Du 23 au 27 septembre 2013, une huitaine de participants ont suivi un stage d’icônes à l’abbaye bénédictine Notre-Dame de Miséricorde, à Rosans, sous la direction de Joanna Pacewicz, spécialiste en restauration d’icônes, et Dominique Lilot, une amie de l’abbaye.

En cinq jours les stagiaires venus d’horizon divers, disposant d’une planche de bois déjà recouverte d’une préparation à base de craie, font apparaître les traits d’un Christ pantocrator ou d’une Vierge à l’Enfant, posent les couleurs et font peu à peu émerger des couches sombres de peinture la lumière des plis des vêtements et du visage. Une école de peinture, certes, mais plus encore, dans un climat de silence et de fraternité grandissante, un cheminement spirituel ! Pour certains participants le dialogue silencieux avec l’image qui se révèle devient un face à face avec le Christ, pour d’autres c’est la découverte d’un monde religieux, un rapprochement vers Dieu.

Au lendemain de la session, quelques icônes ont été bénies et encensées au cours de la messe dominicale, entre le rite pénitentiel et le Gloria, selon le rituel prévu. D’ores et déjà les participants ont pris rendez-vous pour une nouvelle session l’année prochaine !

Les sœurs de l’abbaye de Rosans

L’atelier
Joanna reprend l’icône d’une stagiaire
La pose des couleurs
La pose de l’or
   
Mère Marie-Emmanuelle, qui participe à la session, donne quelques explication à Luc-André Biarnais, archiviste du diocèse, et à Hélène Biarnais, bibliothécaire du diocèse
Le père Jean-Pierre Mollon, curé de Rosans, visite l’atelier temporaire d’icônes
   
Les icônes, prêtes pour la bénédiction
Le prêtre bénit les icônes durant la messe
Présentation des icônes à la fin du stage

 

 

 

 

 

 

 

Cet article a 1 commentaire

  1. Salvador

    Bonsoir
    .
    Il est amusant de comparer suivant les époques ce qui était interdit ou autorisé par l’Église, des siècles après ce qui était interdit peut être autorisé, et ce qui était autorisé peut être interdit
    .
    c’est l’église de Rome qui au concile d’Iliberris (de l’ibère « illi » ville et « berri » nouveau) ou d’Elvira en 306 (Medina Elvira en arabe, aujourd’hui Grenade, de l’arabe Gar-anat ; غرناطة ; « la colline des pèlerins ») à interdit les images dans une église, plus exactement c’est le 36éme canon qui a interdit les images dans une église, pour éviter que les païens convertis recréent l’idolâtrie des images ;
    .
    ce canon est à l’origine au VIIIe siècle de la crise Iconoclaste en Orient, Byzance, qui s’étend de 726 à 843 (du grec εικών eikon « icône » et klaô « casser »)
    avec comme conséquence la destruction de milliers d’icônes
    .
    bonne soirée,

Les commentaires sont fermés.