Au cours de ce Carême, divers membres de services diocésains s’expriment tour à tour, chaque semaine.

Pour ce dimanche des Rameaux et de la Passion, Cécile Jullien et Jean-Pascal Casanova, récemment nommés responsables diocésains pour la Pastorale familiale, nous parlent du regard que nous pouvons porter sur notre propre famille et celles qui nous entourent.

Semaine de la Passion
Cécile Jullien et Jean-Pascal Casanova, diacre

CJ – Bonjour. Dans la foule qui accueille Jésus lors de son entrée à Jérusalem, beaucoup de familles sont là. Des enfants aux grands-parents, tous veulent voir, toucher ce prophète pas comme les autres. Monté sur un âne, il est précédé par des familles et suivi par d’autres. Peu importe leur place, car tous crient « Hosanna ! » nous raconte Matthieu dans le passage de l’évangile que nous entendrons, (normalement en dehors de l’église) avec nos rameaux ce dimanche.

JPC – Et c’est vrai que certaines de nos familles sont devant lui pour lui préparer le chemin, mieux le regarder, bien en face. Elles ont l’air de tenir la route ! Celles qui sont derrière le suivent parfois comme elles peuvent, ne distinguant que son dos, sans voir qui il est, certaines sont si loin qu’elles ne le distinguent déjà plus. D’autres sont reparties, avec des enfants qui pleurent, avec des adolescents qui de toute manière ne voulaient de toute façon pas venir, ou parce qu’elles ne pouvaient pas laisser leurs vieux parents trop longtemps seuls.

CJ – Nous le répétons, qu’importe notre place ! Ce temps de carême en famille s’est peut être passé ainsi, avec des moments plein d’allant, remplis de bonnes intentions, mais aussi avec des retours à la case départ, à la queue du peloton. Certaines familles se sont vite essoufflées ou ont été reprises par les soucis de la vie comme dans la parabole du semeur.

JPC – Mais le Christ est venu pour toutes les familles, où qu’elles soient sur le chemin. Lui seul en connaît leur cœur profond, leurs lourdeurs et leurs joies. Il est même né dans l’une d’entre elle, avec une mère qui a failli se faire renvoyer par son futur mari. Cette famille a été obligée de tout quitter au moment de sa naissance pour se retrouver dans une pauvre étable à l’écart de toutes les familles de Bethléem. Il leur a fallu en plus fuir leur pays, devenir des émigrés en Égypte par peur de la folie d’un roi. Trente ans de vie cachée dans une famille « ordinaire » pour apprendre à devenir un homme : quel mystère de bienveillance de Dieu pour toutes nos familles !

CJ – Dans ce chemin qui nous mène à célébrer la joie de Pâques, demandons à Jésus de nous donner son regard de bienveillance sur nos familles, nous qui sommes parfois si durs entre nous. Qu’il change celui que nous portons aussi sur les autres familles, celles qui ont quitté le chemin, celles qui n’arrivent plus à avancer, remplies de douleur quelle qu’en soit la raison. Que cette semaine soit une occasion de chercher ensemble, du plus petit au plus grand, les mots et les actes de bienveillance à poser les uns pour les autres. Regard de bienveillance et aussi regard d’espérance parce que par sa croix et sa résurrection nous avons été relevés, sauvés.

JPC – Enfin, regardons la grande famille que nous formons en Église. Regardons le Christ qui s’est fait son serviteur en lavant les pieds de ses disciples. C’est dans cet esprit que nous voulons être au service de toutes les familles en respectant le chemin de chacune.

CJ JPC D’avance bonnes fêtes de Pâques en famille !

 

Cécile Jullien
Jean-Pascal Casanova
, diacre
Responsables diocésains
pour la Pastorale familiale