L’annonce la semaine dernière d’une assemblée générale extraordinaire concernant RCF Alpes Provence a suscité de nombreuses réactions. Cette AGE s’est tenue ce vendredi 17 juin à Gap. Jean-Louis Garnier, président de l’association, répond à quelques questions à l’issue de cette assemblée.

Jean-Louis Garnier, à quels problèmes étiez-vous confrontés pour convoquer cette AGE ?

Nous nous trouvions dans une situation très délicate dont l’aggravation progressive ces derniers temps entraînait pour la radio une impossibilité matérielle de fonctionner localement.

Contrairement à ce qui a pu être publié récemment, les questions de financement ne sont pas les plus importantes, loin s’en faut. De récentes décisions de la Direction générale de l’Union RCF en notre faveur nous auraient garanti les moyens d’assurer le maintien de l’activité de nos studios de Gap et de Briançon.

Nos difficultés se situent quasi-exclusivement au plan opérationnel.

Les producteurs bénévoles sont en nombre suffisant pour nous permettre d’assurer les quatre heures quotidiennes de diffusion locale. Ils font un travail remarquable dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Par contre, le nombre de bénévoles qui s’étaient initialement proposés pour assurer le fonctionnement technique et l’animation locale a fortement diminué depuis avril 2015 au point d’être réduit depuis quelques mois à une seule personne… En conséquence, tout incident ou accident humain, ou même  technique, entraînait immédiatement l’arrêt de la diffusion locale et le basculement sur les programmes nationaux. C’est ce qui s’est produit ces dernières semaines.

De plus, notre directeur, dont le rôle était déterminant dans la coordination des activités d’animation, de programmation et de gestion, a été appelé à de nouvelles fonctions dans son diocèse d’origine et vient de confirmer son départ pour le 1er septembre prochain.

Dans ces conditions, la poursuite du fonctionnement local de la radio n’était plus envisageable. Il fallait donc prendre une décision, la moins pénalisante possible pour notre auditorat.

C’est ce qui a été fait, avec l’autorisation de notre évêque et en liaison étroite avec la direction générale de l’union RCF.

Qu’a-t-il été décidé à l’issue de cette Assemblée ?

La solution a consisté à arrêter provisoirement l’activité locale de la radio sans pour autant dissoudre l’Association RCF Alpes Provence. C’est ce qu’on appelle la « mise en sommeil » de l’association.

Les statuts de l’association ne comportaient pas cette disposition. Il a donc été nécessaire de réunir les adhérents en assemblée générale extraordinaire afin de procéder à la modification des statuts et de prendre la décision de mise en sommeil.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les bénévoles ? pour les auditeurs ?

Pendant une période de durée indéterminée, mais aussi brève que possible, nous diffuserons les émissions nationales de RCF 24 heures sur 24. Cette disposition permettra à nos auditeurs de conserver le lien avec une radio à laquelle ils sont particulièrement attachés.

Pendant cette période de temps, bien que les activités locales soient interrompues, nous continuerons de travailler en liaison étroite avec l’union RCF qui est elle-même en train de se restructurer au plan national, afin de préparer un redémarrage futur dans de bien meilleures conditions.

J’invite les bénévoles qui ont à cœur de participer à ce redémarrage, à se manifester, dès à présent. Ils peuvent contacter, à cet effet, l’adresse de liaison suivante : amisrcfap@orange.fr

Propos recueillis par Thierry Paillard