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Découpage des paroisses du diocèse de Gap-Embrun

En ce début d’année 2023, l’Eglise catholique dans les Hautes-Alpes procède à une simplification administrative de l’ensemble de ses paroisses. Cela fait échos à sa vision pastorale 2022-2030, “Mission Altitude”, promulguée ce 26 novembre 2022, en particulier à la seconde orientation missionnaire : “Des communautés de communautés, ancrées dans une Église diocésaine”.

La « paroisse » est un périmètre géographique précis, confié à la responsabilité d’un prêtre nommé par l’évêque du Diocèse, portant la mission de « curé ».

Le pape saint Jean XXIII disait que la paroisse est « la fontaine du village à laquelle tout le monde peut venir étancher sa soif de Dieu » (lettre pastorale « Mission Altitude », page 10).

Aussi, une paroisse existe en fonction de la présence d’une communauté de fidèle vivant sur ce territoire ; elle est la structure de base de la vie chrétienne sur ces mêmes lieux (proposition des sacrements, organisation de l’enseignement religieux vers les jeunes et les adultes, soutien aux personnes en situation de pauvreté, soutien des personnes en souffrance ou en deuil, participation à la vie sociale des villages, etc.), le curé portant la responsabilité de cette organisation, aidé par celles et ceux qui l’assistent, en particulier dans les conseils pastoraux et les conseils pour les affaires économiques.

Au 31 décembre 2022, le diocèse de Gap-Embrun se structurait en 168 paroisses (correspondant approximativement aux communes civiles). Seulement 15 curés sont aujourd’hui en fonction – tout prêtre n’exerçant pas la fonction de curé ; 35 prêtres sont en mission active sur le département des Hautes-Alpes.

Après consultation des prêtres et membres des conseils paroissiaux, l’Evêque du diocèse a pris des dispositions pour faire correspondre davantage la réalité juridique avec la réalité pastorale actuelle.

Ainsi, en ce début janvier 2023, de nouvelles paroisses voient le jour, tout en conservant les modalités de fonctionnement actuels : portées au nombre de 40, ce sont les mêmes curés, exerçant leur ministère sur les mêmes territoires, avec les mêmes personnes engagées dans la vie des communautés, célébrant dans les mêmes églises, mais donnant à voir plus clairement les réalités de vies contemporaines quant aux réalités de nos vallées, avec les mobilités qui sont nôtres aujourd’hui. Chaque paroisse a par ailleurs choisi comme nouveau nom le nom d’un saint ayant une signification pour les chrétiens, accolé à une indication géographique.

Au-delà de cette réduction de nombre, c’est une invitation à prendre la mesure des nécessaires mutualisations, aussi bien sur le plan de la vie religieuse, que sur les réalités sociales, économiques et humaines de nos vallées alpines.

Dans les orientations missionnaires diocésaines, nous sommes invités à « passer d’une logique de clochers à une communautés de vallées, sous la forme de communautés de paroisse ». La nouvelle physionomie donnée à notre diocèse nous invite à entrer dans cette dynamique de base de la vie chrétienne sur ces mêmes lieux.

Plusieurs paroisses peuvent former une communauté de paroisses, confiée à un même curé ; l’ensemble des paroisses sont elles-mêmes regroupées en quatre doyennés, sous la responsabilité de l’un des curés, nommé doyen. Les conseils pastoraux et économiques peuvent être au niveau des communautés de paroisses.

Que les saintes et saints patrons de nos paroisses nouvelles nous soutiennent dans notre vie de Foi, dans l’annonce de l’Evangile. Car, quel que soit le « flacon », il importe avant tout que nous vivions « l’ivresse de l’Espérance et de l’Amour de Dieu ».