Retour sur la conférence du 12 mars par le Père Fournier

À l’occasion de l’entrée dans le temps du Carême, le Père Pierre FOURNIER a accepté de faire une conférence sur le thème « Quand le sang et l’eau jaillissent du coeur du Christ » le mardi 12 mars 2019 à 18h00 en l’église St Jean-Baptiste de La Saulce.

Cette conférence a été suivie d’un petit temps de prière puis d’un échange convivial entre le Père Pierre FOURNIER et les paroissiens présents autour d’un apéritif dînatoire.

A noter qu’à la demande du Père Pierre FOURNIER et pour illustrer sa conférence, Louis BRACHET, le sculpteur de Ventavon, a accepté d’amener la Croix de Lumière qu’il a réalisée pour l’église St Pierre de Curbans et ainsi de la présenter, en avant-première, au paroissiens présents.

Pour rappel : un évènementiel est organisé le 27 avril 2019 à Curbans autour de la messe de bénédiction de cette Croix de Lumière qui sera présidée par Monseigneur Jean-Philippe NAULT, Evêque de Digne et concélébrée par Monseigneur Xavier MALLE, Evêque de Gap, et les Pères Jean-Baptiste TRAN, Pierre FOURNIER et Joseph AUBIN.

Comme cette conférence a été très passionnante et donc très appréciée par les paroissiens présents, vous trouverez, ci-après, la vidéo et le texte intégral de la conférence qu’a rédigé le Père Pierre FOURNIER:

Texte conférence Père Pierre Fournier – Eglise de La Saulce – 12 mars 2019 QUAND LE SANG ET L’EAU JAILLISSENT DU COEUR DU CHRIST.

Nous sommes très heureux de connaître l’oeuvre de l’artiste Louis Brachet, sculpteur sur acier forgé, à Ventavon. Ses deux grands Christs crucifiésont été exposés à Gap, à la Cathédrale pour la Semaine Sainte 2012, et, en 2013, avec la sculpture d’un enfant d’Afrique torturé par la faim. Louis les a complétés d’une Vierge Marie se tenant au pied de la Croix, une “Mater dolorosa”. C’est le Christ souffrant, qui vient prendre en charge nos souffrances, et la Vierge Marie intercède pour les êtres en souffrance. Notre sculpteur travaille tout en priant (cf. son recueil de prières-poèmes). L Brachet vient de poursuivre son oeuvre en réalisant une sculpture, une “Croix de lumière”, sur le Coeur du Christ. Il nous entraîne encore vers Jérusalem, vers la Passion du Christ, vers le don suprême de sa vie par amour pour nous. L’artiste illustre bien, ici, l’épisode raconté par st Jean, dans son Evangile, sur la mort de Jésus et le coup de lance porté par un soldat romain (Jean 19, v.31-32). Jésus et les larrons viennent d’être crucifiés. “Alors, comme c’était le jour de la Préparation de la Pâque, pour que les corps ne demeurent pas sur la croix durant le jour du sabbat – car c’était un grand jour que ce Sabbat – les Juifs demandèrent à Pilate qu’on leur brise les jambes et qu’on les enlève. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier et de l’autre larrons qui avaient été crucifiés avec lui. Arrivant à Jésus, ils virent qu’il était déjà mort. Ils ne lui brisèrent donc pas les jambes, mais l’un des soldats lui ouvrit le côté de sa lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l’eau. Et celui qui a vu a porté témoignage, et son témoignage est vrai, et Celui-là sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez. Car ceci est advenu afin que l’Ecriture s’accomplisse: ‘Aucun de ses os ne sera brisé’ (Psaume 33,21), et un autre passage de l’Ecriture dit encore: ‘Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils auront transpercé’ (Zacharie 12,10)”. Nous pouvons méditer, ici, ces paroles de l’Evangile selon trois perspectives: d’abord, au plan physique des faits, de la nouvelle blessure faite au Christ avec le coup de lance; puis au plan spirituel, la signification du jaillissement du sang et de l’eau; et, en troisième lieu, au plan symbolique, le rayonnement sacramentel du sang et de l’eau depuis le côté du Christ jusqu’à nous. I. SANG ET EAU JAILLISSENT: ATTESTATION DE LA REALITE DE LA MORT DE JESUS. Jésus est déjà mort, et le soldat romain plonge sa lance dans son côté. La lance traverse la poitrine de Jésus jusque vers son coeur. La violence acharnée de la Passion continue… St Jean nous précise “Aussitôt, le sang et l’eau jaillissent du côté de Jésus”, de son Coeur. L’aspect si réaliste de la Passion du Christ se poursuit ici. Il s’agit bien d’une réalité physiologique, anatomique, médicale, concernant Jésus en son corps. Marie-Pierre Morel commente: “Jésus a été ouvert par la lance, le Saint Suaire en témoigne: lance romaine dont le fer, de 44 mm x 15 mm, a transpercé le côté du Seigneur sur sa droite, glissé sur la sixième côte, perforé la plèvre, traversé le poumon, avant d’ouvrir les oreillettes du coeur. De l’eau en provenance de la membrane contenant le coeur (le péricarde) a jailli, puis du sang giclant de son coeur. De l’eau et du sang, oui, la science le démontre. Jésus se vide. Marie assiste à cette seconde mort après la mort, vengeance des Enfers. Comme si la “seconde mort” (cf Apocalypse 20,6) avait pouvoir sur lui. Elle voit ce sang couler et se perdre au sol, elle qui le lui avait donné ! O plaie cruelle qui lui brise le coeur !” (1) Jésus est bel et bien mort. Il a été supplicié dans ces réalités de violences et de souffrances. Hemingway a été impressionné par ce réalisme de la violence exercée par les soldats lors de la crucifixion de Jésus. Dans son recueil “Les Neiges du Kilimandjaro” (1936), il l’évoque dans son récit “C’est aujourd’hui vendredi”. Les soldats qui ont participé à la crucifixion de Jésus se retrouvent le soir chez un marchand de vin. Ils constatent avec étonnement et admiration: “Il a bien tenu le coup, aujourd’hui, là-bas ! “. Et les légionnaires répètent cette exclamation.. (2). II. SANG ET EAU SIGNIFIENT L’AMOUR INFINI DE JESUS MORT POUR NOUS TOUS. A la violence du soldat, le corps de Jésus répond “aussitôt”, spontanément, par le sang et l’eau, par le don de ce qu’en lui il porte de plus précieux. Dans la tradition biblique, les rabbins considèrent que le corps de l’être humain est composé de deux éléments, le sang et l’eau. Ce don que fait Jésus de l’intimité de son être signifie son Amour infini donné à l’humanité, à chacun de nous. Ici, nous sommes appelés à un regard spirituel et mystique sur les faits rapportés par l’évangéliste st Jean. Le moment où le sang et l’eau jaillissent du coeur du Christ est saisi comme un moment suprême, un événement saint. Le sang et l’eau coulent du côté du Christ comme d’ “un calice du haut de la Croix” (3). De là, la dévotion aux Coeurs de Jésus et de Marie, unis dans un même martyre. De même, le célèbre thème du Graal va se développer au Moyen Age: la recherche du vase sacré qui aurait recueilli le sang et l’eau jaillis du côté du Christ. (Chez l’écrivain Julien Gracq, divers aspects de son oeuvre sont tissés selon le thème de la quête du Graal). Dans le déroulement de l’ensemble de l’Evangile de st Jean, Jésus a avancé peu à peu vers son “Heure” suprême, “l’Heure” de la manifestation ultime de son amour et du don du Salut (4). L’Heure décisive de Jésus est venue lors de sa crucifixion. Et Jésus sur la croix en vient au moment où “prier et se donner ne font qu’un” (5). Sa dernière parole sur la croix, selon st Jean, est la parole de l’accomplissement réussi de sa mission dans le monde: “Tout est achevé !” (Jn 10,30). L’accomplissement total de l’Amour donné par le Christ se révèle quand jaillissent de son côté le sang et l’eau. St Paul y reconnaîtra la source du salut universel: “Un seul est mort pour tous” (2 Co 5,14). Le coeur du Christ n’est pas resté fermé, comme dans une insensibilité figée définitivement par la mort. Le coeur de Jésus s’est “ouvert”: il a libéré son sang et son eau. C’est alors la révélation de la profondeur de la Miséricorde du Père par son Fils Jésus, et par le don de l’Esprit Saint. La miséricorde divine se déploie avec l’eau purificatrice et avec le sang protecteur, et également purificateur, de l’Agneau pascal (Exode 12, 46). A son Baptême, Jésus a été désigné par Jean-Baptiste: “Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde” (Jn 1,29). Jésus est ici “l’agneau pascal et le roi transpercé”, note Charles L’Eplattenier (6). St Jean rappelle la parole du prophète Zacharie: “Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils auront transpercé” (Za 12,10). L’évangéliste nous invite à “lever les yeux” vers Jésus, à le regarder attentivement, à le “voir” avec les yeux de la foi, de l’adoration. Ch. L’Eplattenier remarque aussi: “Puisque c’est un soldat romain qui a percé le corps de Jésus, on peut penser que Jean veut ainsi annoncer prophétiquement la conversion des païens” (p.372). Selon st Matthieu et st Marc, le centurion romain, à la vue de la mort de Jésus, proclame son acte de foi: “Vraiment cet homme est le Fils de Dieu !” (Mt27,54). A la Guerre 1914-1918, la popularité de ste Thérèse de Lisieux grandissant, la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus s’est développée parmi les soldats avec les aumôniers du front (7). Par ailleurs, sainte Faustine Kowalska (1905-1938), de Pologne, a reçu le message du Christ de la Miséricorde divine avec le sang et l’eau jaillissant de sa poitrine. Elle a fait peindre un tableau de cette apparition avec ce jaillissement en deux couleurs: le double rayonnement rouge, du sang, et blanc, de l’eau. Le rayonnement va en s’élargissant largement vers tous (8). L’amour du Christ est un amour de miséricorde, pour chacun, comme le pape François l’a souligné lors du Jubilé de la Miséricorde du Seigneur (9). III. DE LA MORT DE JESUS NAISSENT LES SACREMENTS DE L’AMOUR ET DE LA VIE. L’événement de la mort du Christ sur la croix illustre l’intensité de l’Amour du Christ pour nous. “Jésus ayant aimé les siens les aima jusqu’au bout” (Jn 13,1). L’amour du Christ vient nous toucher personnellement pour transfigurer notre existence. St Paul a vécu cette découverte de l’amour du Christ crucifié pour lui: “J’ai été crucifié avec le Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi, lui le Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est livré lui-même pour moi” (Galates 2,20). Le Catéchisme de l’Eglise catholique le reconnaît ainsi: “Le Christ nous a tous connus et aimés dans l’offrande de sa vie (cf.Ephésiens 5,2.25)” (CEC § 616). De la mort du Christ jaillit l’abondance de la Vie pour nous. Les Pères de l’Eglise ont développé cette compréhension de la force symbolique et sacramentelle du jaillissement du sang et de l’eau du côté du Christ. L’eau représente le sacrement du Baptême: l’eau jaillissant du Coeur du Christ est l’eau, à la fois, de la purification et du passage vers la Vie nouvelle, comme Jésus a dit à la Samaritaine: “Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, cette eau deviendra en lui une Source jaillissant en Vie éternelle” (Jn 4,14). Pour Jésus, donner l’eau, c’est ainsi donner le cadeau le plus précieux, l’Esprit Saint: il confie à Nicodème: “Il faut renaître de l’eau et de l’Esprit Saint” (Jn 3,5). Et encore: ” ‘Celui qui croit en moi, de son sein couleront des fleuves d’Eau vive’. Jésus désignait ainsi l’Esprit Saint que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui” (Jn 7,37-39). Le sang, dans la Bible, c’est la vie, et la vie, c’est Dieu lui-même: Il est le Vivant ! Le sang représente ici la Vie éternelle, le sacrement de l’Eucharistie: le sang jaillissant du Coeur même du Christ actualise le Jeudi Saint, en réalisant les paroles de Jésus prenant la coupe de vin, les paroles de l’Eucharistie: “Ceci est la coupe de mon sang; le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés”. Le “sang versé” est celui du Christ crucifié et le sang du Christ atteint par le coup de lance du soldat romain (cf. aussi 1 Jn 5,6-8). St Augustin insiste sur l’expression de l’Evangile à propos du geste du soldat: “Il n’est pas écrit que le soldat le frappa, ou le blessa,..mais que le soldat lui ‘ouvrit’ le côté..” (10). C’est l’ “ouverture” à une réalité nouvelle. Et st Augustin de préciser: “Après la mort du Christ, son côté est ouvert par la lance afin que jaillissent les sacrements dont sera formée l’Eglise” (11). Les Pères de l’Eglise rapprochent ainsi volontiers les deux sacrements du Baptême et de l’Eucharistie avec le Christ de qui jaillissent le sang et l’eau. St Thomas d’Aquin confirme: “L’eau et le sang jaillis du côté du Christ en croix symbolisent cette vérité: l’eau se rapporte au Baptême, et le sang à l’Eucharistie, car ce sont les sacrements les plus importants” (avec le sacrement de la Confirmation) (12). Notre baptême vient bien du Christ lui-même, de sa Personne, de son Coeur. Et quand nous participons à la Messe, le Sang du Christ est consacré en signe du don ultime de sa Vie, de son “Alliance nouvelle et éternelle” (13). Conclusion? Avec le sang et l’eau, la naissance des sacrements et de l’Eglise. A Cana, pour les jeunes mariés, Jésus a changé l’eau en vin (Jn 2,1-11). Et il a fait observer: “Mon Heure n’est pas venue”. Sur la Croix, pour Jésus, lors du coup de lance du soldat, l’Heure de la plénitude de son Amour est venue sous la forme d’un jaillissement de sang et d’eau, les signes sacramentels de la Vie nouvelle. Dans notre foi, nous vivons de cet épisode de la la mort de Jésus, du coup de lance du soldat, du Don total du Christ. L’Eglise vit de ce jaillissement. Certains théologiens voient ici la naissance, ou plutôt la révélation, de l’Eglise: l’Eglise est la nouvelle Eve, issue du côté du nouvel Adam (cf. Genèse 2,21-22). St François d’Assise (1181-1226) est un saint qui a vécu à l’image du Christ, jusque sur le plan physique. Il est souvent représenté par les artistes, peintres ou sculpteurs (statues,..), avec les stigmates, avec, à son côté découvert, et ouvert, une plaie laissant sortir le sang et l’eau, à l’image du Christ sur la Croix avec le coeur transpercé. Cet épisode de l’Evangile de st Jean nous offre une profonde source de méditation sur le Christ qui vient de mourir et qui va être déposé dans le tombeau, au Golgotha. Cet épisode est repris à la fête du Sacré-Coeur, le 3° vendredi après Pentecôte. “Jésus, ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout” (Jn 13,1). P. F. (1) Marie-Pierre Morel, dans “En lisant l’Evangile de Jean”, 2012, éd. Baudelaire, p.315. (2) dans la revue “Prêtres diocésains”, article “Hemingway, son regard vers le Christ crucifié”, de Pierre Fournier, nov. 2016, p. 410-419. (3) M-P Morel, ibid. p.315. (4) La montée vers l’ “Heure” de Jésus: Jn 12,23.27; 13,1; 17,1; 7,30; 8,20. (5) Catéchisme de l’Eglise catholique, CEC § 2605. (6) Charles L’Epplatenier, “L’Evangile de Jean”, éd. Labor et Fides, 1996, p. 369-371. (7) cf. “Le diocèse de Gap dans la Grande Guerre”, éd. du Laus, 2018, 37 p. (8) Ste Faustine, voir son “Petit Journal”, bien épais (704 p., 1985), relatant son expérience spirituelle du Christ miséricordieux. Jean-Paul II l’a canonisée. A la lumière de cette expérience mystique de ste Faustine, il a institué le deuxième dimanche de Pâques comme “Dimanche de la Miséricorde du Seigneur”. Le tableau de Faustine sur le Christ miséricordieux s’est popularisé. (9) Jubilé de la miséricorde, 2015-2016, excellent document du pape François: “Le Visage de la miséricorde…” (2015; sur internet). En ce sens, les livres de Marie-Fernande, une “laïque tout ordinaire”: “Offrande du Sang de Jésus”, éd. Parvis, Suisse, 2013, 64 p.: le Sang miséricordieux du Christ et sauveur de l’humanité; coopérer avec le Christ pour son oeuvre de salut de nos proches et dans le monde; et le livre “Duos d’amour avec Jésus”, éd. Parvis, 2019, 167 p., prières tirées de son Journal spirituel de 1987 à 2018. Par exemple, en désirant l’Esprit Saint, ces paroles du Christ: “Viens boire à la Source de mon côté. A la source de mon Sang, tu puiseras l’amour. Viens recevoir mon Sang qui te donne Vie à chaque instant. Mon Sang et mon amour coulent de mon coeur.” (p.9). “Ne laissez pas perdre mon Sang” (p.12). “Aime chaque instant comme une perle de Sang jaillie de mon côté pour toi” (p.17). “Viens puiser dans mon Coeur toute la tendresse de Dieu pour le monde… Déverse sur chacun mon amour de Sauveur” (p.62). “Crois à la puissance de l’offrande de mon sang. Soulage ma soif de le donner”. (p.141). Nous pensons aussi ici à la prière de st Ignace de Loyola à la fin de ses Exercices spirituels: “Ame du Christ, sanctifie-moi ! Sang du Christ, enivre-moi ! Eau du côté du Christ, lave-moi! Dans tes blessures, cache-moi.. pour qu’avec Tes saints je Te loue dans les siècles! Amen!”. Et aux chants liturgiques comme “Voici le Corps et le Sang du Seigneur… Dieu immortel se donne en nourriture pour que nous ayons la Vie éternelle”(D 044). (10) st Augustin. Sermons sur l’Evangile de Jean. Tract. CXX 2. (11) st Augustin, ibid., Tract IX 10. La même compréhension se retrouve chez st Jean Chrysostome, Catéchèses baptismales 3,13-19, en Sources Chrétiennes 50 p.174-177. Le bibliste protestant Charles L’Eplattenier, dans “L’Evangile de Jean”, estime aussi qu’ici “l’eau et le sang symbolisent les deux ‘sacrements’ destinés à transmettre aux fidèles le sens de la mort de Jésus ” (p.370). (12) Thomas d’ Aquin, Somme Théologique III a, Q 62. art. 5. (13) Selon la prédiction de Jérémie (31,31-34) et selon st Paul et st Luc, c’est le Sang de la “nouvelle Alliance”, caractérisée par le don de l’Esprit Saint (2 Corinthiens 3, 6 sv.). Ce sang est “versé pour la rémission des péchés” non seulement du peuple

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