L’église Notre-Dame de Consolation, fermée depuis des années, rouverte depuis peu après de considérables travaux, a été inaugurée officiellement dimanche 24 avril en présence du père Charles Troesch, curé, de Joël Bonnafoux, maire, de Philippe Court, préfet, et des représentants du département, de la région et de l’État.

Ces 7, 8 et 9 mai 2016 aura lieu la grande fête patronale de La Bâtie-Neuve avec concours de pétanque et de boules lyonnaises, fête foraine, retraite aux flambeaux, feu d’artifice, bal, défilé de chars fleuris, etc.

Dans le cadre de cette fête, le samedi 7 mai à 18h30, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri viendra consacrer l’église rénovée. En effet, les travaux ont été tels que l’église peut être à nouveau dédicacée.

La dédicace d’une église est un événement rare et l’une des célébrations les plus belles et des plus riches de sens de la liturgie. Alors profitez-en, venez !

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En vouant un édifice aux rencontres entre Dieu et l’humanité, l’Église chante, dans l’exultation, tout le mystère qui nous unit au Christ, dans l’Esprit, et qui nous permet de dire « Père ! » à Dieu, et de voir en toute homme et en toute femme et frère et une sœur.

Une telle célébration demande que l’ensemble de la commu­nauté soit rassemblée autour de l’évêque, de ses prêtres et de ses diacres.

L’évêque bénit l’eau destinée à l’aspersion du peuple présent, des murs intérieurs et de l’autel de l’église : c’est comme un baptême.

Après le Gloria, l’évêque prend un lectionnaire, le montre à tous en disant : « Que toujours résonne en cette demeure la Parole de Dieu ; qu’elle vous révèle le Mystère du Christ et opère votre salut dans l’Église ». Le salut est l’Œuvre de Dieu et de sa Parole. Nous nous mettons dans les meilleures dispositions pour l’accueillir.

Après le Credo, les litanies des saints tiennent lieu de prière universelle : l’Église de la terre se joint à l’Église du ciel. Des reliques de martyrs et d’autres saints sont alors scellées dans l’autel, pour montrer que l’offrande que les saints ont fait de leur vie à Dieu est unie à celle du Christ, et que nous sommes invités à offrir nous aussi notre vie à Dieu, par une vie sainte au quotidien.

Suit la grande prière de dédicace, admirable condensé de tout le mystère de l’Église, peuple de Dieu, temple de l’Esprit, vigne du Seigneur, cité bâtie au milieu des hommes.

Dédicace de l’église Saint-Roch à Gap le 28 septembre 2008 par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri. L’église construite à la fin des années 70 n’avait toujours pas été consacrée.

Puis, comme pour une confirmation, vient le rite de l’onction des cinq croix de l’autel ainsi que de toute la table d’autel, puis des douze croix de consécration de l’église ; cette onction se fait avec le saint chrême. Les croix sont au nombre de douze pour rappeler que l’Église fondée par le Christ a comme piliers les douze apôtres.

On fait alors flamber de l’encens sur l’autel, en signe de la prière qui devra continuer à monter vers Dieu dans cette église, la rem­plissant de la bonne odeur du Christ (2 Co, 2, 14-16) ; l’on encense l’assemblée, temple vivant dont l’autre est le signe.

Des nappes sont mises sur l’autel, manifestant qu’il est la table du sacrifice eucharistique ; on allume des cierges, auprès de l’autel ou sur l’autel, et devant chacune des croix de consécration, puis toutes les lampes possibles, en symbole du Christ qui est la Lumière du monde (Jn 8, 12 ; 9, 5).

Le sacrifice eucharistique est finalement le rite essentiel de la dédicace.

Enfin, après la communion, l’évêque inaugure solennellement la réserve eucharistique : rendu présent par le sacrifice de la messe, le Christ va désormais demeurer parmi les siens.

Il fallait détailler quelque peu ces rites de la dédicace, car ils constituent un groupement unique de tous les symboles et actes principaux de la liturgie.

Ce que les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) réalisent pour une personne, la dédicace l’opère pour ce signe visible du rassemblement des fils de Dieu dans la maison du Père, qu’est une église consacrée.

Le jour choisi pour l’anniversaire de la dédicace d’une église a rang de solennité pour cette église. L’anniversaire de la dédicace de l’église cathédrale est célébrée comme fête dans tout le diocèse. L’Église tout entière s’unit, le 9 novembre, à la joie des fidèles de Rome qui, autour du pape, leur évêque, rendent grâces pour la dédicace de la basilique-cathédrale du Latran, « Mère et Maîtresse de toutes les églises » en tant que cathédrale de l’évêque de Rome ; cette célébration a, hors de Rome, le rang de fête.

D’après le Dictionnaire de Liturgie
de Dom Robert Le Gall
présent sur le site Liturgie catholique

 

Cet article a 3 commentaires

  1. croassant arlette

    La solitude choisie est différente. Le bonheur est d’aimer et se savoir aimé, compter pour quelqu’un, même éloigné. Comme les apôtres, assumer l’absence physique du Christ.
    Merci, Monseigneur, votre message de l’Amour, pour ce 1er mai, le Muguet, Porte-Bonheur;
    C’est une fleur qui ne se laisse pas voler son âme.

  2. Armande

    “L’église Notre-Dame de Consolation, fermée depuis des années, rouverte depuis peu après de phénoménales travaux…”
    Attention à la correction de la langue! En français l’adjectif s’accorde avec le nom auquel il se rapporte: ici, “travaux” est du masculin et “phénoménales” a été mis au féminin. En plus, il y a une règle pour les adjectifs se terminant en ” -al”…
    Bref, merci de corriger: “des travaux phénoménaux”.
    OU alors, prendre tout simplement un autre terme: “des travaux considérables” par exemple… Simple et facile.

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