Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel.

Un jour une méditation, alors qu’approche le 350e anniversaire des premières apparitions et l’ouverture de l’année jubilaire le 1er mai 2014.

Ces méditations quotidiennes sont diffusées sur RCF Alpes-Provence (en semaine à 12h45 et 20h00, le samedi à 9h12, le dimanche à 9h00) et aussi présentées sur le site internet du sanctuaire Notre-Dame du Laus.

 

            Dimanche 13 avril
Dimanche des Rameaux et de la Passion

 

La Passion de Benoîte

C’est aujourd’hui le dimanche des Rameaux et de la Passion de Jésus, que nous lisons en entier pendant la messe.

La Passion et la mort de Jésus nous renvoie à nos propres souffrances et aux souffrances de l’humanité.

Elle nous renvoie à tous ceux qui, comme saint Paul, revivent à leur manière la Passion du Christ. « J’achève dans ma chair ce qui manque à la Passion du Christ » écrit saint Paul.

La Passion du Christ nous renvoie aussi à la Passion de Benoîte si bien décrite par les Manuscrits du Laus.

« Je lui demande, écrit Gaillard, ce qu’elle aimait mieux souffrir, si elle avait eu le choix, les tourments des démons ou les stigmates. Elle me répond, les larmes aux yeux avec un grand soupir : les stigmates, parce qu’après cette épreuve elle avait son temps libre ; alors que la persécution des démons est continuelle et ne lui donne presque pas un jour de repos ; ne sachant jamais quand cela va se produire, elle vit dans l’angoisse à cause de l’incertitude du temps et du mal qu’ils lui feront. Mais puisque Dieu le veut ainsi, elle se consacre entièrement à sa volonté et à celle de Marie, sa très chère Mère. Que Dieu fasse d’elle tout ce qui sera dans son bon plaisir, qu’elle ne veut que ce qui lui plaît et qu’elle le prie de lui faire grâce de ne pas l’offenser : ce qu’elle appréhende le plus ; que c’est une des plus grandes faveurs qu’il puisse lui faire. De plus, elle est bien aise de souffrir après que Dieu lui ai fait miséricorde. 

Outre qu’elle en est accablée de douleur, et ne peut s’en consoler, elle souffre encore extrêmement du corps. Le sieur Peythieu a vu le cœur lui manquer plus de cent fois, quand Dieu est offensé par des vœux extraordinaires, surtout par des ecclésiastiques et d’autres personnes consacrées à Dieu, hommes et femmes.

D’autres fois se voyant presque mourir elle disait : « Mon Dieu, le cœur me manque, ne m’abandonnez pas entièrement, je me jette dans les bras de votre Providence divine dont je relève entièrement ».”

Dans son traité sur la mortification et la souffrance de Benoîte, Gaillard écrit :

« Elle a commencé ses souffrances dès son enfance, elles n’ont cessé d’augmenter toujours et ne finiront qu’avec sa vie ».

Elle est toute à tous et toute à chacun en particulier.

Elle souffre avec tous ceux qui souffrent sans qu’on puisse exprimer la douleur qu’elle a dans l’âme et qu’elle n’ose dire à personne.

Mgr René Combal
Chapelain
au sanctuaire Notre-Dame du Laus