Le diocèse de Gap aux XIXe et XXe siècles

Le Concordat de 1801 supprime les deux diocèses d’Embrun et de Gap, et place leurs territoires sous la responsabilité de l’évêque de Digne, Mgr Dessoles, puis du célèbre Mgr de Miollis. Le nouveau concordat de 1817, effectif en 1822, rétablit le diocèse de Gap dans les limites actuelles du département des Hautes-Alpes.

Au cours du XIXe siècle, plusieurs Congrégations sont autorisées : en 1841, les Sœurs de la Providence, en 1853, les Sœurs de Saint-Joseph et les Sœurs du Saint-Cœur de Marie. Mgr Depéry (1844-1861) valorise le patrimoine religieux et spirituel, et rédige des travaux sur Benoîte du Laus et sur Amélie de Vitrolles (1797-1829). Tandis que l’exode rural affaiblit la population, un essor missionnaire est très actif : de nombreux jeunes haut-alpins partent comme prêtres missionnaires en Amérique (Mexique, Canada, U.S.A., etc.), en Asie avec les Missions Etrangères de Paris (MEP), en Océanie, etc. Parmi eux, Saint Jacques Chastan (1803-1839), né à Marcoux, formé au séminaire d’Embrun, prêtre M.E.P., martyr en Corée, canonisé en 1984. Jean-Hippolyte Gondre (1801-1859), né à La Motte-en-Champsaur, devenu Frère Polycarpe, second fondateur des Frères du Sacré-Cœur, déclaré Vénérable en 1984. Originaire de La Mure, mariste devenu fondateur des Pères du Saint- Sacrement, Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868) aimait se faire pèlerin de Notre-Dame du Laus. Benoîte Rencurel est proclamée « Vénérable servante de Dieu » en 1872. À Gap, la nouvelle cathédrale est inaugurée en 1895.

Le XXe siècle compte également dix évêques. Les deux évêques d’origine hautalpine, Mgr Berthet et Mgr Bonnabel, totalisent, à eux seuls, 43 années d’épiscopat. Mgr Saliège (1925-1928) devient cardinal à Toulouse et Mgr Coffy (1967-1974) cardinal de Marseille. Les constructions se succèdent : Petit Séminaire de Charance (1924), Maîtrise de Notre-Dame du Laus (1932), Grand Séminaire (1932). L’appel pour les vocations sacerdotales est intensifié avec Mgr Pic et Mgr Bonnabel. L’ouverture œcuménique est initiée par le Père de Peretti, du Grand Séminaire, les pasteurs Gaillard et Morel, et des laïcs : Antoinette Davin, Yvonne Widmann (E.R.F.), Marcelle Drouin. L’Action catholique de la jeunesse connaît un essor remarquable : JAC, JOC, JEC, ainsi que les patronages paroissiaux et le scoutisme. Le rayonnement de Notre-Dame du Laus s’élargit : aménagements avec le Père Verney, travaux historiques sur Benoîte par le Père de Labriolle, puis par le Père Combal.

En 1957, le Grand Séminaire est regroupé avec celui d’Aix. Le noviciat des Pères Blancs s’établit à Chabanas, jusqu’en 1971. Mgr Jacquot participe au Concile et s’emploie à en faire vivre les fruits spirituels, liturgiques et apostoliques. La collaboration entre prêtres et laïcs se concrétise : catéchèse, mouvements de jeunes et d’adultes, pastorale des réalités du tourisme et des loisirs, journal « Semaine Hautes-Alpes », création de paroisses à Gap (Saint-Roch et Notre-Dame d’Espérance) et du Centre œcuménique de Vars. En 1972, début de la restauration de l’abbaye de Boscodon. En 1982, à Briançon, ordination du premier diacre permanent.

En 1996, création de la radio diocésaine R.C.F. Evêque depuis 1988, Mgr Georges Lagrange, suite à la visite canonique de 1999, relance les conseils (presbytéral, pastoral, etc.). Il définit trois archiprêtrés, accompagnés chacun par un vicaire épiscopal : saint-Marcellin (Nord), saint-Arey (Sud), et saint-Arnoux (Centre). Lors du Grand Jubilé de l’an 2000, il préside les rassemblements dans les cinq églises jubilaires : cathédrale de Gap, basilique de Notre-Dame du Laus, cathédrale d’Embrun, collégiale de Briançon, église de Lagrand.

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