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Le 23 mai 1855, à l’occasion du couronnement de la statue qui se trouve sur l’autel de la basilique de Notre-Dame du Laus, Mgr Jean-Irénée Depéry, évêque de Gap, a consacré le diocèse à la Vierge Marie. Voici sa prière de consécration.

Consécration du diocèse de Gap à la Très Sainte Vierge Marie sous le vocable de Notre Dame du Laus

Reine du ciel et de la terre, souveraine des anges et des hommes, Notre Dame du Laus, je viens, humblement prosterné à vos genoux, vous consacrer en ce jour, d’une manière plus particulière et plus solennelle, ce diocèse qui vous appartient par tous les droits de la reconnaissance et de l’amour.

Reine du clergé, je vous consacre ce chapitre vénérable d’une cathédrale qui vous reconnait pour sa puissante patronne, et ces prêtres pieux des Alpes dont le zèle pour votre gloire n’a jamais faibli, et ces missionnaires, gardiens fidèles de votre sanctuaire, et ces jeunes lévites dans le cœur desquels brûle le feu sacré de votre culte, qu’ils répandront un jour parmi les populations confiées à leur saint ministère.

Reine des vierges, je vous consacre ces communautés religieuses qui ornent nos montagnes comme des fleurs brillantes et les embaument d’un parfum dont la suavité n’est pas de ce monde. Elles vous glorifient par l’imitation de vos vertus ; elles font bénir votre nom et chanter vos louanges par la bouche immaculée de l’enfance.

Interprète avoué des autorités et des magistrats de ce département qui entourent votre trône, céleste Reine, interprète de tout ce peuple qui se presse à vos pieds avec amour, avec un saint enthousiasme, je vous consacre en mon nom et au leur, nos personnes, nos familles, nos biens, nos joies, nos douleurs, nos craintes, nos espérances.

O glorieuse et miséricordieuse Vierge Marie, jamais on a ouï dire que vous ayez trompé la confiance des cœurs, daignez donc abaisser vers nous vos regards compatissants ; montrez-vous sensible à nos misères ; écartez les fléaux qui nous menacent ; ranimez la foi ; source de tout bien, principe de l’ordre et de la justice, fondement inébranlable du bonheur des nations ainsi que du bonheur des familles et des individus.

Vierge pleine de clémence, refuge des pécheurs, souvenez-vous que ce sanctuaire a été construit par vos ordres, pour abriter leur faiblesse, cacher leur honte, guérir leurs infirmités ; continuez a les y accueillir avec tendresse et à leur y prodiguer vos soins maternels.

Etoile de la mer, toujours radieuse et toujours protectrice, faites briller sur nos têtes votre calme lumière, et elle dissipera bien vite les orages de nos sens, et elle nous conduira heureusement à travers la tempête, jusqu’au céleste rivage.

Secours et appui des chrétiens, ô vierge puissante, des ennemis nombreux nous pressent de toutes parts ; arrêtez leurs efforts, brisez l’orgueil de leurs armes, soyez l’invincible bouclier de ceux qui crient vers vous et se jettent dans vos bras.

Ah prenez en main notre cause ! Elevez l’Eglise qui vous exalte ; protégez le Pontife auguste qui par mes mains vous couronne et qui se fait gloire d’être de tous vos enfants, le plus humble, le plus affectionné, le plus soumis ; bénissez ces Prélats vénérables qui sont venus rehausser par leur présence ici, votre auguste triomphe ; bénissez la France qui, avec tant d’enthousiasme, vient d’acclamer votre Immaculée Conception ; soyez pour ces soldats, fiers de combattre sous votre bannière, Notre- Dame de la victoire; sauvez le prince qui nous gouverne, couvrez-le de votre protection, et, Reine pacifique, rendez-nous la paix.

Descendez encore, ô Marie, nous vous en conjurons, descendez comme aux jours de Benoîte, dans ce vallon sacré ; qu’il soit à jamais et pour tous, le théâtre de vos bénédictions les plus abondantes et de vos plus tendres miséricordes !

Permettez ma bonne Mère, que je sollicite de votre inépuisable bonté une dernière faveur, une faveur toute personnelle. Les jours les plus sereins, les heures les plus douces de ma vie épiscopale se sont écoulés dans ce lieu de vos affections, eh bien, qu’il me soit donné d’y choisir mon tombeau et d’y reposer à l’ombre de votre sanctuaire et de votre amour, en attendant nos bienheureuses espérances et l’avènement glorieux de Grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ (ad. Tit. 2, 13).

Ainsi soit-il.


Consécration personnelle à la Vierge Marie sous le vocable de Notre Dame du Laus

Approuvée par Mgr Prosper-Amable Berthet, le 24 août 1905

Notre-Dame du Laus, refuge des pécheurs, prosterné à vos pieds, honteux de mes fautes mais plein de confiance en vous, la plus tendres des mères, je vous offre les meilleurs sentiments de mon cœur.

Agréez l’offrande que je vous fais de mes joies, de mes peines, de ma vie entière.

Mon unique désir est de vous servir, de glorifier votre divin Fils, et comme témoignage de mon amour, je m’engage à réciter tous les jours de ma vie le saint Rosaire, en union avec celle que vous appeliez votre chère fille, la vénérable sœur Benoîte.

Daignez, ô ma bonne Mère, avoir pour agréable cet acte de consécration et m’obtenir d’y être fidèle jusqu’à mon dernier soupir. Amen.