Vivez le Carême 2014 avec Benoîte Rencurel –  L’Eucharistie

Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel.

Un jour une méditation, alors qu’approche le 350e anniversaire des premières apparitions et l’ouverture de l’année jubilaire le 1er mai 2014.

Ces méditations quotidiennes sont diffusées sur RCF Alpes-Provence (en semaine à 12h45 et 20h00, le samedi à 9h12, le dimanche à 9h00) et aussi présentées sur le site internet du sanctuaire Notre-Dame du Laus.

 

           Jeudi 17 avril
            Jeudi Saint

L’institution de l’Eucharistie
et l’estime que Benoîte avait de l’Eucharistie

En ce Jeudi Saint, jour de l’institution de l’Eucharistie, saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens nous transmet ce qu’il a reçu de la tradition qui vient du Seigneur : « La nuit même où il était livré, le Seigneur prit du pain, puis ayant rendu grâce il dit : “Ceci est mon corps qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi.” Après cela il fit de même avec la coupe… »

Benoîte avait un sens très profond de l’Eucharistie qui provenait probablement de sa familiarité avec Marie que le Pape Jean-Paul II  appelle « la femme eucharistique ».

En voici la preuve avec une conversation qu’elle eut avec un ermite.

Ce texte est d’autant plus précieux qu’il nous livre des paroles de Benoîte qui sont assez rares dans les manuscrits :

« Un solitaire demande à Benoîte s’il ne fallait pas mieux prier Dieu dans sa chambre que d’aller à la messe. « Non, dit-elle car le sacrifice de la messe est d’un mérite infini ; il n’est qu’un et il est commun au prêtre et à ceux qui l’entendent et qui doivent y unir leur cœur, leur intention, leur volonté à la sienne, tout au long de la messe.
Mais mon bon frère, ne sortez-vous pas de votre cellule pour une raison qui me saute aux yeux, ne sortez-vous pas de votre cellule pour chercher de quoi vivre ?
Ne courez-vous pas ici où là, où l’on se dissipe le plus souvent pour ne pas être toujours recueilli en soi-même ? C’est à vous et non pas à moi de juger tout ce qui se passe dans votre intérieur, d’en faire un sérieux examen et de réfléchir sur les complaisances, les soumissions, les bassesses qu’il faut faire dans le monde à ceux qui vous font du bien, où le plus souvent, Dieu peut-être offensé.
Je vous demande pardon mon frère, de la liberté que j’ai prise de vous répondre sur la demande que vous m’avez faite. Car ce n’est pas à moi, une simple fille idiote de vous parler de choses que vous savez mieux que moi ».”

On trouve également ce passage important concernant la Communion spirituelle :

De Benoîte à un religieux : « Ceux qui ne reçoivent pas son corps réellement, peuvent le recevoir spirituellement, pour participer au sacrifice de la messe, comme le faisaient les Pères du désert, ces fameux et illustres anachorètes Antoine, Hilaron et d’autres ».

Quant à sa foi, elle est immense dans la présence réelle du Saint Sacrement :

« Cette bonne fille a tant de foi et de vénération pour le Saint Sacrement de l’autel, qu’elle dit souvent que pourvu qu’elle soit dans l’église où le Saint sacrement repose et où il est exposé, si tout l’enfer venait, il ne pourrait l’épouvanter ».

Avons-nous assez d’estime pour l’Eucharistie jusqu’à nous déplacer afin de participer à la messe? Car : « Le sacrifice de la messe est d’un mérite infini ».

Mgr René Combal
Chapelain
au sanctuaire Notre-Dame du Laus