Isaïe 63, 16.19 ; 64, 7
Tu es, Seigneur, notre Père, notre Rédempteur.
Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi. Seigneur, tu es notre Père. Nous sommes l’argile, et tu es le potier : nous sommes tous l’ouvrage de tes mains.

Voilà l’histoire d’une relation entre « toi » et « nous », une relation forte, essentielle et même vitale. Oui, vitale pour nous, puisque nous sommes tous l’ouvrage de tes mains. C’est à toi que nous devons d’exister, c’est grâce à toi que nous vivons chaque jour. C’est pourquoi le temps où tu nous avais caché ton visage fut une catastrophe, mais, ouf ! c’est déjà du passé ! Tu t’es ravisé, tu nous as pardonnés. En nos cœurs se lève un désir fou, bien plus qu’une simple réparation ou un retour à la normale. Il nous faut encore plus de proximité, encore plus de présence. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais… Nous ne pouvons que te supplier d’abolir cette distance insupportable entre toi et nous. Tu sais bien que nous ne pouvons monter jusqu’aux cieux ! Alors c’est à toi de venir jusqu’à nous, et c’est cela que nous attendons à Noël. Nous pourrions te donner mille noms sans épuiser le mystère de cette relation bienfaisante. Un seul suffira : Tu es, Seigneur, notre Père ; laisse-nous le répéter et nous en émerveiller : Seigneur, tu es notre Père.

Christelle Javary

Extrait du hors-série n° 26, Le compagnon de l’Avent, publié pour l’Avent 2011 par la revue Magnificat.

Avec l’aimable autorisation de la revue Magnificat