Vivre le Carême 2014 avec le diocèse de Gap et d’Embrun

Au cours de ce Carême, divers membres de services diocésains s’expriment tour à tour, chaque semaine.

En ce quatrième dimanche de Carême, Élisabeth Guy, responsable diocésaine de la Pastorale de la santé, et le père Jean-Marie Dezon, délégué épiscopal pour cette même pastorale, nous parle de visites aux malades et de guérisons à partir de l’évangile de ce dimanche, celui de l’aveugle de naissance guéri par Jésus.

Quatrième semaine de Carême
Élisabeth Guy et père Jean-Marie Dezon

– Bonjour,
Temps de conversion, le Carême peut être aussi un temps de guérision. Saurons-nous reconnaître notre besoin de guérir ? Saurons-nous acceptés d’être relevés, apaisés, sauvés par la Parole de Dieu et la présence du Christ ? Durant ce Carême, chacun d’entre nous peut s’interroger. Sur quel chemin de guérison intérieure, morale, psychologique, et même physique, le Christ veut-il entraîner mes pas ? Est-ce que j’ai la ferme intention de faire ce que le Christ m’invite à faire pour cela ? Aurais-je l’humilité de me reconnaître blessé(e), assoiffé(e), et de rechercher le pardon, la paix, et la vie dans les sacrements ?

– Avec Élisabeth, ainsi qu’avec les aumôniers d’établissements de santé, avec les visiteurs, les bénévoles, nous sommes particulièrement touchés par l’évangile de ce quatrième dimanche du Carême, au chapitre neuf de l’évangile selon saint Jean. Il s’agit de la guérison par Jésus d’un homme aveugle de naissance. 

– Remarquons qu’à la différence de beaucoup de miracles, celui-ci n’est pas la conséquence d’une demande. C’est Jésus qui prend personnellement l’initiative, puisque le texte nous dit : “Jésus vit un aveugle.” À partir de cela, nous pouvons déjà nous laisser toucher et prier, car Jésus voit les épreuves. Ensuite, Jésus explique à ses disciples qu’il n’y a pas à chercher dans la vie des hommes et des femmes la cause de leur malchance. Mais qu’il s’agit de s’engager dans la solution de l’épreuve subie. Jésus ne s’étonne pas du péché, ni de la maladie, puisqu’il est venu pour sauver et guérir. Mais il s’étonne que l’Homme désire y rester en refusant sa lumière, en refusant son pardon, en refusant sa guérison.

– Dans toute pastorale de la santé, éclairée par l’évangile, le visiteur envisage la guérison dans toutes ses dimensions et prend en compte toute la personne, sa famille, son environnement. Décentré de lui-même, le malade envisage sa guérison dans sa dimension physique et personnelle, certes, mais aussi dans sa dimension ecclésiale et sociétale. Cette pastorale fort délicate est un accompagnement, une écoute, une attention. C’est avec le Christ et fort de l’évangile que nous tâchons de vivre ce chemin. Continuons notre chemin vers Pâques.

 

Élisabeth Guy
Responsable diocésaine de la Pastorale de la santé
Père Jean-Marie Dezon
Délégué épiscopal pour la Pastorale de la santé

 

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