La grâce du Laus
L’appel à la conversion
et le sacrement de réconciliation

Voici le témoignage des confesseurs :

M. Peythieu à son évêque, Mgr Brulard de Genlis :
Je puis assurer n’y avoir passé aucun jour sans confesser … Plusieurs personnes ont dit que pour se souvenir de ses péchés et faire de bonnes confessions, il fallait venir au Laus : aussi
les confessions qu’ils y font sont, la plupart, de toute ou d’une partie de leur vie …
C.A.P. , p.
427).

Gaillard écrit :
Disons quelque chose des joies et des consolations que les confesseurs reçoivent au confessionnal et celles des pénitents : c’est une chose qu’on ne saurait exprimer, elle est si
extraordinaire : des gens qui y vont, non seulement de France mais des royaumes étrangers … Des gens qui ont demeuré plusieurs années de se confesser : j’en ai confessé qu’il y a
quarante ans qu’ils ne s’étaient jamais bien confessés …
Les sieurs Peythieu et Hermitte le reconnaissent bien. Ils disaient aussi qu’ils ne changeraient pas le confessionnal pour les premières charges et les premiers emplois de l’Église, tant ils
avaient de joie et de consolation de la conversion des pécheurs, qui était journalière. Le Laus étant une grande et continuelle mission, où il ne se passe aucun jour sans qu’on y reçoive quelque
grâce
(C.A.G., p. 74).

Les caractéristiques de la grâce du Laus :

  • C’est une grâce divine : Ce lieu a été octroyé à Marie
    par son divin Fils.
    Le 25 décembre 1700, Benoîte voit dans l’église une procession blanche qui chante :
    Béni soit le Père éternel qui a choisi ce saint lieu pour la conversion des pécheurs ! Bénissez tous ceux qui y iront pour
    l’adorer
    (C.A.G. p.245 XVIII).

  • C’est une grâce mariale : En effet, c’est Marie qui a
    choisi ce lieu pour la conversion des pécheurs. C’est elle qui l’a demandé à son Fils. C’est elle qui a choisi Benoîte et qui l’accompagne pendant toute sa vie pour conduire cette dernière
    à la sainteté et orienter sa mission. C’est elle aussi qui se rend tout particulièrement présente en lieu. Yvonne Estienne écrit (dans son livre
    Sœur Benoîte et Notre-Dame du Laus, 1954, p. 180) : « La grâce du
    Laus, c’est la maternité tendre et proche de la Sainte Vierge qui tend ses bras comme son cœur à nous tous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Il y flotte on ne sait
    quoi, qui accroche le cœur, autant qu’il pénètre l’âme : cela tiendrait-il aux familiarités prodiguées sur cette terre, par Notre Dame ? … »

  • C’est une grâce sensible : Elle se manifeste tout
    particulièrement par de fréquentes guérisons toujours signalées depuis trois siècles, très souvent obtenues à la suite d’onctions d’huile de la lampe du sanctuaire faites avec foi, comme la
    Vierge l’avait indiqué à Benoîte. Elle se manifeste aussi par la perception soudaine de parfums exquis dont on ne peut préciser l’origine ni la nature, ressentis fréquemment, depuis 1664,
    par les personnes les plus diverses.

  • C’est une grâce de conversion et une grâce pour la conversion : Cette grâce saisit en profondeur les pèlerins venant en ce lieu. Les attraits de cette
    grâce sont si puissants qu’elle porte la douceur dans le cœur, les sanglots et les soupirs sur les lèvres, les larmes aux yeux. D’où vient ce prompt changement ? Que de la joie
    inconcevable qu’ils ressentent en ce saint lieu et de la douleur qu’ils ont d’avoir offensé un Dieu si miséricordieux…
    (C.A.
    G., p. 74 XXV).

  • C’est une grâce qui conduit au sacrement de pénitence et de réconciliation : Les Manuscrits du Laus nous le montrent à chaque page. Benoîte prie pendant qu’on les
    confesse : il se fait des conversions admirables. S’ils ont du temps pour séjourner on les prie d’attendre que la foule du monde soit passée : s’ils n’ont pas moyen d’attendre, on
    quitte tout pour eux …

  • Les confesseurs sont charmés le plus souvent de voir les grâces que Dieu répand sur les pécheurs et les conversions qui s’y font.
    C’est une mission continuelle et un concours perpétuel où il ne se passe aucun jour qu’il n’y ait des étrangers, même au cœur de l’hiver …Combien de personnes ont dit que le Laus est
    le refuge des pécheurs, là où Dieu les inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui ne les osent pas dire, assistés des avis de Benoîte qui leur découvre tout leur
    intérieur, leur donne courage, le temps de bien s’examiner, et des bons confesseurs qui les renvoient très contents …
    (C.A.G., p. 105 II ; p. 111,V).

  • C’est une grâce qui agit d’abord sur Benoîte et se transmet le plus souvent par elle : on peut dire que Benoîte est tout entière, dans toute sa vie, pendant toute sa vie et après sa mort, au service de cette grâce mariale de conversion,
    par sa prière continuelle pour les pécheurs, par sa compassion et sa participation au mystère de la croix, par sa présence attentive auprès des pèlerins qu’elle accueille et accompagne
    jusqu’au bout. Gaillard exprime, dans un condensé admirable, le charisme de Benoîte :
    Ce qui est de singulier à cette
    fille, ce n’est pas seulement de connaître l’intérieur des cœurs, c’est de les toucher et de les porter à un véritable repentir de leurs péchés, et à se bien confesser …

    (C.A.G., p. 241, III).

  • C’est une grâce eucharistique que nous méditerons demain,
    sixième jour.


Se confesser avec Benoîte :
De même que le père Alban Massie, recteur du sanctuaire d’Ars, nous propose de nous confesser avec le saint Curé d’Ars à la lumière du nouveau rituel de la pénitence et de la réconciliation (Père
Alban Massie,
Communication faite au Colloque d’Ars, 17-19 décembre 1998, le rituel de la pénitence et de la
réconciliation
, éd. Parole et Silence 1998, p. 111)., nous pouvons faire la même démarche avec Benoîte. Le nouveau rituel nous
invite à nous mettre sous la motion du Saint-Esprit, à nous tourner vers Dieu de tout notre cœur en ayant la contrition pour nos péchés et la résolution de mener une vie nouvelle.

Il demande au pénitent de confesser ses péchés au prêtre, d’accomplir la satisfaction requise et le changement de vie nécessaire. Dieu accorde alors la rémission des péchés par l’Église à travers
le ministère des prêtres.

À travers l’étude attentive des Manuscrits du Laus, nous voyons apparaître chacun de ces éléments qui sont mis en valeur par les interventions de Benoîte et la pratique des prêtres du Laus, sous
la direction de la Mère de Miséricorde.

– La contrition : les témoignages des confesseurs évoquent les larmes de repentir et la profondeur de la contrition des pénitents. Benoîte, bien souvent, décèle le manque de contrition, le
fait savoir au pénitent et lui demande de changer d’attitude, puis de retourner se confesser. Un jour, voyant Benoîte perplexe et affligée devant un homme qui se confesse puis va communier, La
Vierge lui explique que cet homme n’avait pas la contrition de ses fautes, bien qu’il les avoue exactement.

– La confession des fautes : les citations précédentes suffisent pour nous montrer l’importance de cette démarche et la grâce qui lui est attachée à Notre-Dame du Laus. Les témoignages des
confesseurs peuvent facilement nous convaincre.

– La satisfaction : signe de conversion et de pénitence, le rituel indique que la vraie conversion s’accomplit par la satisfaction pour les péchés, le changement de vie et la réparation des
dommages causés. La Vierge insiste au Laus à plusieurs reprises sur l’importance de la satisfaction et elle demande souvent à Benoîte d’intervenir pour que les pénitents accomplissent des
démarches concrètes de réparation.

– L’absolution : le rituel indique que Dieu accorde son pardon par le signe de l’absolution ; ainsi le sacrement de pénitence trouve-t-il son accomplissement. C’est ce que nous
constatons depuis trois siècles à Notre-Dame du Laus.

Pour en savoir plus
Pourquoi cette retraite ?
Le Sanctuaire de Notre-Dame du Laus
La reconnaissance des apparitions
L’histoire des apparitions

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