Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel.

Un jour une méditation, alors qu’approche le 350e anniversaire des premières apparitions et l’ouverture de l’année jubilaire le 1er mai 2014.

Ces méditations quotidiennes sont diffusées sur RCF Alpes-Provence (en semaine à 12h45 et 20h00, le samedi à 9h12, le dimanche à 9h00) et aussi présentées sur le site internet du sanctuaire Notre-Dame du Laus.

 

            Jeudi 3 avril
     4e semaine de Carême

 

En ce jeudi de la quatrième semaine de carême, la 1première lecture tirée du livre de l’Exode nous présente l’histoire du veau d’or et la perversion du peuple, ainsi que l’intervention de Moïse.

Les manuscrits du Laus décrivent les énormes péchés qui se commettent au XVIIe et XVIIIe siècles et le nombre très important de pécheurs qui viennent se convertir grâce à l’intervention  et à l’intercession de Benoîte.

Chez Benoîte, « ce qu’on remarque ce sont ses regrets, ses larmes et ses soupirs qui sont si grands que, quoiqu’elle soit toute consolée à la vue de la Mère de Dieu, elle ne saurait se consoler quand elle pense à ces énormes péchés que l’on commet et qui la font frémir chaque fois qu’elle y pense. »  (année 1670)

« Un village des environs du Laus, qui avaient reçu de grandes grâces du Ciel, n’en reçoit plus. La Mère de Dieu dit à Benoîte de les avertir que, s’ils souffrent, c’est parce qu’ils supportent deux femmes publiques ; que les plus grands maux des pécheurs, c’est d’abuser des sacrements et de mourir dans l’impénitence finale. » (année 1671)

« Benoîte voit une femme qui a commis des péchés si énormes qu’elle n’en a jamais vu de semblables. Elle lui vit comme des doigts qui lui sortaient du front, ce qui l’étonna beaucoup. » (année 1678)

« Quand Benoîte voit des personnes qui ont commis des péchés extraordinaires, elle voit sortir à travers de leur front un rond noir comme du charbon, de l’épaisseur d’un doigt, ce qui l’effraie beaucoup. »  (année 1689)

« Le Sieur Peythieu a remarqué que le cœur a manqué à Benoîte plus de cent fois, quand elle sait que Dieu est offensé ; ce qui est son plus grand supplice, surtout quand ce sont des gens d’église ou des personnes consacrées à Dieu. »  (année 1690)

Combien viennent encore aujourd’hui, parfois de loin, pour confesser leur péchés !

Mgr René Combal
Chapelain
au sanctuaire Notre-Dame du Laus