Isaïe 2, 3.5
Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers. Car c’est de Sion que vient la Loi, de Jérusalem la parole du Seigneur. Venez, marchons à la lumière du Seigneur.

Allons, courage, pauvre homme ! Fuis un peu tes occupations, dérobe-toi au tumulte de tes pensées, rejette maintenant tes lourds soucis et laisse de côté tes tracas.
À présent, parle, mon cœur, ouvre-toi tout entier et dis à Dieu : « Je te cherche ; c’est ton visage que je cherche. » Et maintenant, toi, Seigneur mon Dieu, enseigne à mon cœur comment te chercher, où et comment te trouver. Seigneur, tu es partout, pourquoi ta présence m’est-elle invisible ? Certes, tu habites une lumière inaccessible. Mais où est-elle, cette lumière inaccessible ? Qui donc m’y conduira pour que je t’y voie ?
Regarde-nous, Seigneur, montre-toi à nous. Rends-nous ta présence, pour notre bonheur, toi dont l’absence est pour nous un tel malheur. Aie pitié de nos laborieux efforts vers toi, nous qui ne pouvons rien sans toi.
Enseigne-moi à te chercher et montre-toi quand je te cherche, car je ne puis te chercher si tu ne me l’enseignes, ni te trouver si tu ne te montres. En mon désir, puissé-je te chercher et, dans ma recherche, te désirer ; dans mon amour, puissé-je te trouver et, te trouvant, t’aimer.

S. Anselme

Extrait du hors-série n° 26, Le compagnon de l’Avent, publié pour l’Avent 2011 par la revue Magnificat.

Avec l’aimable autorisation de la revue Magnificat