En cette année de la vie consacrée, et durant ce Carême 2015, des religieux, religieuses, moines, moniales présents sur le diocèse commentent la Parole de Dieu.

En ce 4e dimanche de Carême, le père François-Marie Girard, prêtre de la communauté Saint-Jean présent à la Laure Notre-Dame de Pentecôte à Montmorin (05), commente les lectures liturgiques sous l’angle du charisme de sa congrégation.

4e dimanche de Carême
Père François Marie Girard
Congrégation Saint-Jean
Laure Notre-Dame de Pentecôte à Montmorin (05)

Chère frères et sœurs,

Ma congrégation porte le nom de l’évangéliste saint Jean, et la Providence me donne aujourd’hui la joie de commenter un Évangile écrit par lui.

Parmi le collège des apôtres, saint Jean tient une place particulière.
Il a été le seul à être présent à la croix et il y a reçu Marie comme Mère.
Il est appelé le disciple bien-aimé et sur lui repose une prophétie de Jésus, confiée à Pierre : « … et si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, toi que t’importe… »

Pourquoi dis-je cela ?
Parce que l’Évangile de ce jour peut se prendre dans cette lumière.
Notre monde d’aujourd’hui se pose beaucoup de questions sur son avenir.
L’avenir terrestre de notre société est bien précaire et chaque attentat nous en fait prendre un peu plus conscience.
Et notre avenir spirituel, celui de d’après la mort, personne n’en parle… mais tout le monde y pense !… avec plus ou moins d’inquiétude ou de fausse tranquillité.

Alors qu’est-ce que nous dit le Seigneur ?
Dans la première lecture comme dans l’Évangile, il nous dit que la balle est dans notre camp !
Mais, ce que les trois lectures soulignent unanimement, c’est que Dieu est Amour.
Et ceci est un des grands messages transmis par l’apôtre saint Jean.

Cependant, Dieu ne peut consentir au mal que l’homme fait.
Et le mal, ça fait du mal… aux autres et à soi-même.
Et donc le mal, ça finit mal !

Mais ce n’est pas Dieu qui punit.
Les conséquences du mal sont simplement inhérentes au mal.
Car le mal, c’est le choix d’une créature, un choix malheureux de la créature qui renonce au vrai bien.

Et l’homme a une très grande difficulté à ne pas faire le mal.
Et pourtant, il suffit d’un tout petit signe de bonne volonté pour que Dieu s’engage aux côtés de l’homme, pour le sortir des conséquences du mal.
Le Cantique des Cantiques dit que la bien-aimée ravit le cœur de son bien-aimé par un seul de ses regards.

Alors la question, c’est de savoir si cette bien-aimée aura assez d’amour pour donner un seul regard à son Seigneur !

Car le Secours, tant de notre futur terrestre, que pour notre futur du Ciel, vient du Seigneur !
Notre secours vient du Seigneur ! Il n’y en a pas d’autre à attendre.

Et si saint Jean se définit comme le disciple bien-aimé, beaucoup de commentateurs l’expliquent ainsi : s’il se nomme par ce nom générique, c’est pour inviter son lecteur à prendre la même place que lui : c’est la place normale de chaque chrétien, que de se laisser aimer par Jésus, en répondant amour pour Amour.

C’est exactement ce que saint Paul nous rappelle dans la deuxième lecture : l’amour de Dieu est gratuit, il ne se mérite pas, il est déjà donné.
Mes prières ne peuvent contraindre Dieu à s’occuper de moi : il est déjà prêt à s’occuper de moi !
Mais moi… est-ce que je suis prêt à me laisser Aimer par Dieu ?…
Est-ce que je suis prêt à Le laisser s’occuper de moi ?

Ce dimanche est appelé dimanche de Laetare, ce qui veut dire réjouissez-vous.
Oui, réjouissons-nous ! …
Dieu est tellement ami des hommes qu’il veut faire de l’humanité son Épouse !
… et Il attend seulement qu’Elle lève les yeux vers Lui, il attend d’Elle seulement un regard aimant.

Père François-Marie, fsj

Site internet de la congrégation : www.stjean.com

Dimanche prochain, cinquième dimanche de Carême, vidéo par une Petite Sœur de Jésus de la communauté présente à Saint-Bonnet-en-Champsaur (05).

Cet article a 1 commentaire

  1. Mas

    Quelle belle façon d’exprimer avec clarté des choses compliquées !
    Vous nous donnez à la fois courage et Espérance. Merci, Père !

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