Un Centre diocésain pour aller “de la périphérie au centre et du centre au plus loin”

Le Centre diocésain Pape François a été officiellement inauguré ce mercredi 23 septembre par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri et Mgr Georges Pontier, archevêque métropolitain de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France.

Après des siècles où le bâtiment a été situé à l’extérieur de la ville comme couvent franciscain, des décennies où il a été clos comme couvent du Saint-Cœur, c’est aujourd’hui un espace dans la ville, ouvert et tourné vers elle.

Après le discours de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri (vidéo et texte dans son intégralité ci-dessous), la parole a été donnée à Mgr Georges Pontier.

« Il n’y a pas que des cigales dans ce diocèse, a-t-il dit avec humour en faisant référence au groupe “Les Prêtres”, il y a aussi des fourmis ». Puis, faisant référence à la légatrice qui a permis de financer ces travaux (et à son propre diocèse de Marseille), d’inviter Mgr Jean-Michel di Falco Léandri à « orienter ces personnes, si d’aventure il en connaissait d’autres de cette générosité, vers des diocèses moins fortunés qu’ils n’en ont l’air. »

Plus sérieusement, pour l’archevêque métropolitain, « le plus beau dans ces murs est encore à venir. Cet espace va favoriser les relations, créer des synergies et dynamismes. Et c’est de ces rencontres que vont naître de nouveaux projets. Encore plus beaux. » Il disait cela d’expérience, car c’est ce qui est arrivé pour les services nationaux de la Conférence des évêques de France, rassemblés en un seul bâtiment après des années de dispersion en divers endroits de la capitale.

Mgr Georges Pontier a ensuite procédé à la bénédiction du bâtiment dans un silence profond et respectueux. Il a dévoilé la plaque à l’intérieur, puis toutes les 350 personnes invitées ont visité les lieux avant de se restaurer sous les arcades et de se disperser.

« Travailler sur ce chantier ce n’est pas pareil que sur d’autres chantiers » avait rapporté un artisan à Mgr Jean-Michel di Falco Léandri. Eh bien de même, cette inauguration ne fut pas comme les autres inaugurations, tant était prégnante une grande communion d’esprit et de cœur entre toutes les personnes présentes.

Discours

de
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri


Monseigneur l’Archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, cher Georges, (je vois que le mistral t’a accompagné)
Monseigneur l’Archevêque d’Avignon, cher Jean-Pierre,
Monseigneur l’Évêque de Digne, cher Jean-Philippe,
Monseigneur l’Évêque auxiliaire de Marseille, cher Jean-Marc,
Monsieur le sénateur, Maire de Marseille, cher Jean-Claude,
Monsieur le Préfet des Hautes-Alpes,
Monsieur le maire de Gap, cher Roger,
Mesdames et messieurs les maires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Chers prêtres, diacres, religieux, religieuses,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités religieuses, civiles et militaires,
Messieurs les membres des différents corps de métiers, sans oublier l’architecte Robert Durand,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Ma joie est grande, et j’espère qu’elle est partagée, de voir l’ancien couvent du Saint-Cœur retrouver une nouvelle jeunesse ! Qui des Gapençais et sans doute des Haut-Alpins ne connaît ces lieux ! Qui n’y a pas été élève ou n’a eu un membre de sa famille accueilli par les Sœurs du Saint-Cœur, soit à l’école, soit au foyer de jeune fille, soit à la maison de retraite. Qui ne se désolait pas de voir s’abîmer ces bâtiments au fil des ans au cœur même de notre ville. Et je suis heureux cher Roger, Monsieur le maire de Gap, que le diocèse contribue, par cette restauration, aux efforts de votre municipalité pour embellir la ville.

Six noms vont rythmer la présentation de ce nouveau centre diocésain. Ces noms sont ceux de Mgr Arbaud, de Mgr Depéry, du Cardinal Coffy, de Sœur Marie-Gabriel, de Madame Laurens et du Pape François. En effet, cinq salles ont été dédiées à chacune des cinq personnes citées, et le bâtiment dans son ensemble porte le nom du pape François.

Mgr Arbaud d’abord. L’accueil par lequel nous allons entrer porte son nom. Mgr Arbaud devient évêque de Gap en 1823. Il connaît le département, car bien que né à Manosque et vicaire général de Digne, il avait été spécialement chargé des Hautes-Alpes par son évêque. – Eh oui, Jean-Philippe, car pendant les premières années du xixe siècle, ton diocèse s’étendait sur les deux départements des Basses et Hautes-Alpes. Et cela a pris fin avec la nomination de Mgr Arbaud comme évêque de Gap.

Mgr Arbaud a été le premier évêque de Gap après la re-création de notre diocèse dans les limites de l’actuel département des Hautes-Alpes. Mais la raison pour laquelle l’accueil porte son nom ne vient pas de là, mais du fait que c’est lui, en 1835, peu de mois avant sa mort, qui fonde la Congrégation des Sœurs du Très Saint-Cœur de Marie. Il achète l’ancien couvent franciscain fermé à la Révolution, il y installe la jeune communauté de sœurs et une école pour jeunes filles, il rehausse le bâtiment d’un étage. Mgr Arbaud est un bâtisseur. La Congrégation qu’il a fondée s’est éteinte, mais l’école du Saint-Cœur est toujours là. Sa directrice actuelle, Madame Brigitte d’Houwt, est présente ce soir. L’œuvre d’éducation continue, les arcades qui donnent sur la cour de l’école deviendront sous peu un préau pour les enfants. (vous les avez ici derrière vous) Lorsque le parc sera aménagé les enfants pourront y prendre leur récréation de même que les Gapençais pourront traverser le parc ouvert au public pour se rendre de la place de Ladoucette à la patinoire ou l’inverse. (La sacristie de l’église des Cordeliers sera agrandie grâce à un espace mis à sa disposition.)

Je terminerais concernant Mgr Arbaud par ce que dit son biographe en 1895 des épreuves qu’il traversa en se lançant dans l’entreprise du Saint-Cœur. Je cite : « Tout le monde avait soupiré […] après un établissement de ce genre ; lorsqu’il manifesta ce généreux dessein, chacun y applaudit ; plusieurs personnes l’engagèrent même à en presser l’exécution. Et quand il fut question de se mettre sérieusement à l’œuvre, tout le monde l’abandonna. On fit pire : on le contraria. » Fin de citation. À méditer, et à croire que parfois l’histoire se répète et qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Mgr Depéry. La médiathèque qui se trouve à l’extérieur de ce bâtiment porte son nom. (elle est là-bas) Mgr Depéry était un évêque d’une grande érudition. Il était très attentif à l’histoire du diocèse, aux lettres et aux arts. Il poussait les séminaristes et les prêtres à l’étude. Il était normal que la bibliothèque diocésaine, lieu de culture, lui fût dédiée. Cette bibliothèque diocésaine s’est constituée peu à peu depuis 1997 à partir de fonds provenant de l’ancien séminaire d’Embrun, des deux séminaires de Gap, de l’évêché, de bibliothèques personnelles de prêtres, parmi lesquels le père Jean Disdier, orientaliste haut-alpin, Mgr Paul Chevallier, ancien recteur des Facultés catholiques de Lyon. Cette bibliothèque compte aujourd’hui plus de 50 000 volumes, mis à la disposition du public. Un beau complément aux 100 000 ouvrages de la médiathèque de Gap. La bibliothèque Mgr Depéry se trouvait jusqu’à ces derniers mois au sanctuaire du Laus. Elle a été rapatriée ici grâce aux soins d’Hélène et Luc-André Biarnais nos archiviste et bibliothécaire. Ce sera désormais une médiathèque puisque nous nous tournons vers d’autres supports que le papier.

Concernant Mgr Depéry, c’est sous son épiscopat qu’une source est captée à côté de l’actuel Quattro pour alimenter en eau la propriété. C’est elle qui continue d’animer les bassins que vous voyez dans ce jardin. C’est aussi sous son épiscopat que la chapelle du Saint-Cœur a été construite. Elle va être, elle aussi, restaurée. Mgr Depéry construisit bien d’autres églises sur le diocèse. Et lors de ses obsèques, on rappela qu’il en fit « élever plus de soixante », et que « Notre-Dame d’Embrun lui doit la restauration de sa flèche. » Encore un évêque bâtisseur. Si donc, Mesdames et Messieurs les maires présents ce soir, les églises de vos communes ont été construites, ou agrandies, ou restaurées, entre 1844 et 1861, c’est à Mgr Depéry qu’elles le doivent. Le sanctuaire de Notre-Dame du Laus lui doit également beaucoup, et c’est dans la basilique qu’il repose désormais. Le Centre accueille également un important service des archives mis à la disposition des chercheurs. Si l’on veut savoir où l’on va il est indispensable de connaître d’où l’on vient.

Le cardinal Robert Coffy. L’hémicycle à l’étage porte son nom. Né en 1920 la même année que le pape Jean-Paul II, il est nommé évêque de Gap en 1967, à peine plus d’un an après la fin du Concile Vatican II. C’est lui qui mit en œuvre le concile dans le diocèse, durant ses sept années de présence dans les Hautes-Alpes. Il deviendra ensuite archevêque d’Albi, puis archevêque de Marseille, et enfin cardinal. Éminent théologien, il a inspiré un grand nombre de travaux de la Conférence des évêques de France. Encore ce mois-ci, j’ai vu une revue citer un texte qu’il avait présenté à l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes en 1976. « Rassemblement et dispersion » étaient pour lui, je cite, « les deux versants d’une même réalité : l’existence chrétienne » qui « se définit et par la célébration du Jour du Seigneur et par une existence menée selon l’esprit du jour du Seigneur. »

Mgr Coffy parlait de rassemblement et de dispersion. Pour ma part je parlerais de la conjugaison de deux forces : centripète et centrifuge. Le mouvement centripète va de la périphérie vers le centre, et le mouvement centrifuge du centre vers l’extérieur. C’est en pensant à cela que j’ai choisi le terme de « centre diocésain » et non plus de « maison diocésaine ». Le mot « centre » évoque ce double mouvement de rassemblement et de dispersion, d’inspiration et d’expiration, de ressourcement, de contemplation et d’action.

Sœur Marie-Gabriel. (Où est-elle ? Venez-là, ma Soeur. Vous êtes à l’honneur ce soir. Venez, venez, venez… Venez, ma soeur.) Une salle de réunion porte le nom de sœur Marie-Gabriel. Elle est la dernière religieuse encore vivante de ce qui fut la Congrégation du Saint-Cœur de Marie. Alors que cette congrégation ne comptait plus que trois sœurs en 1997, ces trois religieuses ont fait don au diocèse de leurs bâtiments. Je voudrais une nouvelle fois ce soir lui exprimer toute notre reconnaissance. Merci Sœur Marie-Gabriel. [applaudissements]

L’histoire des sœurs du Saint-Cœur illustre les tensions qui ont existé entre l’Église et l’État. Sous la troisième République, les congrégations enseignantes ont été interdites en trois vagues successives. En 1880 les jésuites par Jules Ferry. En 1902 et 1903 la plupart des congrégations, dans la foulée de la loi de séparation de l’Église et de l’État. Et enfin en 1904 les congrégations enseignantes restantes. Lors de cette troisième vague d’exode et d’exil, 2 000 écoles ont été fermées, et 30 à 60 000 religieux français sont partis fonder des établissements à l’étranger : en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Italie, en Espagne, et aussi sur les autres continents. Les sœurs de la Providence essaiment alors en Espagne, au Mexique, au Brésil. Celles du Saint-Cœur partent non loin d’ici, à Suze en Italie.

Ce qui a été un choc pour ces congrégations religieuses s’est transformé en chance pour celles qui sont allées au loin. Car cet exode a contribué à leur internationalisation et à leur développement. Mais pour celles qui sont restées en Europe, et qui sont revenues en France, comme les sœurs du Saint-Cœur, la baisse des vocations en France leur a été fatale.

Les tensions entre l’Église et l’État sont désormais apaisées. La présence ce soir de tant d’autorités civiles en est le signe. On n’imagine plus des Français expulsant d’autres Français au seul motif de leur religion. Il reste à dialoguer encore cependant, et surtout à accepter que, s’il y a une autonomie de la raison et de la foi, la véritable grandeur de la raison est de chercher la vérité, y compris la vérité dans le domaine religieux. Cette vérité ne se cherche que dans le dialogue, le travail, dans un climat de respect et de liberté. Et c’est un enjeu pour tous, dans une société matérialiste et consumériste qui tend à passer à côté des questions métaphysiques, et qui en passant à côté de ces questions donne prise à des comportements irrationnels et fondamentalistes. Le christianisme n’est pas une sous-culture. Elle irrigue toute culture. Ce Centre diocésain se veut pôle de culture, d’érudition, de travail, d’échange, dans le respect mutuel, dans un monde où Dieu apparaît trop souvent comme inutile et absent.

Madame Laurens. Des salles du rez-de-chaussée portent son nom. Née en 1921 Madame Blanche Laurens est décédée en 2013. C’est grâce à un legs de sa part que tous ces travaux ont pu être réalisés, sans impact sur notre budget de fonctionnement. Cette personne n’était pas du diocèse, elle n’a même jamais habité dans le département. À l’origine, elle désirait donner tous ses biens au diocèse de Paris. Mais c’est en prenant conscience de la pauvreté des diocèses ruraux et en découvrant l’activité du diocèse de Gap et d’Embrun qu’elle a finalement décidé d’en accorder une partie à notre diocèse.

Sans Madame Laurens, jamais nous n’aurions pu entreprendre de tels travaux. Ceux-ci ont fait vivre plus de trente-cinq entreprises haut-alpines et gapençaises depuis deux ans dans un contexte de crise, avec plus de 100 000 heures de travail cumulé. Merci à ces artisans et artistes, qui se sont données sans compter, dans un esprit de famille, dans l’entraide mutuelle. Une plaque avec leurs noms a été apposée à l’intérieur. À l’occasion de conversations avec l’un ou l’autre de ceux qui travaillaient sur le chantier, j’ai souvent été touché de voir avec quel enthousiasme ils accomplissaient leur tâche. Je me souviens de la remarque de l’un d’entre eux, je le cite : « Le matin, dit-il, lorsque je me lève et que je pense que je vais travailler pour l’évêché, pour l’Église, cela me donne du courage et je pars content. Travailler sur ce chantier ce n’est pas pareil que sur d’autres chantiers. » Un très grand merci à eux. Comme vous pouvez le constater tout n’est pas terminé mais tous ont travaillés sans compter pour que l’essentiel soit “nickel”, comme disent les jeunes, afin de vous accueillir ce soir. Merci à Robert Durand qui a toujours accueilli avec attention et disponibilité les desiderata de l’évêque !

Au moment où nous inaugurons ces locaux très spacieux, je ne peux m’empêcher de penser à celles et ceux venus d’ailleurs qui aujourd’hui errent le long des routes et cherchent une terre d’accueil et une maison pour vivre en paix. C’est pourquoi j’ai décidé de mettre à la disposition de ceux qui feraient le choix de notre département, et en relation avec la préfecture, de mettre à leur disposition d’autres locaux appartenant au diocèse. J’ai également demandé aux chefs d’établissements catholique, dont l’école du Saint-Cœur, de bien vouloir accueillir gratuitement les enfants qui viendraient frapper à leur porte.

Enfin sixième nom : Pape François. Ce centre diocésain porte son nom. Ce pape est apprécié et aimé des chrétiens, mis à part quelques vieux dinosaures. Il est aimé bien au-delà du monde chrétien. Nombreux sont celles et ceux qui aujourd’hui portent sur l’Église un autre regard, certains même sont sur le point d’en franchir le seuil parce que quelle que soit la nature ou la gravité de leurs blessures ils ont le sentiment d’être compris et aimés. Ce pape nous invite à rejoindre ceux qui sont loin. Ce centre accueille les services administratifs et pastoraux du diocèse, les divers mouvements. Leur proximité permettra une plus grande synergie aux services des paroisses. Tous sont appelés à rejoindre ceux qui sont loin. Avec le pape François, l’image publique d’une Église qui accueille, aime et pardonne se substitue peu à peu à l’image d’une Église qui juge et qui condamne. Un programme et une responsabilité, pour nous chrétiens, afin d’agir de même. C’est bien ce à quoi nous sommes invités au cours de la prochaine année de la Miséricorde. Mais n’oublions jamais le conseil de saint Pierre : « Vous devez toujours être prêts, dit-il, à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. »

Sur la même propriété réside la maison des prêtres âgés, les locaux de la paroisse de Gap, et ceux de la K’to sphère, espace d’accueil pour les jeunes placée sous la responsabilité de la pastorale des jeunes.

Alors ce soir, un très grand merci à vous tous pour votre présence. Merci à l’archevêque de Marseille d’avoir accepté de venir inaugurer et bénir ce centre diocésain. Merci aux confrères évêques de notre province. Un grand merci à Jean-Claude Gaudin pour la fidélité de son amitié.

Un merci particulier à l’ensemble du personnel du diocèse qui a parfois travaillé dans des conditions difficiles à cause des travaux, sans parler des déménagements successifs. Et merci aussi pour avoir offert à l’évêque la mosaïque qui se trouve dans l’accueil.
Merci à l’économe diocésain, Damien Bredif, qui en plus de ses lourdes responsabilités a consacré de nombreuses heures, bien loin des 35 heures hebdomadaires, pour parvenir au terme de cette première étape de restauration. Merci au magicien René Tholozan, qui a su apporter un soin particulier à tous les détails, des vitraux oubliés dans une réserve et qui retrouvent une nouvelle vie ici dans ce bâtiment, vous le verrez, des statues couvertes de poussières rénovées et qui nous accueillent dans salles de réunion et couloirs. Merci à Jean-Pierre Duthoit, Michel Fayet, qui les ont accompagnés de leurs conseils. Merci à Jean Amplement et à Issa Hazim qui savent tout faire de leurs mains.

Je dois vous avouer le plaisir que j’aurais dans quelques mois de remettre à mon successeur les clefs d’un si bel instrument de travail.

Et maintenant je reprends volontiers à mon compte cette phrase d’un prêtre du diocèse : « Si le sanctuaire de Notre-Dame du Laus est le poumon du diocèse, le centre diocésain en est le cœur. »

Maintenant, place à la bénédiction. Et ensuite vous pourrez découvrir les lieux.
Bienvenue à vous tous, vous êtes ici chez vous.

+ Jean-Michel di FALCO LÉANDRI
Évêque de GAP et d’EMBRUN

 


Bénédiction

Après le discours de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri et le mot de Mgr Georges Pontier, a eu lieu la bénédiction. Mgr Georges Pontier a introduit le sens de la bénédiction en ces termes :

Nous allons maintenant bénir ce lieu. Bénir, c’est vouloir du bien à quelqu’un ou à quelque chose. Alors bien sûr nous désirons qu’il n’arrive que du bien à cette maison, et à tous ceux qui y travailleront et y passeront. Nous allons demander pour cela à Dieu de bien vouloir prendre cette maison sous sa protection pour qu’elle soit source de bienfaits, de paix et de joie pour tous.

Mgr Georges Pontier :    + Au nom du Père
et du Fils
et du Saint-Esprit.
L’assemblée :                  Amen.

Mgr Georges Pontier :    La paix soit avec vous.
L’assemblée :                  Et avec votre esprit.

Mgr Georges Pontier :

Pour nous chrétiens, les enseignements de Jésus sont la source de nos inspirations et de nos actions. Écoutons ce qu’il veut nous dire ce soir dans son évangile.

Le père Gabriel, de l’abbaye de Lagrasse, qui a un temps vécu dans les bâtiments, a lu l’évangile :

Le père Gabriel :             + Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu.

Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Puis Mgr Georges Pontier a dit :

Méditons un instant en silence ces paroles de Jésus avant de procéder à la bénédiction proprement dite.

Temps de silence. Puis Mgr Georges Pontier a continué la prière en ces termes :

Seigneur Jésus, bénis sois-tu, toi qui nous rassembles
pour inaugurer aujourd’hui
ce nouveau centre diocésain.

Tu es toi-même la pierre angulaire de ton Église,
fais que cette famille diocésaine s’appuie sur ta parole
et te serve de grand cœur.

Tu as été appelé le fils du charpentier,
tu as voulu travailler de tes mains :
bénis les entreprises et les ouvriers qui ont œuvré en ce lieu.

Tu as été ouvert à toute demande et à toute détresse,
donne à ceux qui frapperont à la porte de cet accueil
d’être écoutés et guidés.

Tu es venu en ce monde pour servir et non pour être servi,
donne aux salariés du diocèse qui travailleront dans ces bureaux
de rendre le monde plus fraternel.

Tu es Seigneur, la Sagesse éternelle,
accorde à ceux qui viendront dans la médiathèque,
de te chercher d’un cœur sincère,
de se former à la vérité,
et d’être au service de ta parole.

Enfin Seigneur, fais que,
unissant tous nos efforts,
nous travaillions d’un seul cœur
pour que ta création parvienne à son achèvement.

Bénis nous, Seigneur Jésus, et bénis ces lieux,
toi qui vis et règnes avec le Père,
dans l’unité du Saint Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.

L’assemblée :                  Amen.

Mgr Georges Pontier a alors aspergé d’eau bénite l’entrée, puis les personnes, puis la plaque d’inauguration à l’intérieur.

Enfin l’invitation a été faite à tous de suivre Mgr Georges Pontier et Mgr Jean-Michel di Falco Léandri pour la visite des lieux.

Cet article a 5 commentaires

  1. Superbe endroit ! Belle cérémonie !

  2. Après avoir relu mon commentaire, je m’aperçois de mon erreur de grammaire!!! J’ espère que les lecteurs me pardonneront ! “tous ceux qui ont œuvré”

  3. Je vous remercie de rectifier “les vitraux de la chapelle du Précieux Sang à Notre Dame du Laus.

  4. Tous ceux qui ont œuvrés pour la réussite de cette restauration peuvent être fiers. Ces vitraux et statues sont superbes.
    Les vitraux de la Chapelle de Bon Rencontre de Notre Dame du Laus ainsi que les reflets du soleil sur ces vitraux dans la Chapelle sont magnifiques. Quel bel endroit pour prier.
    Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va est effectivement très important pour chaque personne. Quelle tristesse pour ceux qui n’ont pas la chance de connaître leurs origines.
    Monseigneur, c’est important d’avoir rappelé les paroles de Saint Pierre et de notre Pape François.
    Dans quelques mois, vous serez en retraite. Mais, comme tous les retraités vous continuerez à œuvrer pour rassembler et faire qu’un grand nombre retrouve le chemin de la foi. Vous ne pouvez pas nous “abandonner”, nous avons besoin de vous.

  5. MONSEIGNEUR,que d’émotion pour l’inauguration du Centre Diocésain,Pape François.Votre discours de félicitations pour tous ceux qui ont œuvré pour embellir cet établissement.Mais un grand choc,MONSEIGNEUR,de vos dernières paroles.Je cite “Un grand plaisir dans quelques mois,de remettre à mon successeur,les clefs d’un si bel instrument de travail”.Bien sûr,nous sommes au courant de votre retraite imminente,tout en espérant vous garder encore longtemps,notre Evêque irremplaçable! Venant de vous,MONSEIGNEUR,cette phrase est difficile à accepter et fait très mal!Je suis bouleversée,chagrinée!!!.Que DIEU vous protège MONSEIGNEUR,il est Amour.Prions ensemble.

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