Où est la maison de mon père ? – Dimanche 11 mars
  • Post published:11 mars 2012

Où est la maison de mon père ?

Le plus beau message de Jean-Paul II était simple et sublime à la fois : « La personne de l’homme est sacrée, unique et irremplaçable. »

La plus belle des cathédrales n’est que le lieu où le Seigneur réside dans le Saint-Sacrement.

Sa maison, c’est tout être vivant. Du pire des pécheurs au plus grand saint ; il réside là. À nous de chercher cette perle de cristal enfouie en tout humain.

On a une vie entière pour contempler Dieu dans sa maison préférentielle : chacun d’entre nous. De celui qui sort du palais de sa mère jusqu’au vieillard qui s’éteint : Dieu est là, enfoui, vivant.

C’est pour cela que l’Église défend la vie, toute vie.

Elle est la seule instance dans le monde à lutter, avec une totale radicalité, pour défendre la vie.

Le saccage programmé pour tuer la vie progresse dans l’humanité. Et, pourtant, le Seigneur savait ce qu’il y a dans l’homme, dit l’Évangile (Jn 2, 25).

Il y a des merveilles humaines cachées, le Christ a su les déceler et les mettre en valeur. On en parle si peu de nos jours… Par contre, aujourd’hui, pour les médias notamment, une bonne nouvelle à annoncer est une « mauvaise nouvelle ». Du sang, des drames, des catastrophes, des guerres nous sont livrés avec profusion, voire délectation.

Comment lutter ? Qu’au moins à chaque image de mort monte de nos lèvres une supplication : « Seigneur, aie pitié. »

Le Seigneur, durant son séjour sur la terre, allait toujours d’abord vers le plus meurtri, le plus désespéré, celui ou celle qui était jugé.

Son regard laser d’amour donnait la force d’ouvrir à l’espérance, de pardonner pour montrer le chemin de la vie.

Si le chrétien savait la force qu’il possède en demandant ce regard… !

La prière le lui donnera, l’eucharistie, notamment.

Deux mots dans l’Évangile, médités, doivent provoquer incontestablement, chez tout chrétien, une force pas possible : « Il le (la) reconnaîtra. »

Ce regard du Christ remettait debout, rendait la vie, appelait tout être au pardon.

Demandons chaque jour dès le réveil : « Seigneur, donne-moi ton regard. »

Père Guy Gilbert

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Méditation extraite du hors-série n° 27, Le compagnon de Carême, publié pour le Carême 2012 par la revue Magnificat.

Avec l’aimable autorisation de la revue Magnificat

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