Une rencontre au-delà des frontières
  • Post published:29 mars 2017

Samedi 11 mars, 9 heures, les jeunes de l’aumônerie du collège à Embrun se sont retrouvés, comme chaque mois, pour une matinée de réflexion, de partage. Cette fois-ci, le thème était : « Chemin de Carême : transformer la clameur du monde en Espérance » en lien avec celui du mois dernier « Chemin du désert… Terre promise… Pèlerin du Royaume… »

Dans un premier temps, les discussions ont fait écho à des questions telles que : mes révoltes, ce qui pour moi est inadmissible… De très belles réponses, des faits personnels, des situations très concrètes ont donné lieu à un échange très riche. Pour conclure ce temps, une séquence vidéo sur les tentations de Jésus au désert.

Après un moment de pause, est venu le temps de l’accueil des deux jeunes Éthiopiens, accueillis dans des familles depuis juillet 2016, sous l’égide de l’association Welcome des jésuites de la province de France. Geneviève Bakayoko, du collectif Icare, les accompagnaient, ainsi que Joël, du CCFD-Terre Solidaire. Les jeunes collégiens avaient été avertis de leur venue et avaient préparé des questions.

Ce sujet des migrants avait déjà été abordé à la rencontre d’aumônerie du mois de février. Ainsi ce grave problème ne leur était pas inconnu et ils en ont bien mesuré l’ampleur et la difficulté.

Nassiir et Abee ont raconté leur long périple jusqu’à Embrun, les énormes difficultés à vivre dans leur pays, les risques, les répressions policières. Nous ne pouvons qu’admirer leur courage, leur volonté de vouloir vivre heureux dans la liberté. Il est impossible de rendre compte de la conversation entre jeunes et adultes. Disons qu’elle s’est déroulée sous le signe du respect, de l’écoute intéressée, attentive, d’un réel intérêt à mieux connaître cette question qui préoccupe nos pays riches et en paix. Une question qui suscite parmi la population des réactions diverses de peur, mais aussi de beaux élans de solidarité dans l’accueil de l’étranger, comme l’ont manifesté les familles du collectif Icare.

Ensuite, le repas – comme chaque fois – et nos deux hôtes l’ont partagé en continuant de s’exprimer.

Une partie de ballon dans la cour est venue terminer cette matinée qui certainement restera dans l’esprit de tous les participants.

Merci à celles et ceux qui ont conduit ce « temps fort »… et il mérite bien ce titre.

Père André Bernardi
Joël Descoings

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Pour aller plus loin et comprendre la révolte des Oromos liée notamment à des expropriations foncières aux profits d’investisseurs étrangers :