• 22 juin 2011

Vendredi saint (jeûne et abstinence de viande)

Théotime, le mont Calvaire est le mont des amants. Tout amour qui ne prend son
origine de la Passion du Sauveur est frivole et périlleux. Malheureuse est la mort sans l’amour du Sauveur ; malheureux est l’amour sans la mort du Sauveur : l’amour et la mort sont
tellement mêlés ensemble dans la Passion du Sauveur, qu’on ne peut avoir au cœur l’un sans l’autre.

Sur le Calvaire, on ne peut avoir la vie sans l’amour, ni l’amour sans la mort du
Rédempteur ; après quoi, tout est ou mort éternelle, ou amour éternel, et toute la sagesse chrétienne consiste à bien choisir.

Ô amour éternel, mon âme vous requiert et vous choisit éternellement. Hé,
« venez, Esprit Saint, et enflammez nos cœurs de votre dilection ! » Ou aimer, ou mourir ? Mourir et aimer ! Mourir à tout autre amour pour vivre de celui de Jésus, afin
que nous ne mourions point éternellement, mais que vivant en votre amour éternel, ô Sauveur de nos âmes, nous chantions éternellement : Vive Jésus ! J’aime Jésus ! Vive Jésus que
j’aime ! J’aime Jésus qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen.

Saint François de Sales (1567-1622), fin du Traité de l’Amour de Dieu

 

L’auteur

 

Noble savoyard, après une éducation de gentilhomme et de juriste à Paris et à Padoue, François de Sales entre dans les
ordres et ramène au catholicisme le nord de la Savoie. Évêque de Genève en 1602, il réside en fait à Annecy, et réforme son diocèse dans l’esprit du Concile de Trente. En 1610, il fonde la
Visitation avec Jeanne de Chantal. L’activité pastorale épuisante de François de Sales reposait sur une vie intérieure des plus riches, dont témoignent autant son enseignement « grand
public » (dans l
’Introduction à la Vie dévote et dans sa correspondance) que son magistral
Traité de l’Amour de Dieu.

 

(Extrait du livret Carême pour les Cancres 2008 – A l’école des saints – Un texte par jour pour marcher vers Pâques, disponible sur www.paroisseetfamille.com)

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