es Emperator,

L’ourguen es Papa, » sens’ oumbra de constritor.

 

De Pi lo Dougen : « Aquèla musèta combla

L’àma des fidaires de jòia celèsta. »

 

De Beneset lo Sièisen « : L’ourguen fa venir

Touch les sons de la Creacion e fa brusir

 

Lo plenum des sentamench des ùmanch. »

Cheve de cour, ourganiste, entra me les Granch.

 

Parench, dja ùn trentenau d’ àma esternèla,

Encuei entrinca ùna pietousa micion eclesiàla.

 

 

Michel Arnou
lo 26 de junh 2016

Cher Fabien

 

Je témoignerai avec la langue de Benoîte,

La confidente de la Vierge Marie au Laus,

 

Protectrice des prêtres du diocèse,

Les remerciements d’un paroissien comblé,

 

Le jour de ton ordination diaconale.

En cette église, une des quatre mille en France

 

Sous le patronage de Saint-Martin, né en Hongrie,

Une année seize, il y a dix-sept siècles.

Dieu appela un soldat de la Garde Impériale,

Aujourd’hui il appelle un employé de banque internationale,

Coïncidence heureuse, Providence divine,

À Laragne-Montéglin on se réjouit.

 

Il vécut à la fois hors et dans le monde,

C’est ce qui convient en face du despotisme éclairé.

Encore Saint-Martin traitant d’égal à égal,

Son cheval, les pauvres et faisant trois parts de sa solde.

Pour la cérémonie des Rameaux, grâce à toi, nous avons vu

Un âne fier marcher en tête de la procession,

Montant, descendant le parvis, marchant sur le dallage,

Écoutant pour la première fois l’orgue, le micro,

Confiant sous la garde de son maître, traduisant par ses frémissements

Des louanges de respect et de beauté pour la Création.

Pour Noël, nous te remercions pour la Crèche vivante,

Une nouveauté qui a tant enchanté les enfants.

Nous te connaissons bien, tu as chanté nos prières,

La voix est un révélateur très expressif du moi.

Quand le son harmonieux de la voix nous touche,

On croirait qu’il nous parvient d’un pays de gloire.

Certainement, notre pape François te protégera,

Tellement il verra en toi, trois de ses prédécesseurs.

Un laïc, appelé Fabien, choisi par une colombe ,

Martyr de l’Empereur Dèce, apôtre des Gaules.

 

Quand tu prends l’orgue avec tant de facilité,

Comment ne pas penser au jugement de Berlioz :

« Si dans l’église, l’orchestre, le chœur est empereur,

L’orgue est Le Pape », sans aucune contestation !

 

De Pie XII « : Cet instrument de musique remplit

L’âme des fidèles d’une joie céleste ! »

De Benoît XVI « : L’orgue produit

Tous les sons de la Création et fait résonner

 

La plénitude des sentiments humains ! »

Le chef de chœur, l’organiste entre chez les Grands.

 

À tes parents, une âme éternelle depuis trente ans

Commence aujourd’hui une pieuse mission ecclésiale.

Michel Arnoux
le 26 juin 2016

Cet article a 3 commentaires

  1. Merci pour cette célébration grandiose à Laragne. Dommage qu’il nous quitte car Fabien avait un contact exceptionnel avec la population. J’espère qu’il sera nouer les mêmes liens dans l’Argentière , la Vallouise. Vraiment, vraiment dommage ce départ !
    Merci à Mgr pour les nombreuses pointes d’humour pendant la célébration !

  2. Très belle cérémonie et Félicitations au Diacre Fabien Guilloth. Ce oùi prononcé me va droit au cœur, d’autant que Fabien à l’âge de mon petit-fils. Une fierté pour ses parents.
    Monseigneur, une homélie remplie de tendresse et d’amour. Merci pour ce partage et le poème de Michel Arnou.
    Fabien, “Enracine-toi”, dans ton ministère diaconal!.

  3. Très belle homélie !

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