Fabien Guilloth est arrivé sur le diocèse de Gap et d’Embrun en septembre 2012. Il sera ordonné diacre par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri le dimanche 26 juin 2016 à 15h00 en l’église Saint-Martin à Laragne. Rencontre.

– Fabien, d’où venez-vous ? Quel a été votre parcours ?

Je suis natif d’un village en Sud Aveyron, Belmont-sur-Rance, à quelques pas de l’abbaye de Sylvanès ou encore des caves de Roquefort. Je suis l’aîné d’une famille de trois garçons. C’est au début de mon adolescence qu’un prêtre ami de ma famille m’interpelle en ces termes : «  T’es-tu déjà posé la question d’être prêtre un jour ? » Quelle audace ! Finalement c’est cette même audace qui chaque jour me permet de redire « oui » au Christ.

Après ma licence dans les Sciences de Gestion, j’ai eu une petite expérience de travail au Crédit Agricole dans une agence aveyronnaise. Après quoi, je suis rentré au séminaire en commençant par une propédeutique à Aix-en-Provence – ce même séminaire dans lequel j’achève mon cycle de théologie.

Je suis arrivé dans les Hautes-Alpes après avoir fréquenté le sanctuaire du Laus, lieu que j’affectionne tout particulièrement. C’est dans une grande liberté que j’ai grandi dans un certain amour de l’Église.

– Que retirez-vous de ces dernières années passées dans le diocèse en général et dans le Laragnais en particulier ?

En premier lieu, je retiens de ces années passées dans le diocèse la grande capacité des uns et des autres à intégrer les différences afin de faire qu’UN à la suite du Christ.

Je suis frappé aussi de la qualité de l’accueil que l’on peut trouver chez tel ou tel Haut-Alpin. Ceci a été probant lorsque par deux étés successifs je suis parti rejoindre trois paroisses en zone touristique : Embrun, Guillestre, Briançon.

Enfin, dans le Laragnais, je peux dire qu’il y’a un certain « art de vivre » pour reprendre cette expression d’un prêtre haut alpin,  …mais en mode provençal – puisque c’est à Laragne que s’arrête la Provence dit-on !

Pendant ces deux ans j’ai pu rejoindre les week-ends et les vacances ce grand secteur paroissial du Sud Buëch. Outre les amitiés nouées, j’ai pu aussi faire l’expérience d’une certaine difficulté à trouver des personnes qui veulent s’engager dans un service d’Église. Mais la sincère amitié qui me lie aux pères Joseph-Charles Mbogba et André Girier a été pour moi un précieux soutien. Je leur en suis très reconnaissant !

– Vous allez être ordonné diacre en vue du presbytérat. Comment vivez-vous cette perspective du diaconat, ce « passage obligé » ?

Au cours de mon séminaire j’ai eu l’occasion de fréquenter l’Arche de Jean Vanier, en tant que bénévole. Une tradition y est bien ancrée : celle du lavement des pieds au cours de veillées de prières pour redire le service du frère, l’entraide des uns envers les autres.

Cette image va m’accompagner dans ce passage du diaconat et ne pourra surtout pas s’arrêter là ! Bien au contraire elle est une attitude spirituelle appelée à s’enraciner chaque jour dans la prière.

– Le pape s’est dit prêt à créer une commission d’étude sur les diaconesses. Qu’en pensez-vous ? 

Effectivement j’ai pris connaissance de cette intention du pape François.  Constituer cette commission pourra permettre de comprendre dans l’histoire de l’Église la place des femmes. Il y’a quelque chose de l’ordre de la complémentarité qui est à redéployer. En disant cela, je pense à tel ou tel diocèse français où on redécouvre l’engagement des femmes en tant que vierges consacrées ou encore comme membres d’un tiers ordre (ex : les bénédictins). Voilà de beaux exemples de complémentarité !

Propos recueillis par Thierry Paillard

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Cet article a 1 commentaire

  1. Très bonne nouvelle. Même si je ne connais pas l’ordinand… je me joindrai par la prière !

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