Un couple d’Éourres aux Assises chrétiennes de l’écologie

Un couple d’Éourres aux Assises chrétiennes de l’écologie

Un jeune couple d’Éourres, Angélique et Gautier, ont accompagné le Père Jean-Baptiste Rougny, leur curé, à Saint-Étienne pour participer aux premières Assises chrétiennes de l’écologie. Ci-dessous le témoignage de Gautier.

Marie-Monique Robin signe son livre "notre poison quotidien"
Jean Luc Souveton, prêtre du diocèse de Saint-Étienne et membre du Prado, délégué diocésain au développement personnel et aux spiritualités hors-frontières, principal organisateur des assises, interviewé par une journaliste

Le week-end du 11 novembre se tenaient les premières Assises chrétiennes de l’écologie à Saint-Étienne. Me situant parmi ces chrétiens préoccupés par la question écologique, j’y suis donc allé heureux, très curieux de découvrir ce qu’il allait en être.

L’objectif des organisateurs était de faire de cet événement un lieu de dialogue, de réflexion, de rencontres chrétiennes autour de la question de l’écologie. Et à mon avis il fut largement atteint :
– plus de 1200 adultes et 350 jeunes présents,
– une quarantaine de conférences-débats et d’ateliers,
– plusieurs expositions, des animations pour les enfants chaque jour,
– un lieu de prière,
– un service de restauration et un système de covoiturage et d’hébergement chez l’habitant pour tous ceux qui, comme moi, venaient de loin.
L’ensemble efficacement géré et coordonné par une importante équipe de bénévoles de tous âges.

Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, et Michel Maxime Egger, théologien orthodoxe
Une vue de l'assemblée

Le public était à l’image du thème qui nous rassemblait : des chrétiens de différents confessions, laïcs, prêtres, moines, moniales, des sans-église aussi, tous soucieux de la question écologique. Sur le parking les plaques d’immatriculations indiquaient que nous venions de partout en  France et même de Belgique et de Suisse.

Les organisateurs nous avaient donné la liberté de composer notre propre parcours tout au long des trois jours. J’assistais donc aux conférences et ateliers que j’avais choisis.

Ainsi le vendredi commença pour moi par une conférence œcuménique « les chrétiens et l’écologie », qui posait la question du rapport entre foi chrétienne et écologie. Je retiens notamment ce qu’a très bien formulé le prêtre orthodoxe Philippe Dautais : le message évangélique insiste sur la nécessité du partage, de justice et de respect de la vie, d’où le refus de l’accaparement et du gaspillage des ressources collectives par une minorité au détriment d’une majorité. Pour le dire plus simplement : foi chrétienne et écologie ne peuvent pas être séparées !

La suite de ma journée s’est poursuivie autour de  la question de la gravité de la crise écologique, avec le film d’Hubert Reeves suivi de la conférence de Jean-Marie Pelt, Jean-Baptiste de Foucauld et Michel Maxime Egger.  La catastrophe environnementale à laquelle nous assistons est aussi une immense crise de sens, une crise spirituelle. L’urgence ne peut plus être niée, il nous faut agir sur nous mêmes, reconsidérer l’autre et le monde, et vivre concrètement ces changements !

Le lendemain me permit de prolonger les réflexions de la veille. L’abondante programmation traitait dans son ensemble des raisons d’agir et des moyens de cette action, à tous les niveaux, du plus intime au plus global. Suivant les ateliers il était donc question de l’action intérieure, de l’action personnelle quotidienne ou de l’action collective avec par exemple « Vers une éco-spiritualité », « Consommer localement », et « Faut-il sortir du nucléaire ? ».

De mon côté j’avais choisi, et eu la chance, d’écouter Jean-Baptiste Libouban, militant non-violent, faucheur d’OGM et chrétien convaincu, témoigner de son expérience de désobéissance civile, puis Hervé Kempf journaliste au Monde, évoquant lors d’un premier atelier les défaillances de notre système démocratique, et participant ensuite à une grande conférence traitant de la question de notre modèle économique sur le thème : « Développement durable ou décroissance soutenable ? ».

En fin d’après-midi une messe à la cathédrale de Saint-Étienne donnait la possibilité à tous de conclure dans la prière cette dense journée.

Le dimanche, dernier jour de ces assises, après avoir participé au chant des laudes, j’assistais à la dernière conférence commune intitulée « Comment repenser notre être au monde face au défi écologique ? ». Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, le pasteur Otto Schaeffer et le théologien orthodoxe Michel Maxime Egger proposèrent aux mille personnes présentes d’opérer un retournement de valeurs, d’abandonner la vision utilitariste et matérialiste de l’autre et de la nature, et de les remplacer par ces valeurs chrétiennes essentielles que sont le respect de la Création, la responsabilité de l’Homme et la recherche d’une relation vraie à Dieu. Des paroles marquantes !

Enfin, en conclusion une belle cérémonie de clôture eut lieu à l’église, joyeusement animée par une chorale d’enfants et la participation enthousiaste de l’assemblée.

J’ai beaucoup aimé ces assises, riches en informations, en rencontres et en réflexions pour nous tous, « écologistes » convaincus ou simples curieux. Espérons que ces trois jours apporterons en chacun de nous des germes de changement.

Car la situation est claire, la crise écologique catastrophique dans laquelle le monde entier est plongé est bien la conséquence de nos aveuglements, de nos égoïsmes et de nos entêtements individuels et collectifs. Et ce constat exige aujourd’hui une action immédiate et une réforme radicale qui va au-delà des mots et de la simple critique.

Alors  cette exigence de changement va résonner avec l’appel que le Christ nous adresse à tous : appel au partage, à la justice, à la responsabilité, à l’amour fraternel, à la sobriété, à l’action et à l’espérance. C’est ce que je retire de ces assises : il est vital que nous changions maintenant et vite dans la fidélité au Christ, notre chemin.

                                                                                                           Gautier

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Cet article a été rédigé par le service communication du diocèse de Gap.

Cet article a 1 commentaire

  1. Le respect de la creation,de notre creation! veillez j’ai lu,veillez…sur,la vie sur les amis,sur tous.Pour moi c’est vrai que en fait le bio et l’ecologie ne devrait pas exister,c”est le Normal!a l’inverse il y a le Chimique et toxique,qui lui devrait avoir un gros label,ou etre interdit…!Enfin Soyeons acteur de nos ideos,quand l’amour de nos action rime aussi avec protection.Meme si le salut depassera toutes action humaines 😉 Shalom ,merci a Gautier

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